Julian Assange accuse trente responsables liés à la fondation Nobel d’avoir transformé « un instrument de paix en instrument de guerre ». La police suédoise a annoncé vendredi 19 décembre qu’elle n’ouvrirait pas d’enquête à la suite de cette plainte. Julian Assange affirme que le prix 2025 constitue un « détournement de fonds et une facilitation de crimes de guerre au regard du droit suédois » et demande « le gel » du chèque de 11 millions de couronnes (environ 1 million d’euros) promis à la lauréate.
Le prix Nobel de la paix est décerné par le comité norvégien, à Oslo, mais Assange estime que la fondation Nobel à Stockholm doit assumer sa responsabilité financière.
Le fondateur de WikiLeaks estime que le choix de Maria Corina Machado contrevient au testament d’Alfred Nobel de 1895 – qui stipule que le prix doit être décerné à la personne qui aura fait « le plus ou le meilleur travail en faveur de la fraternité entre les nations, de l’abolition ou de la réduction des armées permanentes et de la tenue et de la promotion de congrès pour la paix » – en raison de son soutien aux actions de Donald Trump au Venezuela. Le président américain, à qui la lauréate a dédié son prix, a déployé depuis août une imposante flottille en mer des Caraïbes, officiellement pour lutter contre le narcotrafic, causant au moins 87 morts.
Le prix Nobel de la paix a été attribué à Maria Corina Machado pour ses efforts en faveur d’une transition démocratique dans ce pays. La police nationale suédoise a confirmé à l’AFP avoir reçu la plainte, aussi soumise à l’autorité de lutte contre la criminalité économique. Celle-ci confirme l’existence de cette plainte mais précise ne pas avoir la compétence pour la traiter.
Conférence à Paris sur la dette de l’indépendance d’Haïti La question de la restitution de la dette imposée à Haïti par la France en 1825 continue de s’imposer dans le débat académique et politique.
Le mardi 16 décembre 2025, Dieuseul Prédélus, recteur de l’Université d’État d’Haïti (Ueh) et président du Comité national haïtien de restitution et de réparation (Cnhrr), est intervenu lors d’une conférence publique organisée à l’Université Panthéon-Sorbonne, à Paris, autour du thème « Haïti–France, 1825–2025 : Indemnités postcoloniales, bilan et perspectives ».
La rencontre a rassemblé des universitaires haïtiens et étrangers, des intellectuels, des membres de la diaspora et des étudiants, dans le prolongement du bicentenaire de l’ordonnance par laquelle le roi Charles X avait conditionné la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti au paiement d’une indemnité.
En 1825, Haïti avait été contrainte, sous la menace des canonnières françaises, d’accepter le versement de 150 millions de francs-or, somme réduite par la suite à 90 millions, destinée à indemniser les anciens colons pour la perte de leurs « biens », incluant des personnes réduites en esclavage. Cette dette, contractée auprès de banques françaises, a pesé sur les finances publiques haïtiennes pendant plus d’un siècle.
Lors de son intervention, Dieuseul Prédélus a rappelé que cette charge financière a constitué un facteur majeur de l’appauvrissement structurel du pays. Selon lui, les ressources consacrées au remboursement de la dette ont durablement limité la capacité de l’État haïtien à investir dans des secteurs essentiels, tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.
Le président du Cnhrr a insisté sur le fait que la revendication haïtienne s’inscrit dans une logique de justice historique et non dans une démarche de charité ou de revanche. Il a notamment fait référence aux principes du droit international contemporain, qui reconnaissent l’esclavage transatlantique comme un crime contre l’humanité, soulevant ainsi la question de la légitimité de l’indemnité exigée en 1825.
Différentes estimations situent la valeur actualisée de cette dette entre 21 et 115 milliards de dollars américains, selon les méthodes de calcul retenues. Ces chiffres restent au centre de débats scientifiques, notamment sur les modalités d’actualisation et les formes possibles de restitution ou de réparation.
L’intervention du recteur de l’Ueh s’inscrit dans un contexte institutionnel encore marqué par des lenteurs. En 2025, une commission mixte franco-haïtienne d’historiens a été créée afin d’évaluer les faits et les conséquences de l’indemnité de 1825.
Toutefois, la constitution effective de la partie haïtienne de cette commission a tardé. L’arrêté nommant l’historienne Gusti-Klara Gaillard Pourchet comme co-présidente de la partie haïtienne n’a été publié qu’au début du mois d’août 2025.
Rattaché au Rectorat de l’Ueh, le Cnhrr est appelé à jouer un rôle d’appui scientifique aux travaux de cette commission mixte. À Paris, Dieuseul Prédélus a également évoqué l’évolution du débat en France, mentionnant la résolution adoptée le 5 juin 2025 par l’Assemblée nationale française, qui invite le gouvernement à examiner des pistes de restitution ou de réparation.
Parallèlement aux discussions internationales, le Cnhrr a adopté une feuille de route pour l’année 2026. Celle-ci prévoit la mise en place de groupes de travail thématiques, l’organisation de colloques scientifiques, le soutien à des recherches universitaires, la publication d’ouvrages collectifs, ainsi que la création d’une chaire de recherche consacrée à la dette de 1825 à l’Université d’État d’Haïti. Des activités d’information et de sensibilisation du public sont également annoncées dans les dix départements du pays.
Animée par le professeur Jean Marie Théodat, la conférence a donné lieu à plusieurs interventions, dont celle du professeur Ronald Jean Jacques, qui a présenté les objectifs et le fonctionnement du Cnhrr. Les échanges avec le public ont porté sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de la restitution, ainsi que sur le rôle que pourrait jouer la diaspora haïtienne dans le plaidoyer international.
Une jeune arbitre haïtienne au mondial 2026? Lanchka Elysée, jeune arbitre haïtienne accréditée par la FIFA, pourrait bien être présente à la la prochaine Coupe du Monde de Football 2026 comme assistante.
Elle est très dévouée et a déjà fait office dans plusieurs rencontres en première division nationale. Jeune femme aux multiples talents, elle devient arbitre assistante pour l’instance suprême du football mondial pour l’année 2026.
Diplômée en informatique bureautique, en journalisme, et maquilleuse professionnelle. Lanchka Elysée rejoint le cercle des arbitres haïtiens accrédités par la FIFA pour l’année 2026.
Une excellente nouvelle pour le football haïtien!
La polémique enfle entre Trump et Maduro Le président américain Donald Trump a annoncé mardi un « blocus total » contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas en pleine crise entre les deux pays. Aujourd’hui, j’ordonne un blocus total et complet de tous les pétroliers sanctionnés entrant et sortant du Venezuela », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro utilise le pétrole pour financer « le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements », a justifié Donald Trump, reprenant sa rhétorique habituelle. Dans son message, il a aussi affirmé que « le régime vénézuélien avait été désigné comme une organisation terroriste internationale » par son administration. Caracas a répondu en qualifiant de « menace grotesque » cette annonce. Le président des États-Unis tente d’imposer de manière absolument irrationnelle un prétendu blocus naval militaire au Venezuela dans le but de voler les richesses qui appartiennent à notre patrie », a rétorqué le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.
Trump accuse Maduro d’être un narcotrafiquant.
L’administration Trump accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. L’intéressé dément catégoriquement, affirmant que Washington cherche à le renverser pour s’emparer du pétrole vénézuélien, la principale ressource de son pays.
Les États-Unis ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le narcotrafic, des opérations à la légalité mise en doute par les experts.
Haïti/Violences: les habitants fuient les gangs Environ 9,000 personnes ont été déplacées dans les départements de l’Artibonite et de l’Ouest, au cours du mois de novembre 2025, en raison des violences perpétrées par des gangs armés, indique l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).
Ces déplacements massifs exercent une pression supplémentaire sur des sites déjà surpeuplés, ainsi que sur les communautés hôtes, souligne l’Oim, qui alerte sur une hausse significative des besoins humanitaires.
Fin septembre 2025, le nombre de personnes déplacées internes avait déjà atteint 1,4 million, à cause de la crise sécuritaire ayant causé plus de 4,000 morts entre janvier et septembre 2025.
Par ailleurs, les ménages touchés par l’ouragan Mélissa, à la fin du mois d’octobre 2025, peinent toujours à se reconstruire.
Plus de la moitié de la population haïtienne, environ 51 %, se trouve en situation d’insécurité alimentaire aiguë, selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (Ipc), publiée en octobre 2025 par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (Cnsa).
La Cnsa anticipe une aggravation de cette situation entre mars et juin 2026, avec un taux pouvant atteindre 53 % de la population.
De nombreuses personnes sont privées d’un soutien vital, en raison de financements insuffisants, qui freinent les progrès vers des solutions durables, relève l’Oim.
Par ailleurs, près de 22,000 migrantes et migrants haitien.ne.s ont été expulsé.e.s vers Haïti en novembre 2025, ajoute-t-elle.
Un ex-adjoint du FC Barcelone à la tête du Suriname Quelques jours après la démission de Stanley Menzo à la tête de la sélection Surinamiènne, les barragistes de la Coupe du monde 2026 officialisent Henk Ten Cate entant que nouveau sélectionneur.
L’entraîneur hollandais de 71 ans passé par Panahinaikos, adjoint au FC Barcelone, Al _Ittihad, Ajax et Assistant à Chelsea Football Club . HENK Ten CATE prend les rênes de l’équipe Surinamiènne dans un contexte d’où l’équipe caribéenne s’engage dans les matchs de barrages coupe du monde face à Bolivie en février 2026. Entant qu’ancien adjoint de la sélection de 2023 à 2024, la Fédération Surinamiènne fait choix de la continuité.