Après une campagne électorale de 39 jours, le Québec a décidé de porter au pouvoir le Parti québécois (PQ) mené par leur chef Paul St-Pierre Plamondon qui est désigné pour occuper les fonctions de premier ministre.

Le gouvernement St-Pierre Plamondon sera minoritaire, ce qui pourrait entraver la route vers ce qui est prioritaire pour lui: la tenue d’un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat. Reste que la victoire péquiste marque la fin de huit ans de règne caquiste dont la grande majorité a été pilotée par François Legault, au terme d’une défaite cuisante de sa successeuse, Christine Fréchette. Avant l’officialisation des résultats chez Élections Québec, le parti n’était en voie de faire élire aucun député. De son côté, le Parti libéral du Québec (PLQ) a confirmé, même renforcé son statut d’opposition officielle à l’Assemblée nationale, où son chef Charles Milliard fera son entrée pour la première fois. Ce sont 40 députés libéraux qui ont été élus. Vainqueur dans sa circonscription, le chef du Parti conservateur (PCQ), Éric Duhaime, pourra compter sur plusieurs autres élus conservateurs à l’Assemblée nationale. Le PCQ a fait élire au total 19 députés à l’Assemblée nationale. «Ce soir l’espoir renaît au Québec, nous venons d’écrire une page d’histoire», a mentionné Éric Duhaime lors de son allocution. De son côté, Québec solidaire (QS) a remporté neuf sièges. Ce résultat lui permettra d’être désigné comme parti officiellement reconnu à l’Assemblée nationale. Lors du déclenchement des élections, QS occupait 10 sièges à l’Assemblée nationale.

Éliminatoires Mondial 2026: Duckens Nazon reverse l’intégralité de sa prime des Grenadiers à un projet consacré à l’éducation en Haïti L’international haïtien Duckens Nazon a annoncé une initiative qui dépasse largement le cadre du football. L’attaquant des Grenadiers affirme avoir reversé l’intégralité de sa prime de qualification pour la Coupe du monde 2026 à un projet consacré à l’éducation en Haïti. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux et présenté comme une « annonce de sensibilisation », Nazon précise que chaque centime de cette prime a été consacré à cette initiative. Selon le joueur, il ne s’agit plus d’une simple promesse : le projet est déjà lancé sur le terrain et devrait être présenté publiquement dans les prochains jours. Un geste accompagné d’un appel à la diaspora

Au-delà de l’aspect financier, Duckens Nazon souhaite surtout utiliser son geste pour transmettre un message. Il affirme ne pas rechercher les félicitations, mais vouloir démontrer qu’il est possible de contribuer concrètement à l’avenir d’Haïti. Son appel s’adresse particulièrement aux Haïtiens disposant des moyens d’aider, qu’ils vivent dans le pays ou à l’étranger. La diaspora occupe ainsi une place centrale dans son message. N’ayons pas peur d’investir dans notre propre pays, dans notre jeunesse et dans notre avenir », écrit l’attaquant haïtien.

Nazon reconnaît qu’une personne seule ne peut résoudre l’ensemble des difficultés auxquelles Haïti est confrontée. Il défend néanmoins l’idée que l’accumulation d’initiatives individuelles peut produire un véritable impact collectif.

« Le changement que nous attendons pour Haïti doit aussi commencer par nous », insiste-t-il.

Le football comme instrument d’impact social.

Cette décision donne également une autre dimension à la qualification d’Haïti pour le Mondial 2026. Pour Nazon, les retombées d’une réussite sportive peuvent ainsi servir à construire quelque chose qui dépasse les terrains de football.

En choisissant l’éducation, le Grenadier mise sur un secteur directement lié à l’avenir de la jeunesse haïtienne. Il faudra maintenant attendre la présentation du projet annoncée par le joueur pour connaître précisément sa nature, sa localisation, le montant investi, les bénéficiaires et les objectifs à long terme. Ces éléments seront importants pour mesurer concrètement la portée de l’initiative.

Un message qui dépasse Duckens Nazon.

L’essentiel de la déclaration se trouve peut-être finalement dans l’appel lancé aux autres. Nazon ne présente pas son initiative comme une solution aux problèmes d’Haïti, mais comme une contribution parmi d’autres.

Son message se termine d’ailleurs par trois engagements symboliques :

« Pour Haïti. Pour notre jeunesse. Pour les générations à venir. »

À travers cette annonce, Duckens Nazon cherche donc à transformer une récompense individuelle obtenue grâce au football en investissement collectif dans l’avenir du pays. Reste désormais à découvrir le projet éducatif qu’il promet de dévoiler dans les prochains jours.

Affaire Jovenel Moïse: J.D. Vance pointe du doigt Joe Biden. Le vice-président américain J.D. Vance accuse l’ancienne administration de Joe Biden d’avoir été informée du complot ayant conduit à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, tué le 7 juillet 2021 à son domicile de Port-au-Prince.

Les circonstances du meurtre continuent de susciter des interrogations aux États-Unis comme en Haïti. Elle n’établit toutefois pas, à elle seule, que l’administration Biden connaissait à l’avance le projet d’assassinat ou qu’elle en aurait approuvé les objectifs.

Au moment du crime, plusieurs personnes impliquées dans le dossier entretenaient des liens avec les États-Unis. La Drug Enforcement Administration (DEA) avait notamment confirmé qu’au moins un suspect était auparavant une source confidentielle de l’agence. Selon la DEA, après l’assassinat, cet homme avait repris contact avec ses interlocuteurs américains, qui l’avaient encouragé à se rendre aux autorités haïtiennes.

Des suspects colombiens avaient également reçu, par le passé, une formation militaire américaine lorsqu’ils servaient dans les forces armées colombiennes, avait confirmé le Pentagone.

Une enquête américaine a par ailleurs établi que certains aspects du complot avaient été préparés aux États-Unis. En 2022, des procureurs fédéraux ont engagé des poursuites contre plusieurs suspects.

Joe Biden avait condamné l’assassinat dès le 7 juillet 2021 et proposé l’aide américaine à Haïti.

Le principal enjeu demeure donc de déterminer ce que les autorités américaines savaient avant le meurtre, à quel moment elles l’ont su et quelles informations ont été transmises aux autorités haïtiennes. Les éléments publics disponibles ne permettent pas, à ce stade, d’établir que la Maison-Blanche de Biden connaissait à l’avance le plan d’assassinat.

Polémique politique autour de l’affaire Isidor À 17 h 37 samedi, Diario Libre maintenait une information à forte portée diplomatique : « le gouvernement d’Haïti, à travers son ambassade en République dominicaine », aurait pris ses distances avec les propos du Grenadier Wilson Isidor tout en réaffirmant son respect de la souveraineté dominicaine. Le quotidien fondait cette affirmation sur une « nota de aclaración » datée du 2 octobre, dont il avait déjà fait état la veille.

Or, une correspondance de l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo, référencée AH/RD/MAE : 166-26 et datée du 3 octobre, contredit cette attribution. Adressée à l’américaine Raina Forbin, ministre haïtien de facto des Affaires Etrangères et des Cultes, elle précise que, contrairement aux déclarations relayées par certains médias dominicains, la représentation diplomatique « n’a, à ce jour, publié aucune position officielle », ni en son nom ni au nom du gouvernement haïtien.

La chronologie accentue l’interrogation. Vendredi, à 21 h 30, Diario Libre avait décrit avec précision une communication attribuée à l’ambassade, évoquant la souveraineté dominicaine, l’intégrité territoriale, le traité frontalier de 1929 et les rapports de bon voisinage. Le lendemain, à 17 h 37, le journal qualifiait encore ce texte de « première réponse institutionnelle haïtienne » à la controverse.

Qui a donc parlé au nom d’Haïti ? L’affaire dépasse désormais la phrase lancée par un footballeur dans l’euphorie d’une victoire 4-1. Elle touche à la traçabilité de la parole diplomatique. Un grand quotidien dominicain affirme avoir eu connaissance d’un texte présenté comme émanant de la mission haïtienne ; celle-ci, par une correspondance portant sceau et référence administrative, affirme n’avoir diffusé aucune position de cette nature. Faute de production et d’authentification de la pièce du 2 octobre, la qualifier de faux serait prématuré. La discordance documentaire, en revanche, est manifeste.

Et Raina Forbin dans cette séquence ? La question concerne directement la chancellerie puisque la note AH/RD/MAE : 166-26 est adressée à son ministère à Port-au-Prince. Le 3 septembre, la ministre avait encore rencontré son homologue dominicain Víctor Bisonó autour des dossiers bilatéraux, notamment la migration, la frontière et la coopération entre les deux États. Pourtant, parmi les sources publiques consultées samedi soir, aucune déclaration personnelle de Raina Forbin n’apparaît pour expliquer l’origine de cette divergence entre l’ambassade et la presse dominicaine.

Port-au-Prince dispose pourtant des moyens de dissiper l’ambiguïté. Le MAEC reconnaît-il l’authenticité de la « nota de aclaración » du 2 octobre citée par Diario Libre ? Si oui, par quelle autorité a-t-elle été validée ? Si non, qui l’a transmise aux rédactions dominicaines comme émanant de l’État haïtien ?

Le dossier ne porte donc plus seulement sur Wilson Isidor. Il concerne désormais le contrôle de la communication extérieure de l’État haïtien et l’identification de l’autorité habilitée à parler en son nom. Sur ce point, la parole de Raina Forbin est toujours attendue. Osera-t-elle déplaire à ses « amigos preferidos », elle qui voulait organiser le référendum constitutionnel-bidon dans seulement sept des dix départements géographiques du pays ?

Mobilisation des Haïtiens de la Guyane contre les violences en Haïti Une “marche blanche” de solidarité envers Haïti partira de la Radio Mosaïque, cité Brutus, pour rejoindre le consulat d’Haïti, dimanche 4 octobre, à 15 heures. Cette mobilisation entend alerter sur la situation sécuritaire en Haïti et interpeller les autorités face aux violences qui touchent la population.

Le mouvement est né dans le prolongement de la marche organisée le 17 mai dernier, qui avait pour objectif de permettre aux Haïtiens de retrouver un accès plus facile au pays. Depuis, plusieurs associations de la communauté haïtienne de Guyane ont rejoint cette démarche et s’associent au Réseau des acteurs Haïtiens de Guyane (RAHG).
“Nous avons des amis, nous avons nos familles et nous ne pouvons pas les voir”
“Nous sommes touchés et nous ne sommes pas d’accord” exprime Jean-Pierre Neossaint, membre actif du Collectif des associations haïtiennes de Guyane.
Les organisateurs dénoncent les violences qui ont fait, une quarantaine de morts dans le quartier de Kenscoff près de Port-au-Prince, entre le 23 et le 24 août.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, l’emprise des groupes armés continue de peser sur les déplacements et la vie quotidienne des habitants. Pour la diaspora en Guyane, les conséquences dépassent les frontières.
“Nous avons des amis, nous avons nos familles et nous ne pouvons pas les voir”, expliquent les organisateurs, qui dénoncent un pays “pris en otage”. La hausse des prix des billets et les restrictions qui affectent les déplacements n’arrangent pas les choses.

Une marche placée sous le signe du recueillement.
Pour cette deuxième mobilisation, les participants sont invités à venir vêtus de blanc, avec une casquette et une bouteille d’eau. Une marque rouge a l’aide d’un pinceau viendra symboliser le sang versé en Haïti et donner à la marche une dimension de recueillement.
Une lettre doit être remise au consulat afin de solliciter une rencontre avec les représentants diplomatiques.
À travers cette mobilisation, le collectif entend faire entendre la voix de la diaspora et appeler à une prise en compte de la situation vécue par les Haïtiens. Les organisateurs lancent un appel à se joindre au mouvement.
“L’avenir du pays est en danger. C’est un appel, un cri d’humanité”, résume Jean-Pierre Neossaint.

Crédits-Photos: Bourse-Direct et TV5-Monde.