Coronavirus: Avec plus de 800 morts, l’épidémie devient plus mortelle que le Sras

Après l’annonce de nouveaux décès liés au coronavirus, le bilan fait état de 811 victimes dans le monde. Ainsi, l’épidémie de coronavirus est devenue plus meurtrière que celle du Sras. 774 personnes sont mortes lors de l’épidémie de 2002-2003.

Après l’annonce de 89 nouveaux décès samedi 8 février 2020, le nombre de personnes mortes à cause du coronavirus est de 811, faisant passer l’épidémie devant celle du Sras. En 2002-2003, 774 avaient trouvé la mort à cause du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras).

C’est en Chine continentale, et plus particulièrement dans la province de Hubei, que le coronavirus s’étend le plus. Le dimanche 9 février, le nombre de cas confirmés en Chine est de 37 198, soit 2 600 cas supplémentaires par rapport au dernier bilan quotidien.

332 cas dans le reste du monde, 11 en France

Dans le reste du monde, quelques 332 cas ont été recensés dans 27 pays, dont la France, qui en a détectés 11 sur son territoire. Mais pour l’heure, seulement deux cas mortels ont été recensés en dehors de la Chine continentale, à Hong-Kong et aux Philippines.

Cependant, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est voulue rassurante, samedi . Elle estime que la stabilisation du nombre de cas de contamination relevés chaque jour est « une bonne nouvelle » mais qu’il était toutefois trop tôt pour en conclure que le pic de contaminations avait été atteint.

Deux militaires américains ont été tués samedi par un soldat afghan dans l’est de l’Afghanistan

«Les informations actuelles indiquent qu’un individu portant un uniforme afghan a ouvert le feu avec une mitrailleuse sur la force militaire conjointe américaine et afghane», a déclaré, dimanche 9 février, dans un communiqué le porte-parole des forces américaines en Afghanistan, Sonny Leggett, cité par l’AFP. Il avait précédemment confirmé que ces militaires avait essuyé des «tirs directs» dans la province de Nangarhar.

Primaires démocrates: Pete Buttigieg au centre de la cible

La course pour l’investiture démocrate se poursuit. Les candidats sont cette fois dans le New Hampshire. Pour l’instant en tête des votes dans l’Iowa, Pete Buttigieg est désormais la cible de choix des autres candidats. L’ancien maire de South Bend est critiqué de toutes parts notamment pour son manque d’expérience politique.

Pour Joe Biden, plus question de retenir les coups, Pete Buttigiegest l’homme à battre. Et dans le camp de l’ancien vice-président, on a bien compris où était le point faible du plus jeune des candidats démocrates. Hier, l’équipe de campagne de Joe Biden a diffusé une vidéo moquant le manque d’expérience politique de l’ancien maire de South Bend.

« Lorsque Joe Biden négociait l’accord nucléaire avec l’Iran, le maire Buttigieg a mis en place des mesures de protection des animaux de compagnie dans sa ville » souligne ironiquement la vidéo.

Réponse immédiate de l’équipe de Pete Buttigieg : les résultats positifs de l’ancien maire parlent d’eux-mêmes et sont la raison pour laquelle il serait un bon président.

Mais Bernie Sanders, donné pour le moment deuxième derrière Pete Buttigieg, de s’en prendre à son tour à l’ancien maire et surtout à ses donateurs. « Si on espère un vrai changement dans notre pays, ce n’est pas quelqu’un qui reçoit des millions de l’industrie pharmaceutique qui sera ce changement », a déclaré le sénateur du Vermont.

À quelques jours de la primaire du New Hampshire, il ne fait aucun doute que Pete Buttigieg, donné en tête des sondages pour le moment, va devoir essuyer de nombreuses critiques de la part de ses adversaires.



Coronavirus: l’ambassade des États-Unis à Pékin annonce le décès d’un ressortissant américain à Wuhan

«Nous pouvons confirmer qu’un ressortissant américain de 60 ans déclaré porteur du coronavirus est mort dans un hôpital de Wuhan, en Chine, le 6 février», a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Pékin.

Coronavirus: Ethiopian Airlines maintient ses vols avec la Chine

La première compagnie aérienne d’Afrique ne veut pas céder au catastrophisme, ni à la demande du président kényan Kenyatta qui aimerait, lui, qu’elle suspende ses vols.

Wuhan, la ville-foyer de l’épidémie, n’est pas directement desservie par la compagnie nationale Ethiopian Airlines. Le géant africain du secteur dessert en revanche cinq villes chinoises, dont quatre quotidiennement (Shanghai, Hong Kong, Guangzhou et Beijing). L’aéroport de Bolé, à Addis-Abeba, a détrôné Dubaï en tant que porte d’entrée du continent, en novembre 2018. Le risque est donc important.

Pour autant, Ethiopian Airlines ne veut pas suspendre ses vols vers l’Empire du milieu. C’est ce que lui a demandé Uhuru Kenyatta jeudi. Le chef de l’État kényan craint la faiblesse des systèmes de santé africains. La compagnie nationale kényane a d’ailleurs elle-même arrêté de voler vers la Chine depuis le 31 janvier.

Quarantaine pour des passagers de Wuhan

Mais le directeur des ressources humaines d’Ethiopian Airlines, Mesay Shiferaw, confirme la position de sa compagnie : « Ne pas voler vers la Chine ne nous protège pas du coronavirus car les gens continuent de voyager ici et là. Très peu de pays ont stoppé l’ensemble des vols entrants et sortants de Chine. »

Le responsable de la première compagnie continentale considère cependant que la vigilance est de mise dans l’hypothèse où un cas de virus serait détecté. « Si cela arrive, nous devons améliorer notre capacité de réponse et de cette manière nous pourrons le contenir car ce n’est pas la première fois que l’on voit ce genre de situation d’urgence mondiale. »

Huit cas suspects ont été déclarés négatifs par les autorités sanitaires éthiopiennes ce vendredi. Trois échantillons sont en cours d’examen en Afrique du Sud. L’Éthiopie va placer en quarantaine l’ensemble des passagers arrivant par avion de la ville chinoise de Wuhan.

Coronavirus: les premières leçons d’une épidémie mondiale

La maladie, d’origine encore inconnue, a fait plusieurs centaines de morts et contaminé des dizaines de milliers de personnes. Que sait-on aujourd’hui ? Comment se protéger ? Pourquoi un tel climat d’inquiétude sur la planète ? Quels impacts sur l’économie ? Récit d’une crise qui bouscule le monde entier.

1er janvier 2020 : les autorités chinoises décident de fermer le marché de fruits de mer de Huanan à Wuhan, énorme agglomération de 11 millions d’habitants au centre de la Chine. On y vend de nombreuses espèces, pas seulement issues des océans. Laquelle est à l’origine de la propagation d’un nouveau coronavirus ? Pour le moment, impossible de le dire avec certitude. La veille, le 31 décembre 2019, la première alerte était lancée auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Parmi les premiers malades, plusieurs travaillaient sur les lieux. Sur ce même marché est également vendue la civette, petit mammifère dont la viande serait particulièrement appréciée dans la région. L’épidémie de Sras, qui avait tué près de 650 personnes en Chine au début des années 2000, était partie de cet animal en théorie interdit de consommation. Mais un autre doute subsiste. Les premiers symptômes seraient apparus dès le début du mois de décembre chez un patient qui n’aurait pas fréquenté le marché. Le 7 janvier, les premières analyses chinoises permettent d’identifier un nouveau coronavirus.

Transmission entre humains

Quelle que soit l’origine précise de la contamination, la maladie se propage à grande vitesse. De jour en jour, de nouveaux cas sont décelés à Wuhan et bientôt dans d’autres régions de la Chine. Le 11 janvier, Pékin annonce un premier mort. Il sera suivi de centaines d’autres, le recensement restant lui aussi soumis aux doutes. À Wuhan,deux hôpitaux sont construits en urgence. Le 20, la transmission entre humains est confirmée.

Pétrole touché, voyages déconseillés

Malgré les mesures inédites de quarantaine – elles concernent des dizaines de millions de personnes –, le virus traverse les frontières. À ce jour, une vingtaine de pays, en Asie, en Océanie, en Europe et en Amérique du Nord a confirmé des cas d’infection. L’Afrique n’est pas encore officiellement touchée, mais s’y prépare. Les aéroports mettent en place des contrôles de plus en plus stricts, avec des caméras thermiques évaluant la température interne des passagers en provenance de Chine. Une à une, les compagnies aériennes suspendent leurs liaisons avec le géant d’Asie. Les gouvernements déconseillent les voyages. Le trafic est fortement perturbé, le secteur pétrolier s’inquiète d’une diminution généralisée de la consommation. Les producteurs étant fortement dépendants de la demande chinoise, les cours du brut sont en forte baisse. Bien d’autres pans de l’économiesont touchés par l’incertitude : tourisme (des milliers de passagers sont placés en quarantaine sur des bateaux de croisière), électronique, industrie, restauration. Seuls les fabricants de masques tirent leur épingle du jeu. Les pharmacies et autres points de vente de matériel de protection sont pris d’assaut.

Le coronavirus en 7 points

Début février, le coronavirus est qualifié de « plus contagieux pour l’économie que le Sras ». Sur place, en Chine, l’activité se réduit brusquement. Foxconn, principal fournisseur au monde de composants électroniques, sous-traitant d’Apple et de Huawei, autorise son personnel taïwanais en Chine à ne pas reprendre leur poste avant la mi-février. Apple place des milliers d’ouvriers en quarantaine dans une usine géante de production d’iPhone. Le travail s’arrête à Wuhan, épicentre de l’épidémie désormais coupé du monde, fief du secteur automobile avec la présence de Dongfeng, deuxième constructeur du pays, mais aussi de PSA et Renault. Les transports sont interrompus, les festivités du Nouvel An chinois, source de très nombreux déplacements, sont annulées. Les marchés financiers accusent le coup. Face au risque de paralysie, la banque centrale chinoise décide d’injecter 1 200 milliards de yuans – 156 milliards d’euros – pour soutenir l’économie.

Donald Trump propose son aide

Le 30 janvier, l’OMS décrète l’urgence sanitaire mondiale. Les pays qui en ont les moyens rapatrient leurs ressortissants. La Russie décide de fermer sa frontière avec la Chine. Donald Trump propose l’aide des États-Unis, se disant « en étroite communication avec la Chine ». Mais quelques jours plus tard, les autorités américaines interdisent l’entrée sur leur territoire des étrangers passés récemment par la Chine. Pékin accuse Washington de « semer la panique ». L’ambassadeur à Londres accuse le Royaume-Uni d’avoir « réagi de manière excessive » en demandant à ses ressortissants de quitter le territoire chinois.

Dénonciation encouragée

En Chine, la gestion de la crise est de plus en plus critiquée. Le gouvernement finit par reconnaître « des défaillances ». Certains lui reprochent aussi des méthodes énergiques : des drones survolent les villes pour rappeler aux citoyens les consignes, mesurer leur température, pulvériser du désinfectant. Des personnes soupçonnées d’avoir contracté le virus sont enfermées chez elles. La dénonciation est encouragée. Celles et ceux qui signaleraient la présence de personnes venues de la région de Wuhan peuvent bénéficier de primes. À Nanchang, dans le centre de la Chine, des pharmacies doivent fournir aux autorités l’identité des personnes achetant des médicaments contre la toux ou la fièvre. Des barricades sont installées. À Wuhan, un responsable local admet « un grave manque de lits et de matériel ».

Recherche d’un vaccin

Pendant ce temps, les chercheurs s’activent. L’OMS lance un appel de fonds de 675 millions de dollars (613 millions d’euros). L’organisation de l’ONU chargée de la santé annonce l’envoi de 250 000 tests dans plus de 70 laboratoires du monde entier. L’Union européenne débloque 10 millions d’euros pour la recherche. Après des équipes chinoises et australiennes, l’Institut Pasteur à Paris parvient à mettre en culture des souches du virus. D’autres initiatives se mettent en place : la fondation Bill et Melinda Gates s’engage à investir 100 millions de dollars pour la lutte contre le nouveau coronavirus, dont 60 millions seront consacrés à la recherche de vaccins, de traitements et d’outils de diagnostics.

Rumeurs et stigmatisation

Avec la propagation du coronavirus, d’autres maladies apparaissent, alimentées par les réseaux sociaux. Les rumeurs ou fausses informations se multiplient. Les médecins ou spécialistes de l’épidémiologie font la tournée des médias pour les démentir ou rétablir des vérités scientifiques. Autre mal lié à la peur et à l’incertitude : la stigmatisation des personnes d’origine asiatique. L’Association des Chinois résidant en France reporte le défilé du Nouvel An lunaire pour « risques sanitaires et psychose ». Pour dénoncer les préjugés racistes, un hashtag est né : #jenesuispasvirus 

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