La longue bataille judiciaire qui a opposé la fédération internationale d’athlétisme à l’athlète sud-africaine Caster Semenya a pris fin il y a deux semaines. La médaillée olympique du 800 mètres ne pourra pas prendre part aux Mondiaux de Doha en septembre et défendre son titre de championne du monde. En cause, son taux de testostérone jugé trop élevé par les instances de l’IAAF. Ce mercredi 14 août à Johannesburg, la championne sud-africaine a pris la parole publiquement pour la première fois depuis cette décision. L’occasion de parler de sa suspension et de ses projets pour le futur.

« Je ne suis pas vaincue », répète à de nombreuses reprises Caster Semenya devant un parterre de personnalités féminines sud-africaine. Elle est cependant amère après sa suspension par la fédération internationale. « Il y a des gens cruels, qui veulent vous contrôler. C’est ce qu’ils ont fait. Ils ont voulu me contrôler. Ils ont essayé et ils n’y sont pas arrivés. Maintenant ils veulent se débarrasser de moi. »

La double championne olympique du 800 mètres regardera à la télévision les Mondiaux d’athlétisme qui auront lieu en septembre au Qatar. Mais elle est bien décidée à reprendre après. « Il n’est pas question que je prenne ma retraite. J’ai encore dix ans de carrière devant moi. Bon d’accord, je vais être un peu ralentie dans ma dynamique pour quelques temps. Mais c’est juste temporaire pour moi. »

Dans l’hypothèse où elle ne pourrait pas recourir sur sa distance de prédilection, elle songe à changer de sport comme une autre star de l’athlétisme, Usain Bolt. « Mon projet est de courir jusqu’à mes 35 ans. Si je ne peux pas, il y a toujours le football. J’y rejouerai sûrement. Il y a aussi le rugby, où la fédération me veut dans l’équipe à 7. Je réfléchis encore à ça. »

Caster Semenya en a également profité pour tacler d’autres coureuses du 800 mètres, qui, selon elle,  ne l’ont jamais soutenue dans son combat.


Tennis : furieux contre l’arbitre, Nick Kyrgios s’absente du court pour casser deux raquettes

Le joueur australien a une nouvelle fois perdu le contrôle de ses nerfs, mercredi soir, en s’en prenant à l’arbitre à plusieurs reprises, lors du second tour du tournoi de Cincinnati.

 Depuis ses prometteurs débuts sur le circuit professionnel, les fans de Nick Kyrgios le savent bien : le pire ennemi de l’Australien sur un court de tennis, c’est lui-même. Tennisman brillant et atypique, le joueur de 24 ans s’illustre malheureusement régulièrement par ses accès de colère, ses provocations envers le public et l’arbitre, ou encore par ses brutales baisses de motivation en plein match. Et mercredi, au deuxième tour du Masters 1.000 de Cincinnati, il a une nouvelle fois perdu le contrôle, raconte L’Équipe.

Le quart de finaliste de l’Open d’Australie 2015 avait pourtant bien commencé son match l’opposant au Russe Karen Khachanov, en remportant la première manche 7-6[3]. Mais au cours du deuxième set, l’arbitre Fergus Murphy a activé un peu trop vite le décompte de temps entre deux points au service de l’Australien. Un fait de match en apparence anodin, mais qui a provoqué la fureur de Nick Kyrgios, qui n’a eu ensuite de cesse de se plaindre auprès de l’arbitre et de revenir sur l’incident, tout en qualifiant ce dernier de « pire arbitre du jeu » et de « patate sur une chaise ». Des provocations verbales qui ont fini par lui valoir un point de pénalité dans le troisième set.

Des chaussures jetées dans le public

Furieux, Nick Kyrgios s’est ensuite levé et dirigé vers les vestiaires, malgré les protestations de l’arbitre, avant de fracasser deux raquettes dans le couloir. Si, en cassant ses raquettes hors du cours, le joueur a évité un nouvel avertissement et sans doute un jeu de pénalité, les images ont été captées par les chaînes de télévision.  

Mort d’Emiliano Sala: le monoxyde de carbone serait à l’origine de l’accident

De nouveaux éléments apparaissent dans l’enquête sur la mort d’Emiliano Sala : des tests révèlent que le footballeur argentin aurait été exposé à de fortes doses de monoxyde de carbone avant le crash de son avion. Le 21 janvier dernier, Sala et son pilote s’étaient écrasés dans la Manche alors qu’ils volaient direction Cardiff. Les causes de l’accident restent incertaines. Le manque de qualifications du pilote ou le mauvais état de l’avion ont été évoqués,  mais ces derniers tests esquissent un début de scénario.

Une intoxication au monoxyde de carbone. Voilà ce que révèlent des prélèvements sanguins effectués sur Emiliano Sala. Le footballeur a été exposé à des doses potentiellement mortelles de ce gaz toxique.

Et il en est probablement de même pour le pilote, indiquent les enquêteurs britanniques, mais il est impossible de le savoir avec certitude. Contrairement à celui du footballeur, le corps du pilote Dave Ibbotson n’a pas été retrouvé.

Si ces résultats font avancer le dossier, c’est parce que l’inhalation de monoxyde de carbone peut provoquer étourdissements, somnolence, perte de connaissance et même la mort. De quoi « réduire ou inhiber les capacités du pilote », explique le bureau britannique des accidents aériens.

Mais alors comment ce gaz est-il entré dans l’habitacle ? On sait que l’avion du crash est un modèle particulièrement à risque, car il produit beaucoup de monoxyde de carbone. Un défaut d’étanchéité ou une fuite dans le système d’échappement pourraient être en cause.

La famille d’Emiliano Sala veut maintenant des explications sur cette question, mais le rapport d’enquête final n’est pas attendu avant début 2020.