Selon le ministre de l’Intérieur, le gouvernement a tenu des discussions secrètes pendant plusieurs jours avec les joueuses. Après la signature des papiers leur garantissant des visas humanitaires, elles ont scandé “Aussie, Aussie, Aussie”, a décrit Tony Burke.
Le gouvernement s’est dit prêt à aider les autres membres de l’équipe si besoin. À ce stade, aucune information n’a filtré sur le devenir des autres joueuses. Les 26 membres de la délégation iranienne sont arrivées dans le pays quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes, qui ont notamment entraîné la mort de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
De nombreuses personnes avaient ensuite appelé l’Australie à assurer leur sécurité, dont le président américain Donald Trump.
Les Australiens “s’occupent déjà de cinq d’entre elles et le reste suivra. Certaines toutefois ont le sentiment qu’elles doivent retourner [en Iran] parce qu’elles ont peur pour la sécurité de leur famille”, avait déclaré Donald Trump lundi, après une conversation avec le Premier ministre australien.
Devant le stade de Gold Coast, où l’équipe a disputé son dernier match ce week-end, une foule s’est réunie, scandant “changement de régime pour l’Iran”, “laissez-les partir” et “sauvez nos filles”. Selon Zaki Haidari, militant d’Amnesty International, les footballeuses risquaient d’être persécutées si elles étaient renvoyées chez elles.
“Certaines des membres de l’équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée”, a-t-il déclaré à l’AFP. Les Iraniennes avaient fait leurs débuts en Coupe d’Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints.
L’organisation s’est intéressée aux opérations conduites par les forces de sécurité haïtiennes et par des paramilitaires de la société Vectus Global, qui appartient au PDG américain Erik Prince.
Entre mars 2025 et janvier 2026, au moins 1 243 personnes ont été tuées par des frappes de drones officiellement destinées à combattre les gangs. Parmi les victimes figurent 17 enfants et 43 adultes qui n’avaient aucun lien avec les groupes armés, selon l’ONG. Une population « terrorisée »
Dans certains quartiers de Port-au-Prince, la population vit sous le contrôle de groupes criminels, a expliqué Nathalye Cotrino, chercheuse à Human Rights Watch. « Dans certains secteurs de Port-au-Prince, la population et les gangs vivent ensemble. Les gens vivent sous le contrôle des groupes criminels », a-t-elle souligné au micro de Marine de la Moissonnière pour RFI.
Selon elle, la présence des drones provoque la panique parmi les habitants : « Dès que ces personnes entendent le bruit des drones, elles se réfugient chez elles. Elles sont terrorisées. »
La chercheuse a également évoqué la situation des familles touchées par ces attaques, expliquant que certaines n’ont pas les moyens d’organiser les funérailles de leurs proches. « Le plus triste, c’est que ceux qui ont perdu des proches lors de ces attaques n’ont pas les moyens financiers de les enterrer », a-t-elle ajouté, estimant que des habitants déjà victimes des gangs se retrouvent désormais aussi victimes de l’État. Human Rights Watch estime par ailleurs que ces opérations ne respectent pas le droit international et que certaines frappes meurtrières pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires.
« D’après le droit international, ces drones équipés d’explosifs ne peuvent être utilisés qu’en cas de danger de mort ou d’attaque imminente », a rappelé Nathalye Cotrino, qui ajoute que les frappes analysées par l’ONG ne répondaient pas à ces critères.
Human Rights Watch souligne enfin que ces opérations n’ont permis d’éliminer aucun membre important des gangs. L’ONG appelle les autorités haïtiennes à mieux protéger la population et à utiliser d’autres méthodes pour combattre les groupes armés.