► Israël et les États-Unis ont mené samedi 28 février et dimanche 1er mars des frappes contre la capitale iranienne Téhéran. Dans la soirée de samedi, le président américain Donald Trump a annoncé que le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans l’attaque israélo-américaine. L’information a été confirmée quelques heures plus tard par la télévision d’État iranienne. À la suite de cette annonce, la République islamique a annoncé 40 jours de deuil et sept jours fériés.
► Quelques moments après l’annonce, les Gardiens de la révolution ont promis de riposter avec « l’offensive la plus féroce de l’histoire des forces armées de la République islamique d’Iran », qui devrait « débuter d’un moment à l’autre contre les territoires occupés et les bases terroristes américaines ». Peu après, « vingt-sept » bases américaines de la région, ainsi que le quartier général de l’armée israélienne et un complexe industriel de défense à Tel-Aviv figuraient parmi les cibles, a indiqué la télévision d’État iranienne.
► Trois hauts responsables iraniens assureront la transition en Iran après la mort du Guide suprême Ali Khamenei, a annoncé l’un des conseillers de ce dernier, cité par la télévision d’État. Ce triumvirat sera composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution.
► La télévision d’État iranienne a également rapporté dimanche la mort de quatre responsables : le chef d’état-major Abdolrahim Moussavi, le chef des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour, le chef des renseignements de la police iranienne Gholamreza Rezaian et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême, dont elle avait déjà confirmé les décès. Elle a précisé qu’ils avaient été tués « lors d’une réunion du Conseil de défense », ajoutant que d’autres noms seront annoncés ultérieurement.
Intervenant à l’émission FwoteLide sur AlterRadio, elle souligne également l’importance de la transmission intergénérationnelle des savoirs et des valeurs, socle de la continuité de l’organisation.
Le 22 février 2026 dernier a marqué le quarantième anniversaire de la fondation de la Sofa. Créée le 22 février 1986, dans le sillage des mobilisations démocratiques de l’époque, cette organisation féministe n’a cessé depuis de promouvoir et de défendre les droits des femmes en Haïti.
Quatre décennies de militantisme ininterrompu, de plaidoyer et d’actions solidaires témoignent de la constance de son engagement, malgré les crises politiques, économiques et sécuritaires qui secouent le pays. L’exacerbation de la crise sécuritaire en Haïti entrave fortement le fonctionnement de la Sofa. Les activités sont limitées et aucune assemblée générale n’a pu être organisée depuis 2023, ce qui entraîne un déficit d’interactions entre les membres réparties dans les différents départements, souligne Berthanie Belony.
La rupture des liaisons interdépartementales a, par exemple, empêché la tenue solennelle du quarantième anniversaire, qui aurait dû constituer un moment d’unité et de communion.
Des initiatives ont toutefois été menées dans plusieurs communes des départements où l’organisation est implantée : cellules de réflexion, séances de sensibilisation et mobilisations autour des droits des femmes. Ces activités ont permis de revisiter le parcours accompli, d’évaluer les luttes menées et d’envisager les perspectives d’avenir. Au siège social, dans la capitale, des rencontres à caractère récréatif ont également rassemblé des femmes issues d’horizons divers.
Malgré les contraintes sécuritaires, l’organisation maintient le contact avec ses membres, notamment dans le département de l’Artibonite, où la situation demeure particulièrement préoccupante. Elle poursuit en outre l’accompagnement des femmes victimes de violences, renforce ses actions de sensibilisation et produit des analyses approfondies sur les causes et les manifestations de ces violences au sein des communautés.
La Sofa continue également d’œuvrer en faveur d’un changement durable des mentalités et de l’élimination des violences faites aux petites filles.
Défis et perspectives.
La défense des droits des femmes, rappelle la secrétaire générale de la SOFA, est un combat permanent. Les acquis demeurent fragiles et peuvent être remis en cause si la vigilance faiblit. L’organisation demeure ainsi en état d’alerte constante pour garantir le respect des droits fondamentaux des femmes dans la société haïtienne.
Les défis restent immenses. Berthanie Belony plaide pour l’instauration d’un climat sécuritaire apte à garantir la protection des femmes, tout en encourageant celles-ci à développer des mécanismes d’autoprotection.
Elle déplore l’absence d’une loi relative à la dépénalisation de l’avortement ainsi que le manque de financement destiné aux initiatives portées par les femmes.
Elle appelle également à une participation accrue des femmes à la vie sociale et politique, exhortant l’État à assumer pleinement ses responsabilités. L’absence d’un plan stratégique national en matière de santé sexuelle et reproductive constitue, selon elle, une vulnérabilité majeure pour la santé des femmes. De surcroît, aucun cadre légal ne régit à ce jour le statut des femmes vivant en situation de plaçage, pourtant réalité de nombreuses Haïtiennes.
Mme Belony dénonce un système qu’elle qualifie d’exclusif et discriminatoire, marqué par l’absence de politiques publiques en faveur des femmes. Elle pointe également l’instabilité politique persistante et l’absence d’élections depuis une décennie, invitant les femmes à exiger l’organisation de scrutins afin de doter le pays de dirigeants légitimes.
Forte d’environ 10 000 membres, la Sofa est présente dans huit départements du pays et entretient des liens régionaux et internationaux, notamment avec des organisations féministes d’Amérique latine.
Après quarante années d’engagement, elle réaffirme sa détermination à poursuivre son combat pour une société plus juste, équitable et respectueuse des droits des femmes.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu des répercussions immédiates sur le trafic aérien régional. À la suite de frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ce samedi, plusieurs espaces aériens ont été temporairement fermés, entraînant l’annulation de nombreux vols internationaux.
Parmi les voyageurs affectés figure l’attaquant international haïtien Duckens Nazon, actuellement sous contrat avec le club iranien d’Esteghlal F.C., basé à Téhéran. Le joueur s’apprêtait à quitter le pays pour rejoindre la France lorsque la situation s’est brusquement détériorée.
Dans des vidéos publiées sur Snapchat et relayées par le média sportif So Foot, Nazon apparaît à l’aéroport, visiblement confronté à l’annulation de son vol. « Pour l’instant ne m’envoyez pas de messages. […] JE SAIS ce qu’il se passe, merci. Force à nous », déclare-t-il dans une première séquence, laissant transparaître une inquiétude face à l’évolution rapide des événements.
Face à l’impossibilité de voyager par avion, l’attaquant haïtien aurait envisagé une alternative par voie terrestre afin de rejoindre une frontière. Dans une autre vidéo, il filme le véhicule mis à sa disposition et plaisante : « Tema il m’a sorti quoi », avant d’ajouter avec une pointe de nervosité : « Je préfère affronter ce qu’il va se passer ici que de faire 8 heures de route dans ça… Je sais même pas si je vais arriver en vie à la frontière ! ». À l’heure actuelle, Duckens Nazon n’a pas confirmé publiquement s’il a pu quitter le territoire iranien. Son témoignage illustre toutefois les difficultés rencontrées par plusieurs ressortissants étrangers présents dans la région au moment de la fermeture des espaces aériens.
Pilier de la sélection nationale haïtienne, Nazon demeure l’un des joueurs majeurs des Grenadiers, alors que le contexte international reste marqué par une forte instabilité. La situation pourrait évoluer en fonction des décisions prises par les autorités régionales concernant la réouverture des liaisons aériennes.
La Pnh déplore la perte de deux de ses agents, un membre de l’unité Swat Team, Junior Dorélus, et un policier de la Brigade d’intervention (Bi), Isreno Étienne, tombés dans l’exercice de leurs fonctions.
Trois autres policiers nationaux, qui ont été blessés, reçoivent actuellement les soins nécessaires.
Huit armes à feu dont quatre fusils d’assaut et quatre pistolets ainsi que trois véhicules ont été saisis au cours de l’opération.
Déroulement de l’intervention.
Une tentative d’enlèvement a débuté dans la zone de Delmas 48, où les ravisseurs, à bord de deux véhicules, s’apprêtaient à bloquer la route de leur cible.
Contraints d’abandonner leur plan par l’intervention policière, les suspects ont pris la fuite.
Deux d’entre eux ont été neutralisés à Delmas 31, tandis que les autres ont poursuivi leur course avant d’être encerclés par les forces de l’ordre à Delmas 17.
Quatre autres malfaiteurs, dont Job Dumorin et Kenny alias Kalash, ont été abattus lors d’échanges de tirs avec plusieurs unités spécialisées de la Pnh, mobilisées dans le quartier de Delmas 17.
La Pnh informe avoir récupéré un véhicule Toyota Prado, appartenant à la personne ciblée par les ravisseurs.
L’institution policière réaffirme son engagement dans la lutte contre le kidnapping et annonce la poursuite de ses opérations sur tout le territoire afin de garantir la sécurité des citoyennes et citoyens.
Le samedi 21 février 2026, deux autres présumés kidnappeurs armés avaient été abattus par les forces de l’ordre lors d’une intervention des unités de renseignement de la Pnh à Delmas 30.
Le mercredi 18 février 2026, l’ambassade des États Unis en Haïti avait alerté sur une recrudescence des enlèvements contre rançon dans la zone métropolitaine de Port au Prince, en particulier dans la commune de Delmas.
Elle avait précisé que plusieurs cas impliquant des policiers avaient été signalés dans la capitale.
Depuis le début de l’année 2026, Delmas connaît une vague d’enlèvements individuels et collectifs.
Entre le 1er octobre et le 31 décembre 2025, au moins 156 personnes (64 hommes, 76 femmes, neuf garçons et sept filles) ont été enlevées contre rançon par des gangs, portant à 647 le nombre total de victimes de kidnapping en 2025, selon les Nations unies.
« Le Canada se tient aux côtés du peuple cubain pendant cette période difficile. Notre aide sera acheminée directement aux personnes les plus vulnérables pour permettre de répondre aux besoins urgents en matière d’alimentation et de nutrition et d’apporter un secours immédiat », a déclaré le secrétaire d’État au Développement international, Randeep Sarai. L’aide canadienne ira au Programme alimentaire mondial et au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Cette enveloppe s’ajoute aux 8,3 millions de dollars versés à Cuba en aide au développement entre 2024-2025 et aux 3 millions de dollars versés en aide humanitaire après le passage de l’ouragan Melissa en octobre dernier.
Les 9,6 millions de Cubains sont confrontés à une profonde crise exacerbée par la suspension des livraisons de pétrole brut du Venezuela à la suite de la capture du président Nicolas Maduro, proche allié de La Havane, par les forces américaines. Washington a imposé un blocus énergétique sur l’île qui ne produit que 40 % de ses besoins en carburant. Sans énergie, tous les aspects de la vie dans un pays sont affectés : la distribution alimentaire, la santé publique, les transports, l’éducation », a expliqué mardi l’ambassadeur cubain au Canada, Rodrigo Malmierca Diaz, devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes à Ottawa.
Le tourisme, première économie de l’île, est frappé de plein fouet. Les avions ne peuvent plus s’approvisionner en kérosène. Vendredi, les compagnies aériennes canadiennes ont terminé le rapatriement de 27 900 Canadiens qui séjournaient à Cuba.
Selon M. Malmierca Diaz, « l’objectif de ce blocus pétrolier est clair : créer une crise humanitaire et tenter d’imposer un changement de régime ».
Au total, 19 joueuses ont pris part à cette session marquée par une intensité soutenue. Travail tactique, phases de transition, organisation défensive et répétitions offensives ont rythmé l’entraînement.
Trois joueuses manquent toutefois à l’appel pour le moment : Lourdjina Étienne, Dayana Pierre-Louis et Nérilia Mondésir, absentes lors de cette séance. Leur situation reste suivie de près par le staff, qui continue de travailler avec le groupe disponible afin d’assurer une préparation optimale.
À noter que le Suriname, adversaire d’Haïti, a déjà disputé deux rencontres dans ces éliminatoires, enregistrant un match nul (2-2) contre la République dominicaine et une victoire (3-1) face à Anguilla. De son côté, Haïti n’a pas encore joué, ce qui rend cette entrée en matière particulièrement attendue. Déterminées et appliquées, les Grenadières entendent aborder ce rendez-vous avec ambition, dans un groupe où chaque point comptera dans la course à la qualification.