La durée de son séjour en Haïti n’a pas été précisée.
Accompagné d’agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), Martelly s’est immédiatement rendu à sa résidence privée de Pétionville, dans la banlieue est de Port-au-Prince. Il y a été accueilli par des partisans manifestant leur joie au son d’une bande de rara.
Son retour intervient dans un contexte d’instabilité politique persistante et de criminalité, aggravée par la terreur et d’autres violences des gangs terroristes armés depuis l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.
Un juge d’instruction, chargé du réexamen de l’enquête sur cet assassinat, a convoqué plusieurs personnalités à témoigner, dont Joseph Michel Martelly, qui avait désigné Jovenel Moïse comme son successeur à la présidence.
L’ancien chef d’État n’a, toutefois, fait l’objet d’aucune inculpation dans ce dossier.
Comme d’autres personnalités politiques, Michel Martelly fait l’objet de sanctions, imposées par les gouvernements du Canada, le jeudi 17 novembre 2022, puis des États-Unis d’Amérique, via le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Ofac) du Département du trésor des États-Unis, dans un communiqué officiel publié le mardi 20 août 2024, et de l’Union européenne (Ue) le lundi 15 dcembre 2025, qui lui reprochent notamment une implication présumée dans le trafic de drogue et des liens présumés avec le financement de gangs terroristes.
L’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) a, par ailleurs, recommandé l’engagement de poursuites judiciaires contre Joseph Michel Martelly, dans un rapport publié le 8 décembre 2025, pour fausse déclaration de patrimoine et irrégularités majeures relevées dans ses documents bancaires.
Dans le paysage politique actuel, le parti politique Tèt Kale de Joseph Michel Martelly ne fait pas partie des 316 formations politiques, agréées la semaine dernière par le Conseil électoral provisoire (Cep), sur les 320 ayant soumis un dossier dans le cadre du processus électoral, rapporte le journal américain Miami Herald.
Aucune élection générale n’a été organisée depuis l’année 2016 dans le pays, confronté à une instabilité politique ainsi qu’à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent.
Le texte prévoit la suppression de 3,3 milliards de dollars d’aide à Israël, dans le cadre du projet de loi sur le financement de la Sécurité nationale et du département d’État.
Le dernier démocrate à s’être exprimé sur la question, c’est Greg Casar. Dans une lettre adressée aux membres du groupe parlementaire progressiste, qu’il préside, il appelle à voter pour l’amendement.
L’élu rejoint ainsi Ro Khanna, un député démocrate qui s’est fait arrêter lors d’une visite d’un village palestinien de Cisjordanie occupée la semaine dernière, et a annoncé depuis qu’il soutiendrait l’amendement. « Je ne vois simplement pas comment les États-Unis pourraient continuer de soutenir un État qui commet un génocide. Et honnêtement, je ne vois pas comment nous pourrions continuer de soutenir un État qui détient des Américains, et des élus américains comme moi », a-t-il déclaré. Deux députés démocrates sur les 212 qui siègent au Congrès, ça ne fait pas beaucoup, mais ces prises de position publiques soulignent le changement qui s’opère chez les électeurs démocrates, dans les esprits comme dans les urnes.
Lors des primaires, ce sont les candidats les plus critiques du soutien à Israël qui ont été désignés pour disputer les élections de mi-mandat. Un glissement qui se retrouve plus largement dans la société américaine. D’après un sondage publié début juillet, 40 % des Américains estiment que les États-Unis soutiennent trop Israël, contre 37 % en janvier 2024.
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