Au lendemain de l’attaque du Capitole, la riposte politique se prépare autour de l’état psychologique de Trump. Les chefs démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi et Chuck Schummer pensent qu’il n’est pas compatible avec sa fonction alors qu’il est président des États-Unis pour encore douze jours.

 »Chaque jour qu’il passe au pouvoir peut se transformer en spectacle », s’inquiète Nancy, la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants. Déloger Donald Trump de la Maison Blanche et le démettre au lendemain de l’invasion du Capitole est une urgence de la plus haute importance pour elle. Nancy Pelosi, dont le bureau a été saccagé la veille, invoque le 25e amendement de la Constitution.  

Cette procédure exceptionnelle prévoit d’écarter le président du pouvoir s’il est jugé inapte par une majorité de son cabinet.

La victoire de Joe Biden validée par le Congrès après les violences au Capitole

C’est désormais terminé: la victoire de Joe Biden a été certifiée par le Congrès américain, avec 306 grands électeurs pour le démocrate, contre 232 pour son rival Donald Trump.

Le FBI a lancé un appel sur son site internet pour recueillir des informations sur les auteurs des violences au Capitole. « Si vous avez assisté à des actions violentes illégales, nous vous exhortons à nous transmettre toute information, photo ou vidéo qui pourrait être utile », écrit l’agence.

Le chef de la police de Washington a annoncé que les forces de l’ordre ont procédé à 52 interpellations mercredi, dont 26 dans l’enceinte du Capitole.

Pour parer à d’éventuelles nouvelles manifestations, la maire de Washington Muriel Bowser a étendu l’état d’urgence dans la capitale fédérale pour 15 jours, soit jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump. Cela lui permettra, si nécessaire, de renouveler le couvre-feu décrété pour la nuit de mercredi à jeudi, ou de réquisitionner des moyens supplémentaires.

Visite ultra-sensible des experts de l’OMS en Chine

L’OMS va-t-elle pouvoir enquêter sereinement en Chine? Plus d’un an après l’apparition du nouveau coronavirus, une équipe de l’Organisation mondiale de la santé était en route mardi pour le pays asiatique afin d’investiguer sur l’origine de la pandémie, mais ne disposait toujours pas de tous les visas nécessaires.

A ses côtés, le responsable des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, Michael Ryan, a dit espérer qu’il s’agisse « simplement d’un problème logistique et bureaucratique que nous pouvons résoudre rapidement ». Il a expliqué que l’un des deux experts avait dû rebrousser chemin tandis que l’autre attendait dans un pays tiers.

Signe de nervosité, le pouvoir communiste a fait condamner la semaine dernière à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan.