La communauté internationale s’inquiète de la tension croissante entre Venezuela et Guyana sur l’Essequibo, la région riche en pétrole en dispute entre les deux pays qui ont cependant assuré mercredi avoir ouvert des «canaux de communication».

Ajoutant à cette tension, un hélicoptère de l’armée guyanienne avec sept personnes à bord qui opérait dans la zone de la frontière a disparu, a annoncé en soirée le chef d’état-major guyanien, Omar Khan qui, a toutefois ajouté que «nous n’avons aucune information suggérant» une intervention vénézuélienne. Il a précisé que la météorologie était «mauvaise» mais confié que «nous envisageons toutes les possibilités». Les recherches reprendront jeudi. Le général a aussi confié: cela «ajoute de l’angoisse dans la période que nous traversons».

Haïti: Assassinat d’un ancien candidat à la députation.

L’ancien candidat à la députation de Saut d’Eau Prospère Louis Jeune a été tué par balle par des hommes armés, le mercredi 6 décembre à son domicile, à Vivy Mitchell. Les bandits auraient tenté d’enlever M. Louis-Jeune, qui leur aurait résisté.

Le président guyanien Irfaan Ali a estimé mardi soir que des déclarations du président vénézuélien Nicolas Maduro étaient “une menace directe” alors que celui-ci a ordonné l’octroi de licences pétrolières dans l’Essequibo, région sous administration guyanienne et riche en pétrole.

Cet échange survient alors que le Venezuela a organisé dimanche un référendum sur l’Essequibo. Selon les chiffres officiels – contestés par de nombreux observateurs – quelque 10,4 millions d’électeurs vénézuéliens y ont participé et 95% se sont dits favorables à l’intégration de la zone à leur pays.

Surfant sur cette “victoire”, M. Maduro a ordonné mardi au géant public pétrolier PDVSA d’accorder des licences d’exploitation de pétrole et gaz dans la région de l’Essequibo.

Il a également proposé que le pays se dote d’une loi spéciale interdisant la signature de contrats avec des entreprises travaillant dans le secteur en vertu de concessions accordées par le Guyana.

M. Maduro a évoqué un délai de trois mois donné à ces sociétés pour se retirer de la zone “à délimiter”, tout en se disant toutefois “ouvert à la discussion”.

Il aussi demandé de faire en sorte que soit promulguée une loi pour créer la province du Guayana Esequiba, qu’un recensement y soit conduit et que des cartes d’identité soient délivrées aux habitants.

Le président vénézuélien a néanmoins appelé à “un accord diplomatique, juste, satisfaisant pour les parties et amical” tout en affirmant que son pays allait “récupérer” l’Essequibo où de vastes gisements de brut ont été découverts en 2015.

Le président guyanien n’a pas attendu longtemps pour réagir, prononçant une allocution exceptionnelle à la nation mardi en fin de soirée.

– “Nation hors-la-loi”

“Il s’agit d’une menace directe pour l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance politique du Guyana (…) Le Guyana considère cela comme une menace imminente (…) intensifiera les mesures de précaution pour sauvegarder son territoire”, a-t-il déclaré.

Gaza: Les Palestiniens vivent dans l’horreur.

Les Palestiniens à Gaza vivent dans « l’horreur la plus totale », a dénoncé ce mercredi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, lors d’une conférence de presse à Genève. Il a décrit une situation « apocalyptique » et averti du risque de graves violations des droits de l’homme par les deux camps. L’ONU n’est plus en mesure de livrer de l’aide vers la bande de Gaza depuis l’Égypte via le point de passage de Rafah.

Cisjordanie: 3 Palestiniens tués dont un adolescent.

Les forces israéliennes ont tué mercredi par balles trois Palestiniens, dont un adolescent, dans des opérations en Cisjordanie occupée, a rapporté le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne. Abdel Nasser Moustapha Al-Riahi, 24 ans, a été mortellement blessé par des tirs le matin dans le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, a précisé le ministère dans un communiqué.

Des forces israéliennes « ont fait irruption dans le camp de Balata et encerclé une maison », provoquant des « heurts », a indiqué l’agence de presse officielle palestinienne Wafa. Deux autres Palestiniens, Abdelrahmane Bani Odeh, 16 ans, et Moaz Zahrane, 23 ans, ont été tués par des tirs de soldats israélien respectivement dans le village de Tamoun et dans le camp d’Al Fara, selon le ministère de la Santé.

250 cibles frappées à Gaza au cours des dernières 24 heures.

L’armée de l’air israélienne a déclaré mercredi qu’elle avait frappé environ 250 cibles dans la bande de Gaza au cours de la journée écoulée, y compris deux lanceurs à partir desquels le barrage tiré vers le centre du pays mardi a été lancé, rapporte Haaretz.

Selon l’armée, « les forces de la Brigade Kfir ont tué un groupe armé opérant près d’une école dans le nord de la bande de Gaza, et ont ensuite localisé et détruit un puits de tunnel dans l’enceinte de l’école ».

Khan Younès, nouvel épicentre de la guerre au Proche Orient avec ces dernières heures d’intenses bombardements israéliens sur cette localité de la bande de Gaza. De nombreux Palestiniens déplacés pensaient y trouver plus de sécurité.

 Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans cette partie de Gaza, au niveau de la grande ville de Khan Younes, proche de la frontière avec l’Égypte. L’hôpital Nasser, le plus grand de Khan Younes, a reçu mardi matin des dizaines de blessés.

À Gaza, « nous n’avons plus rien en termes de produits de première nécessité »

Comme dans tous les conflits armés, ce sont les civils qui payent le plus lourd tribut à Gaza. La population est meurtrie. Outre la multitude des morts et des blessés, l’enclave sous blocus manque de tout. L’aide internationale est insuffisante. Et les pénuries alimentaires frappent de plein fouet les habitants.

La Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti se dessine.

 En plus des officiers kényans, d’autres gens d’armes africains feront  également partie de la MMSS. « Le Burundi, le Sénégal et le Tchad, des pays de l’Afrique francophone, vont également envoyer des officiers en Haïti », a précisé cette source.

Auparavant, il avait été indiqué que le Sénégal comptait déployer 350 officiers en Haïti. Le Burundi, de son côté, souhaite y déployer 250.  Des pays comme le Chili, la Jamaïque, l’Équateur vont aussi se joindre à la MMSS.

La Barbade souhaite envoyer 200 officiers et les Seychelles déploieront 190 officiers en Haïti. Devant le Parlement européen, le président du Kenya avait indiqué que la MMSS aura besoin de 5 000 membres.

Time: Messi nommé sportif de l’année.

La superstar argentine, Lionel Messi, a été désigné sportif de l’année par le magazine Time mardi, pour son impact sur le football américain depuis qu’il a rejoint l’Inter Miami cet été. « Messi a réussi ce qui semblait impossible : faire des États-Unis un pays de football », écrit le magazine.

Récompensé d’un huitième Ballon d’Or fin octobre, Messi (36 ans) a quitté en juillet le Paris Saint-Germain pour rejoindre l’Inter Miami, club co-dirigé par David Beckham, sept mois après son titre de champion du monde conquis fin 2022 avec l’Argentine. « Ma première option était de retourner à Barcelone, mais ce n’était pas possible. Il est aussi vrai que j’ai envisagé ensuite le championnat saoudien, une compétition puissante qui peut devenir importante dans le futur dans un pays que je connais », explique Messi à Time.

« C’était finalement l’Arabie Saoudite ou la MLS, et les deux options m’intéressaient », poursuit La Pulga

Vainqueur de la Leagues Cup en août après son arrivée, le premier trophée du club, Messi a ensuite enchaîné les absences alors que l’Inter Miami a échoué à se qualifier pour les play-offs du championnat.  En 2024, en plus de la MLS, l’Argentin sera attendu à la Copa America en juin et juillet aux Etats-Unis. Le tirage au sort est prévu jeudi.

Messi n’a pas fermé la porte à une éventuelle participation à une 6e Coupe du monde en 2026, disputée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

Copa America 2024: 16 pays de la CONMEBOL et de la CONCACAF  en lice aux États-Unis.

La Copa America, pour la première fois entre 16 équipes de la CONMEBOL et de la CONCACAF, se déroulera dans 14 stades aux Etats-Unis, a annoncé lundi l’instance dirigeante du football sud-américain, organisatrice du tournoi. Texas, Arizona, New Jersey, Californie, Caroline du Nord, Kansas, Missouri, Nevada, 10 Etats américains accueilleront les rencontres de cette 48 édition en juin et juillet 2024, dont le match d’ouverture le 20 juin à Atlanta (Géorgie) et la finale le 14 juillet à Miami (Floride).

Plus ancien tournoi d’équipes nationales au monde dont la première édition a été organisée en 1916, il se disputera dans un format élargi, comprenant les traditionnels dix pays d’Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Colombie, Equateur, Pérou, Venezuela, Paraguay, Bolivie, Chili) et désormais six pays issus de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF).

Crédits-Photos: Sputnik Afrique, Sud Ouest et Seneweb.