Le Congrès américain juge le Boeing 737 MAX «défectueux et dangereux»

À quelques jours de la commémoration du crash du 737 MAX d’Ethiopian Airlines qui avait coûté la vie à 157 personnes, la commission des transports du Congrès américain vient de rendre un nouveau rapport accablant pour Boeing dont l’avion est cloué au sol depuis plus d’un an.

Sur 13 pages, la commission des transports du Congrès accuse et met en lumières les défaillances de Boeing, mais aussi de l’agence fédérale de l’aviation américaine. Selon elle, le 737 MAX est « un avion fondamentalement défectueux et dangereux ».

Après un an d’enquête, des audiences publiques, des dizaines et des dizaines de personnes interrogées, les conclusions de la commission viennent s’ajouter à celles déjà révélées par d’autres enquêtes qui ont suivi la série de crashs d’avions 737 MAX et la mort de 346 personnes.

Pour les membres du Congrès, il est urgent de revoir les procédures de certification mises en place par l’agence de régulation aérienne. « Le fait que plusieurs erreurs de conception technique aient été jugées conformes illustre un besoin de réforme législatives et réglementaires » écrivent les enquêteurs.

Ils parlent notamment des défaillances techniques responsables des deux accidents aériens. Le rapport dénonce également la culture interne au sein de Boeing, les pressions exercées sur les employés ou la dissimulation d’informations cruciales au détriment de la sécurité.

Visée par ce rapport, l’agence fédérale de l’aviation assure que ses procédures ont toujours été efficaces, mais « être ouverte à un examen approfondi ». De son côté Boeing, dont le patron a été remplacé en janvier dernier, fait savoir qu’ils passeront en revue le rapport de la commission d’enquête.


Coronavirus: l’Opep s’inquiète pour les cours du pétrole

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés vont-ils réduire leur production pour soutenir les cours du brut à la baisse depuis la crise du coronavirus ? C’est l’enjeu des réunions qui se tiennent ces 5 et 6 mars 2020 à Vienne, en Autriche.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les prix du pétrole sont en recul. Les deux cours de référence, le Brent de la mer du Nord pour l’Europe et le WTI pour les États-Unis ont perdu près de 30 % depuis le début de l’année. Le Brent dépasse à peine les 50 dollars. L’or noir subit de plein fouet les effets du Covid-19 et le ralentissement de l’activité économique mondiale.

À elle seule, la Chine consomme plus de 10 % de la production mondiale d’or noir. Et depuis le début de l’épidémie, les importations chinoises de brut sont en chute libre. Elles seraient passées de 11 millions de barils par jour à 7 millions courant février. D’autres pays asiatiques, comme la Corée, le Japon ou bien encore l’Inde, enregistrent une baisse de leur demande.

Une offre pléthorique

Face au ralentissement mondial, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) vient de réviser à la baisse ses attentes concernant la demande de brut, pour cette année. Une demande attendue désormais à 825 000 barils par jour, au plus bas depuis 2011. Ce déséquilibre entre une faible demande et une offre pléthorique est, également, aggravé par le regain de la production pétrolière américaine. Des pays non membres de l’Opep, comme les États-Unis, le Brésil et la Norvège, pompent, en effet, à des niveaux record.

Seule solution pour l’Opep ? Réduire son offre pour enrayer la baisse des cours de l’or noir. En décembre dernier, les treize membres de l’organisation et leurs alliés, se sont mis d’accord pour réduire leur production de 500 000 barils par jour. Cela s’ajoute au 1,2 million de barils déjà retirés du circuit depuis un an.

Réduire les quotas

Ces efforts ont, certes, fait rebondir les cours du brut début janvier. Mais l’épidémie de coronavirus les a fait repartir à la baisse. Lors de cette réunion des 5 et 6 mars, l’Opep et ses alliés, dont la Russie, vont-ils de nouveau se mettre d’accord pour réduire les quotas ? De leur côté, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe envisagent une nouvelle baisse de production d’un million de barils par jour, pour stabiliser les cours du brut.

Reste une inconnue : la position de la Russie, non membre de l’Opep. Le président Vladimir Poutine estime, pour sa part, que « les cours actuels du brut sont acceptables pour le budget de la Russie ». Mais il n’a pas exclu « une action pour rééquilibrer l’offre » face à la baisse de la demande mondiale.

À lire aussi : États-Unis: la réserve fédérale baisse ses taux et déçoit Wall Street

Égalité homme-femme: les entreprises françaises championnes d’Europe

 

Coronavirus: la Banque mondiale annonce une aide immédiate de 12 milliards de dollars

La Banque mondiale a annoncé ce mardi un plan d’urgence de 12 milliards de dollars pour aider les pays à «prendre des mesures efficaces» afin de contenir l’épidémie de coronavirus, épargner des vies et atténuer l’impact économique. «L’objectif est de fournir une action rapide et efficace qui réponde aux besoins des pays», a déclaré David Malpass, le président de la Banque mondiale lors d’une conférence téléphonique. Il a en outre souligné la nécessité de «reconnaître» que le virus faisait peser une charge supplémentaire sur les pays pauvres.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.