Le Sénateur Kenyan, Ledama Olekina, s’oppose vivement à la décision du Kenya d’envoyer des officiers de police en Haïti pour lutter contre ce qui a été décrit comme des gangs redoutables. Cette décision a suscité de vives réactions au sein de l’élite kenyane.
Le Président William Ruto a affirmé que la mission ne pouvait pas être annulée, et le Conseil de Sécurité des Nations Unies a récemment approuvé le déploiement de la Mission de Soutien à la Sécurité Multinationale (MSS) en Haïti, ouvrant ainsi la voie à l’envoi de 1 000 policiers armés kenyans dans ce pays des Caraïbes.
Cependant, certains leaders estiment que cette mission constitue un suicide pour les agents de sécurité, et les analystes en sécurité soulignent que la police kenyane risque de rencontrer des difficultés pour contrer les gangs en raison de leur méconnaissance du terrain haïtien.
Le Sénateur de Narok, Ledama Olekina, fait partie de ceux qui s’opposent à ce déploiement en raison du manque de préparation des officiers, dont il affirme que le bien-être n’a même pas été correctement pris en charge dans leur propre pays.
« Depuis deux semaines, je reçois au moins 100 messages de policiers exprimant leur détresse en raison de la pauvreté. D’autres m’arrêtent sur la route pour expliquer leurs problèmes, notamment l’accès à leur couverture médicale complète », a-t-il déclaré dans un communiqué mardi soir.
Crédit-Photo: Arab News.
Assasssinat de Jovenel Moise: Michel Martelly pourrait s’exprimer devant le cabinet d’instruction.
L’ancien président Joseph Michel Martelly qui réside aux États-Unis d’Amérique, serait sur le point de rentrer à Port-au-Prince pour répondre aux questions du juge d’instruction Walter Wesser Voltaire, dans le cadre de l’enquête relative à l’Assassinat de Jovenel Moise, selon l’agence en ligne Haïti infos pro.
Une source proche de l’ancien Chef de l’État interrogée lundi évite d’aborder l’invitation, se contentant d’évoquer un sujet déjà traité sur des réseaux sociaux.
Dans l’intervalle, l’agence Haïti Infos pro, citant une source concordante, annonce l’invitation reçue par l’ancien président Michel Martelly pour répondre aux questions du juge Walter Wesser Voltaire à propos de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moise.
L’information reprise par le quotidien Miami Herald fait état de la possibilité que le dirigeant Tet Kale se présente le mardi 3 octobre au carré du juge Walter Wesser Voltaire. Le concerné serait déjà sur le point de rentrer en Haïti pour se soumettre à l’instruction.
D’autres noms cités dans le dossier, dont l’actuel premier ministre de facto, le Dr Ariel Henry vont-ils recevoir l’invitation du juge Voltaire?
Le Kenya à la tête d’une force multinationale en Haïti.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert lundi 2 octobre à l’envoi en Haïti d’une force multinationale menée par le Kenya pour aider la police dépassée par les gangs, mission réclamée depuis un an par Port-au-Prince.
Selon la résolution adoptée lundi par 13 voix pour et 2 abstentions (Chine et Russie) après de difficiles négociations, cette « mission multinationale de soutien à la sécurité », non onusienne, est créée pour « une période initiale de douze mois », avec une réévaluation au bout de neuf.
Elle vise à « apporter un soutien opérationnel à la police haïtienne » dans sa lutte contre les gangs et pour la sécurisation des écoles, ports, hôpitaux et aéroports. Avec l’objectif d’améliorer suffisamment la sécurité pour organiser des élections, alors qu’aucun scrutin n’a eu lieu depuis 2016.
En coopération avec les autorités haïtiennes, la mission pourra, « pour empêcher des pertes de vies », employer des « mesures d’urgence » temporaires et proportionnées « sur une base exceptionnelle », notamment via des arrestations, dans le respect du droit international.
Par ailleurs, la résolution généralise l’embargo sur les armes légères et munitions à destination d’Haïti, qui s’appliquait jusqu’alors uniquement aux chefs de gangs visés par le régime de sanctions mis en place en octobre 2022, et qui ne concerne à ce stade qu’un individu.
La résolution ne précise pas la composition de la mission, notant que le calendrier du déploiement et le nombre de personnel seront élaborés par les futurs participants avec le gouvernement haïtien. Le chiffre de 2 000 membres des forces de l’ordre a toutefois été souvent évoqué ces derniers mois.
Un noir élu président du Parlement canadien.
Les élus fédéraux ont arrêté leur choix sur le député libéral québécois Greg Fergus, qui est devenu mardi le premier président noir de la Chambre des communes.
« Mon rôle en tant que président est de m’assurer que les règlements seront suivis pour que vous puissiez engager un combat que j’espère respectueux, amical, sincère et passionné dans cette Chambre », a laissé tomber le député de Hull-Aylmer lors d’un court discours, du haut de sa nouvelle chaise de président.
Il succède à Anthony Rota, qui a démissionné la semaine dernière dans la controverse après avoir mené les élus à ovationner un ancien combattant nazi devant le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en visite à Ottawa.
Avant le vote, Greg Fergus avait axé sa campagne sur le respect mutuel et la collégialité entre parlementaires. Il a promis aux autres élus d’être « un défenseur infatigable des meilleures idées, peu importe d’où elles proviennent ». Élu pour la première fois en 2015, il a raconté avoir été passionné de politique depuis sa jeunesse avant d’occuper le travail de page à la Chambre des communes.
Comme le veut la tradition, le premier ministre et le chef de l’opposition officielle ont feint de traîner le président de force sur son siège. La scène a donné lieu à un rare moment de complicité entre Justin Trudeau et Pierre Poilievre.
Limogeage du président de la Chambre américaine des représentants.
C’est une première dans l’histoire du Congrès américain : le chef républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a été évincé mardi 3 octobre de son poste, victime de querelles fratricides au sein de son parti.
Après un débat tendu entre conservateurs dans l’hémicycle, 216 élus ont voté pour le destituer, dont huit républicains, contre 210. Aussitôt après ce résultat sans précédent, Kevin McCarthy, malgré tout souriant, a été entouré par des membres de son parti, qui lui ont donné l’accolade et lui ont serré la main.
Le vote ouvre une période de fortes turbulences à la chambre basse, où un remplaçant doit être choisi. Le président Joe Biden a ainsi appelé dans la soirée les élus de la Chambre à élire rapidement un nouveau chef, face aux « défis urgents » auxquels font face les États-Unis.
Pas de soutien démocrate.
Kevin McCarthy avait semblé un temps penser qu’il sauverait sa tête, espérant que les calculs politiques l’emporteraient et qu’il pourrait soutirer aux démocrates un appui, même très juste, en échange de concessions. « C’est au Parti républicain de mettre fin à la guerre civile des républicains à la Chambre », avait tranché le chef démocrate Hakeem Jeffries dans une lettre après une longue réunion mardi avec son groupe parlementaire.
Annulation en Iran d’un match du club saoudien de Karim Benzema et N’Golo Kanté.
Les joueurs d’Al-Ittihad sont restés dans leur vestiaire. Le club saoudien, où évoluent Karim Benzema et N’Golo Kanté, a refusé de jouer son match de Ligue des champions d’Asie, lundi soir, contre la formation iranienne de Sepahan. En cause, une statue du général Qassem Soleimani, tué par les Américains en janvier 2020, qui se trouvait à proximité du terrain.
La présence de cette statue du général iranien a été jugée inappropriée par le club d’Al-Ittihad, qui a refusé de se rendre sur le terrain provoquant l’annulation de la rencontre. «Nous leur avons demandé de le déplacer avant de rentrer sur le terrain pour l’échauffement mais ils ne l’ont pas fait. L’équipe est donc retournée dans les vestiaires» a-t-il indiqué à l’AFP un responsable du club saoudien.
De son côté, le directeur général de l’équipe iranienne, Mohammed Reza Saket, a annoncé à la télévision d’État iranienne son intention de déposer plainte auprès de l’AFC à propos de cet incident. «La demande du club d’Al-Ittihad allait au-delà des coutumes sportives et contre les usages habituels», a-t-il estimé. Il a ajouté que le stade d’Ispahan, où devait avoir lieu la rencontre, «a accueilli des dizaines de matchs internationaux dans la même configuration».
Et l’annulation du match a provoqué la colère des 60.000 spectateurs venus assister à la rencontre, à laquelle Karim Benzema était forfait, et ils ont exprimé leur mécontentement en jetant des projectiles sur la pelouse.
Cet incident entre les clubs d’Al-Ittihad et de Sepahan intervient alors que les équipes des deux pays viennent tout juste de recommencer à se rencontrer dans leurs territoires respectifs, et non plus sur terrain neutre, comme c’était le cas depuis sept ans.
L’AFC avait donné son feu vert au mois d’août, cinq mois après l’accord de reprise des liens entre les deux poids lourds du Moyen-Orient conclu en mars sous l’égide de la Chine.