Les élections municipales approchent, la violence augmente contre les candidats, les élus, les fonctionnaires électoraux. Homicides, attentats, disparitions, enlèvement menaces se succèdent. Deux rapports rapports tirent l’alarme, l’un de la Mission d’observation électorale, l’autre de la Fondation paix et réconciliation.

En matière de violence électorale, la Colombie fait marche arrière. Les homicides, les attentats et les menaces contre les candidats et les fonctionnaires ne sont pas une nouveauté. Mais ils avaient beaucoup diminué depuis la signature de l’accord de paix avec la guérilla des FARC en 2016. L’accalmie aura été de courte durée. Au total, plus de 150 faits de violences ont été enregistrés au cours des douze derniers mois et ils ont augmenté au cours des cinq dernières semaines. Vingt candidats ont été assassinés.

Des milices armées se disputent aujourd’hui les territoires et les trafics abandonnés par la guérilla. La carte de la violence préélectorale recoupe étroitement celle des économies illégales – que ce soit celle de la cocaïne ou celle du trafic d’or –. La violence a des explications diverses. Le commanditaire d’un assassinat peut vouloir évincer un rival. Ou tout simplement faire savoir aux autres candidats en lice qu’il est l’homme fort du territoire et qu’il faudra composer avec lui. La violence touche surtout les régions rurales. Tous les partis sont visés, l’impunité reste la règle. Dans plus de deux tiers des cas dénoncés, la police locale et les autorités ignorent qui est l’auteur du crime. Ou feignent de l’ignorer.

Brexit : la justice écossaise inflige un nouveau camouflet à Boris Johnson

la Cour d’appel d’Edimbourg a déclaré « illégale » la suspension controversée du Parlement britannique jusqu’au 14 octobre, estimant que la décision du Premeir ministre Boris Johnson avait « pour but d’entraver le Parlement ».

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a essuyé un nouveau revers mercredi, la justice écossaise ayant déclaré « illégale » la suspension controversée du Parlementjusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit. Le gouvernement, « déçu », a aussitôt annoncé faire appel auprès de la Cour suprême à Londres, et l’audience doit se dérouler mardi.

En attendant, le Parlement reste suspendu. La décision de justice « ne change rien » pour l’heure, a souligné une source gouvernementale.

Première victoire judiciaire des opposants à cette suspension

Le Labour, le principal parti d’opposition, tout comme la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, ont réclamé que le Parlement, suspendu depuis mardi, soit rappelé « immédiatement ».

Saisie par 78 parlementaires, la Cour d’appel d’Edimbourg a estimé que la décision de Boris Johnson avait « pour but d’entraver le Parlement » et a déclaré la prorogation « illégale » et « nulle et sans effet ». C’est la première victoire judiciaire des opposants à cette suspension du Parlement, qualifiée de manœuvre pour imposer un Brexit sans accord.

« Il appartient à l’électorat de trancher »

En première instance, la justice écossaise avait rejeté cette action intentée pour bloquer cette suspension, estimant qu’il appartenait non pas à la justice mais au « Parlement ou, en fin de compte, à l’électorat » de trancher.

C’est d’ailleurs ce même argument qu’a utilisé mercredi la Haute Cour de justice de Londres pour expliquer son refus la semaine dernière d’annuler la suspension du Parlement à la suite de l’action en justice d’une militante anti-Brexit.