“Par rapport à tout ce qui se passe dans l’actualité, je suis prêt à m’exprimer quand tout sera calme”, a-t-il expliqué. “Parce que maintenant, il y a quand même cette volonté, non seulement d’attaquer le livre, mais surtout ma voix (…), de me faire taire”, a-t-il ajouté.
“Je préfère donc prendre un peu de recul et attendre que tout se calme”, a-t-il conclu, sans indiquer s’il entendait prochainement retourner au Canada, où il habite.
Il a pris la parole jeudi après-midi devant environ 500 personnes, qui l’ont applaudi à plusieurs reprises. Il n’a pas évoqué la polémique et n’a pas été interrogé par l’animatrice, qui a déclaré en préambule : “On va mettre cette polémique dans un sac plastique et parler littérature, avec notre intelligence naturelle”.
Jusqu’à présent, Thélyson Orélien n’a pas répondu en détail sur les accusations. Auprès de Libération, il les avait rejetées mardi et indiqué être “en train de constituer un dossier” avec ses éditeurs “pour prouver” qu’il a écrit l’ouvrage de sa main.
L’auteur a été mis en cause lundi sur le réseau social X par le compte anonyme “Balance ton Claude”, jusqu’alors confidentiel. Celui-ci a affirmé que le livre avait été “presque intégralement” écrit par une intelligence artificielle, après en avoir fait analyser des extraits par le logiciel américain Pangram.
Un débat s’est depuis engagé sur la fiabilité de ces outils de détection de l’IA, qui se sont fortement améliorés ces dernières années.
L’AFP a ainsi soumis à huit détecteurs différents des passages du roman. Deux sont arrivés à la conclusion qu’ils sont très probablement l’oeuvre d’une IA et trois à la conclusion inverse. Pour les trois derniers, le taux de probabilité de génération par l’IA varie de 7% à 59%.
Même si Pangram fait partie des détecteurs considérés comme les plus avancés, il ne devrait “jamais être l’arbitre final” mais plutôt un point de départ pour une enquête plus approfondie, avait souligné le PDG et cofondateur de cet outil, Max Spero, auprès du média américain The Atlantic dans un article paru en mai 2026.
Pour la première de David Badía sur le banc de la sélection haïtienne, Haïti a signé une victoire spectaculaire dans le groupe A de la Ligue A de la Concacaf Nations League 2026-2027. Les Grenadiers se sont imposés 3-2 face aux Soca Warriors au terme d’une rencontre décidée dans les dernières secondes.
Haïti avait pourtant bien commencé la rencontre. À la 23e minute, Fabrice « Fafà » Picault a ouvert le score de la tête sur une passe de Wilson Isidor. Trinidad-et-Tobago a réagi huit minutes plus tard par Wayne Frederick, qui a remis les deux équipes à égalité à la 31e minute.
Au retour des vestiaires, Levi García a donné l’avantage aux Soca Warriors à la 59e minute. Menés 2-1, les Grenadiers ont continué à pousser jusqu’au bout.
La récompense est arrivée dans le temps additionnel. Garven Metusala a égalisé à la 90e+1 minute avant que Wilson Isidor ne marque le but de la victoire à la 90e+8, sur la dernière action du match. Wilson Isidor a joué un rôle central dans cette victoire. L’attaquant haïtien a délivré deux passes décisives, d’abord pour Picault puis pour Metusala, avant d’inscrire lui-même le troisième but des Grenadiers.
Ce succès permet à Haïti de débuter sa campagne avec trois points dans un groupe A qui comprend également le Costa Rica, Curaçao, le Nicaragua, la République dominicaine et Trinidad-et-Tobago.
Les Grenadiers retrouveront le Costa Rica dimanche 27 septembre au Sabina Park de Kingston pour leur deuxième rencontre de cette fenêtre internationale.