Deux des filles de Diego Maradona ont démenti jeudi devant la justice les accusations de harcèlement numérique présumé à l’encontre de l’avocat Matias Morla, détenteur des droits de la marque Maradona qu’elles accusent d’escroquerie.

Lors d’une audience à distance devant la 4e chambre du tribunal de Buenos Aires, où elles répondaient à la plainte déposée par Me Morla, ancien ami de leur père décédé en novembre, Dalma et Gianinna Maradona s’en sont tenues aux dépositions de leur avocat.

“Il est évident que Mme Dalma Maradona et Gianinna Maradona subissent depuis plusieurs années le mépris public non seulement sur les réseaux, mais aussi à la télévision et dans la presse écrite de la part de la personne qui essaie aujourd’hui d’endosser le statut de victime”, a transmis au tribunal l’avocat des filles de l’idole du football argentin, dont la presse a obtenu copie.

Le harcèlement numérique est une infraction passible d’une amende, de travaux d’intérêt général et aller jusqu’à une peine d’emprisonnement de cinq jours.

Les deux filles aînées de Diego Maradona, nées de son union avec Claudia Villafañe, sont en conflit avec Matias Morla à propos de l’utilisation de la marque “Maradona”.

Vendredi dernier, la Chambre nationale d’appel en matière criminelle et correctionnelle a autorisé M. Morla à recommencer à commercialiser les nom, surnoms et pseudonymes faisant référence au champion mondialement connu: Maradona, D10S, El Diez, La mano de Dios (la main de Dieu) et El Diego.

Le 31 mars, il s’était vu suspendre par la justice leur utilisation dans le cadre d’une procédure pour administration frauduleuse et escroquerie présumées engagée par Dalma et Gianinna.

Ces marques sont enregistrées à l’Institut national de la propriété industrielle au nom de Sattvica S.A., une société créée par M. Morla et un de ses beaux-frères en juin 2015, six mois après que Maradona lui ait fait procuration pour l’utilisation commerciale de son nom.