À l’issue élections de mi-mandat aux États-Unis, les démocrates ont retrouvé le contrôle de la Chambre des représentants mais aussi du Sénat, annoncent l’ensemble des médias américains.

Une large victoire pour les démocrates. Le parti de Donald Trump a subi un revers important, ce mardi 3 novembre, cédant de nombreux Etats habituellement gagnés par les républicains, comme le Texas, le Kansas ou encore l’Iowa, perdant le contrôle de la Chambre des représentants ainsi que du Sénat.

Le média américain NBC a annoncé que les démocrates remporteraient au moins 244 sièges à la Chambre qui en compte 435. Ce chiffre pourrait être largement revu à la hausse, au fil des dépouillements.

À travers les États-Unis, les mauvaises nouvelles se sont accumulées pour les républicains. Un revers cinglant alimenté par un large mécontentement des électeurs face notamment au coût de la vie.

Donald Trump a déjà déclaré mardi 3 novembre qu’il accepterait les résultats des élections de mi-mandat, alors que se dessine une lourde défaite pour son parti, dans un entretien avec le New York Times.

«Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats», a-t-il déclaré au journal. «Nous travaillerons avec les démocrates ; nous nous réjouissons, vous savez, de collaborer avec eux. Nous parviendrons probablement à trouver un terrain d’entente». Le président de 80 ans avait pourtant jeté toutes ses forces dans cette bataille âpre, prédisant des conséquences apocalyptiques en cas de victoire de ses adversaires.

Nayib Bukele rend hommage à Dessalines et appelle les Haïtiens à se mobiliser contre les traîtres Le président salvadorien Nayib Bukele appelle la population haïtienne à se mobiliser pour reprendre le contrôle de ses communautés et combattre les personnes qu’il accuse de soutenir les gangs armés et de faire obstacle à la libération du pays.

Dans un nouveau message en créole haïtien, publié dans la soirée du mardi 3 novembre 2026 sur le réseau social X et consulté par AlterPresse, le chef de l’État salvadorien établit un parallèle entre la situation actuelle d’Haïti et l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, père fondateur de l’indépendance haïtienne.

« Dessalines te libere Ayiti, men kèk moun ki te bò kote l te trayi l epi touye l » (Dessalines a libéré Haïti, mais certaines personnes de son entourage l’ont trahi et assassiné), écrit-il en ouverture de son message adressé directement au peuple haïtien.

Nayib Bukele présente les personnes qu’il qualifie de traîtres comme les héritiers de ceux qui ont assassiné Dessalines et détruit son héritage. Il les accuse de rechercher uniquement leurs intérêts personnels et de contribuer aux souffrances et à la misère de plusieurs générations d’Haïtiennes et d’Haïtiens.

Il affirme que ces acteurs seraient toujours présents dans le pays, certains étant membres de gangs armés, d’autres les finançant, leur fournissant des armes ou contribuant à leurs activités.

Le président salvadorien accuse aussi certains Haïtiens de collaborer avec des étrangers, notamment en leur fournissant des armes, en vendant de la drogue ou en exerçant le contrôle de territoires pour leur compte.

« Èske nou panse etranje sa yo t ap kapab fè tout bagay sa yo san èd moun sa yo ? » (Pensez-vous que ces étrangers pourraient faire tout cela sans l’aide de ces personnes ?), interroge-t-il.

Un appel à reprendre le contrôle des communautés

Dans son message, Nayib Bukele reconnaît que des étrangers ont pillé Haïti, mais soutient que des ressortissants haïtiens ont également participé à ces pratiques et aux violences infligées à la population.

Il interpelle les Haïtiennes et les Haïtiens sur l’identité des personnes qui les attaquent, tuent leurs proches et s’emparent de leurs maisons et de leurs biens, désignant les auteurs de ces actes comme des bandits et des traîtres.

Le chef de l’État salvadorien appelle la population à se mobiliser et à reprendre le contrôle de ses communautés.
« Nou kapab ede nou bat yo, men nou pa anvayisè. Nou se moun ki gen kouraj menm jan ak nou » (Nous pouvons vous aider à les combattre, mais nous ne sommes pas des envahisseurs. Nous sommes des personnes courageuses comme vous), affirme-t-il.

Il invite les Haïtiennes et les Haïtiens à se soulever contre les personnes responsables, selon lui, de leurs souffrances.

« N ap la menm bò kote nou. N ap ede nou reprann peyi nou anba men trèt ki trayi eritaj Dessalines yo » (Nous serons toujours à vos côtés. Nous vous aiderons à reprendre votre pays des mains des traîtres qui ont trahi l’héritage de Dessalines), poursuit-il.

Il conclut son message en affirmant qu’Haïti finira par retrouver sa liberté.

Un nouveau message dans un contexte de renforcement militaire salvadorien

Cette nouvelle adresse au peuple haïtien intervient dans un contexte de renforcement de la présence militaire salvadorienne en Haïti, avec le déploiement de plus de 2 000 militaires, après la disparition de quatre techniciens militaires salvadoriens, attaqués le 18 octobre 2026 dans la zone de Santo, à la Croix-des-Bouquets, au nord de Port-au-Prince.

Ce déploiement bénéficie de l’appui politique du président américain Donald Trump. À la suite d’un échange avec Nayib Bukele, Trump a déclaré avoir encouragé son homologue à prendre les mesures qu’il juge nécessaires face à la situation en Haïti. « Vous dirigez votre pays, vous devez faire ce que vous avez à faire », lui a-t-il dit.

Interrogé sur une éventuelle assistance américaine au Salvador, le président des États-Unis a estimé que ce pays n’en avait pas besoin.

Le même mardi 3 novembre, Nayib Bukele a affirmé que les gangs armés « n’ont plus l’avantage », après une intervention d’hélicoptères militaires salvadoriens pour repousser des attaques contre des soldats tchadiens de la Force de répression des gangs (FRG), dans la région de Croix-des-Bouquets.

Dans un précédent message, publié le jeudi 29 octobre 2026, le président salvadorien avait assuré que le déploiement de ses soldats et équipements militaires ne constituait ni une invasion d’Haïti ni une opération dirigée contre la population haïtienne.

Il avait alors présenté cette intervention comme une opération destinée notamment à retrouver les quatre techniciens salvadoriens portés disparus, tout en affirmant que son pays assumait 90 % des dépenses engagées.

Ce renforcement militaire suscite des interrogations sur les modalités de la présence salvadorienne en Haïti.

Le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Stéphane Dujarric, a précisé, le lundi 2 novembre, que la grande majorité des militaires salvadoriens déployés dans le pays ne relèvent pas du mandat de la FRG ni de son dispositif de reddition de comptes.

Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a, pour sa part, réaffirmé, le mardi 3 novembre, la responsabilité de l’État haïtien dans la direction politique et stratégique des opérations de sécurité, avec l’appui des forces internationales.

Le nouveau message de Bukele intervient également après la demande de médiation adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, par Wilson Joseph, alias Lanmò San Jou, chef du gang armé 400 Mawozo, dans une lettre datée du 1er novembre 2026.

Dans cette correspondance, Wilson Joseph sollicite l’envoi d’une délégation en Haïti pour faciliter un processus de dialogue entre les forces internationales présentes dans le pays et son organisation.

Le discours de Nayib Bukele inscrit désormais son intervention militaire dans une perspective qui dépasse la seule recherche des quatre ressortissants salvadoriens disparus et la lutte contre les gangs armés. En ligne de mire, il cible les complicités locales présumées, qu’il présente comme un obstacle à la libération du pays.

Hockey: les Russes et les Biélorusses persona non grata au Canada Mark Carney refuse de laisser la Russie participer au Mondial junior. Le premier ministre Mark Carney a annoncé que la Russie ne sera pas autorisée à participer au Championnat mondial junior de hockey qui se tiendra le mois prochain en Alberta. S’exprimant à Antigua lors du Sommet du Commonwealth, M. Carney a indiqué que les athlètes russes et biélorusses ne seront pas autorisés à représenter leur pays au Canada tant que la guerre en Ukraine se poursuivra.

« Pendant que la Russie et la Biélorussie (sic) soutiennent cette guerre illégale, injustifiée et horrible en Ukraine, et tant que celle-ci se poursuivra, aucun de ces athlètes ne représentera son pays au Canada », a déclaré M. Carney lorsqu’il s’est fait demander si les joueurs russes se verraient refuser un visa.

« Donc, si vous me posez spécifiquement la question au sujet du Championnat mondial junior, les Russes n’y participeront pas. »

Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement fédéral a déclaré qu’il ferait usage de ses pouvoirs en matière d’immigration pour empêcher les athlètes et les officiels russes et biélorusses d’entrer au Canada afin d’y participer à des compétitions sous leurs symboles nationaux.

« Cette mesure ne vise pas les peuples russe et bélarussien. Elle a plutôt pour objectif d’empêcher les gouvernements de la Russie et du Bélarus d’utiliser les compétitions sportives internationales tenues au Canada comme tribunes de représentation étatique, de légitimation politique et de propagande », explique le communiqué.

Le gouvernement a précisé que chaque demande d’entrée serait évaluée de manière individuelle, tandis que les athlètes concourant à titre neutre pourraient toujours participer aux événements sportifs internationaux organisés par le Canada.

Les propos de M. Carney font suite à la décision rendue vendredi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), selon laquelle la Russie doit être réintégrée dans les compétitions internationales de hockey, à commencer par le Championnat mondial junior. Les équipes russes sont exclues des compétitions depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou en 2022. Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtyarev, a déclaré dans un communiqué publié le 30 octobre que la décision du TAS était définitive et que la Russie collaborerait avec la Fédération internationale de hockey sur glace afin d’assurer son retour à la compétition, à commencer par le prochain Championnat du monde junior.

Plusieurs fédérations européennes de hockey, notamment celles de la Suède, de la Finlande, de la Tchéquie et de la Lettonie, ont déclaré que leurs équipes refuseront d’affronter la Russie.

« Nous respectons les décisions des Finlandais, des Tchèques, des Suédois et des autres pays, mais c’est une décision que nous prenons nous-mêmes », a aussi mentionné M. Carney.

Hockey Canada a publié un communiqué appuyant la position du gouvernement fédéral.

« Hockey Canada remercie le gouvernement du Canada pour la position ferme qu’il a adoptée aujourd’hui, selon laquelle le Canada entend empêcher les officiels et les athlètes russes et biélorusses de participer, sous leurs symboles nationaux, à des événements sportifs internationaux se déroulant sur le sol canadien », a déclaré l’organisation.

« Nous nous réunirons avec notre conseil d’administration cette semaine pour discuter des prochaines étapes, compte tenu de la position claire du gouvernement. »

Plus tôt mardi, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait remercié les fédérations qui ont annoncé que leurs équipes ne joueraient pas contre la Russie et exhorté les autres grandes puissances du hockey, y compris le Canada, co-hôte de l’événement, à faire de même.

« Si le TAS manque de boussole morale, montrons que le hockey a encore des valeurs. Refusons de jouer contre la Russie et refusons d’accorder des visas à ses joueurs », a-t-il écrit dans une publication sur X.

Le Congrès ukraino-canadien avait également exhorté Ottawa à refuser les visas aux joueurs russes, le conseiller principal en matière de politiques, Orest Zakydalsky, qualifiant la décision du TAS de «honte et de totalement injustifiée».

Le championnat mondial junior débute le 26 décembre à Edmonton et à Red Deer.

La Suède est la championne en titre et l’une des dix équipes actuellement inscrites au Championnat mondial junior, aux côtés du Canada, de la Tchéquie, de la Suisse, des États-Unis, de l’Allemagne, de la Lettonie, de la Slovaquie, de la Norvège et de la Finlande.

« La position suédoise était et reste très claire : la Suède ne disputera pas de matchs de hockey sur glace contre la Russie dans la situation actuelle », a déclaré l’Association suédoise de hockey sur glace.

« Cette décision ne signifie pas que la Suède s’abstiendra de participer aux tournois de la Coupe du monde auxquels la Russie prend part. »

La Norvège a également refusé d’affronter la Russie lors du Championnat du monde masculin de 2027. Le secrétaire général de la Fédération norvégienne de hockey sur glace, Petter Salsten, a déclaré à l’Associated Press que la Norvège pourrait être exclue du championnat du monde junior afin de faire place à la Russie.

La Fédération finlandaise a déclaré qu’aucun joueur ni aucun dirigeant d’équipe ne serait obligé de prendre part à un tournoi auquel participeraient la Russie ou la Biélorussie, et qu’elle appuyait ceux qui choisiraient de ne pas y participer.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, avait déclaré vendredi que la province se conformerait à la décision du TAS.

« Nous reconnaissons que la FIHG tiendra compte de la décision du Tribunal arbitral du sport et déterminera la marche à suivre en tant qu’organisation», a déclaré le ministre des Sports de l’Alberta, Andrew Boitchenko, en réponse aux commentaires de M. Carney.

« Notre priorité demeure de collaborer avec nos partenaires pour assurer le succès des Championnats du monde juniors de 2027 à Edmonton et à Red Deer, et d’accueillir en Alberta des joueurs et des partisans de partout dans le monde. »

Crédit-Photo: Facebook.