Si ni la liste des prisonniers bénéficiant de cette grâce, ni les motifs de leur détention n’ont été fournis, le communiqué précise que ceux-ci ont purgé « une partie importante de leur peine » et ont « fait preuve d’une bonne conduite en prison ».
Parmi eux figurent « des jeunes, des femmes, des personnes âgées de plus de 60 ans », ainsi que « des étrangers et des citoyens cubains résidant à l’étranger », est-il également indiqué dans le document. Les « récidivistes » ne seront pas libérés.
Ont été écartés de cette mesure « les récidivistes et les multirécidivistes », ainsi que les prisonniers condamnés pour agression sexuelle, corruption de mineurs, assassinat, homicide, trafic de drogue, vol avec violences ou délits contre l’autorité, entre autres.
La Havane avait annoncé à la mi-mars la libération à venir de 51 prisonniers sous l’égide du Vatican, un canal de dialogue régulier entre Cuba et les États-Unis. Le groupe de défense des droits humains Justicia11J avait fait savoir dans la foulée que 14 personnes détenues à la suite des vastes manifestations antigouvernementales de juillet 2021 allaient être relâchées, au lendemain de l’annonce de la libération de deux personnes.
Le gouvernement cubain a souligné que la grâce annoncée jeudi « est la cinquième » qu’il accorde depuis 2011. Plus de 11 000 personnes en ont bénéficié depuis, a-t-il précisé.
Toutes les permissions et congés sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, tandis que le port de l’uniforme complet devient obligatoire pour tout déplacement au sein des installations militaires. Les mesures de sécurité sont également renforcées, avec un contrôle systématique des accès aux bases. Le haut commandement exige en outre une vigilance opérationnelle permanente, incluant la vérification des équipements, une veille radio continue et la tenue rigoureuse des rapports. Les commandants d’unités disposent de 24 heures pour soumettre leurs besoins logistiques en vue d’une autonomie de 30 jours.