Le procès s’ouvre ce lundi avec la sélection des jurés. C’est un procès sous haute tension qui fait craindre un retour des violences, puisque la colère n’est pas retombée. Dix mois après la mort de George Floyd Les mêmes slogans résonnent encore dans les rues de Saint-Paul et de Minneapolis.
Et Minneapolis craint aujourd’hui de revivre des scènes d’émeutes comme celles qui ont secoué les États-Unis cet été. Avant l’ouverture de ce procès à haut risque, le centre-ville a donc été transformé en camp retranché. La mairie a dépensé plus de 600 000 dollars pour fortifier les bâtiments officiels. D’immenses blocs de bétons ont été placé devant tous les commissariats et des grilles de cinq mètres de haut entourent le Palais de justice où sera jugé Derek Chauvin dès aujourd’hui.
Derek Chauvin, 44 ans, comparaît libre après paiement d’une caution de 100 000 dollars. Son procès va s’étaler sur plusieurs semaines, jusqu’à la fin du mois d’avril.
C’était le 25 mai dernier : la mort de George Floyd, étouffé sous le genou d’un policier. L’afro-américain a été tué par un policier blanc à Minneapolis. La vidéo de la scène filmée par des passants a immédiatement fait le tour du monde et déclenché les protestations les plus violentes depuis des décennies aux États-Unis. Aujourd’hui s’ouvre à Minneapolis le procès du policier Derek Chauvin, qui sera jugé pour meurtre.
Maduro reçoit le vaccin russe
Le président du Venezuela Nicolas Maduro a reçu samedi une première dose du vaccin russe Spoutnik V, tout comme son épouse Cilia Flores, a annoncé la télévision d’Etat.
“J’ai été vacciné : je n’ai pas la fièvrasky”, a plaisanté le président âgé de 58 ans, sur fond de rires, ajoutant : “Il paraît qu’ensuite on arrive à parler le russe”.
Le Spoutnik V est “un vaccin puissant qui génère l’immunité”, a fait valoir Nicolas Maduro, qui compte la Russie parmi ses principaux alliés, avec la Chine, Cuba ou la Turquie.
François, premier pape à se rendre en Irak
La presse internationale est unanime pour saluer « le courage de ce pape qui à 84 ans, comme le fait valoir le quotidien suisse Le Temps, sera le tout 1er pape, malgré tous les risques à se rendre en Mésopotamie pour apporter son soutien aux chrétiens d’Orient », mais également pour « tendre la main aux musulmans chiites ».
Cette visite sera « très politique », souligne Le Temps, qui explique « que le pape se déchaussera demain lorsqu’il rencontrera chez lui à Nadjaf le grand Ayatollah Ali Sistani.Un dignitaire chiite révéré, ajoute le quotidien, qui défend la séparation du politique et du religieux et prône une réelle unité de l’Irak, au-delà des clivages confessionnels ».
C’est ce message « de tolérance et de solidarité interconfessionnelles » que le pape est venu porter en Irak, note également l’éditorialiste du Guardian, qui rappelle « qu’il y a 2 ans, le pape François s’était (déjà) associé au grand iman sunnite de la mosquée Al-Azhar au Caïre, pour lancer un appel interconfessionnel ». « Des alliances désespérément nécessaires, estime le Guardian, à une époque de polarisation culturelle et religieuse ».