La majorité des Américains pensent que les réseaux sociaux ont trop de contrôle sur l’information, selon une étude publiée ce mercredi. 

La majorité des Américains (plus de 60%) estime que les réseaux sociaux ont trop de contrôle sur l’information qu’ils voient, estime une étude publiée mercredi par le Pew Research Center.

Pourtant, 55% des adultes américains déclarent obtenir leurs informations « souvent ou parfois » sur les réseaux sociaux, contre 47% en 2018.

Une perception différente pour les républicains

L’étude met en avant les inquiétudes croissantes sur la manière dont les réseaux façonnent l’info. Certains internautes, à commencer par le président Donald Trump, se plaignent que les plateformes soient, selon eux, partiales.

Les républicains ont d’ailleurs une perception en général plus négative des réseaux sociaux que les démocrates: les trois quarts d’entre eux pensent qu’ils exercent trop de contrôle sur l’actualité, contre 53% des démocrates et de leurs partisans.

17% apprennent les nouvelles sur Twitter
D’après l’étude, la moitié des adultes américains consultent des informations sur Facebook. Plus d’un quart regardent des vidéos d’info sur YouTube (Google), 17% apprennent des nouvelles sur Twitter et 14% sur Instagram.

Mais 80% des personnes interrogées estiment que les plateformes ne référencent pas tous les médias de la même façon, et une majorité écrasante pensent qu’elles mettent en avant les publications qui produisent des « articles qui capturent l’attention ».

Mars tremble, vous pouvez l’écouter

La Nasa vient de publier deux enregistrements sonores de secousses martiennes, à écouter en ligne depuis la Terre. 

Les « battements de cœur » de la planète Mars. Le robot InSight de la Nasa arrivé en novembre 2018 sur Mars a enregistré de multiples secousses sismiques que les Terriens peuvent désormais écouter ici et . Il s’agit de deux fichiers sonores de secousses datant du 22 mai et du 25 juillet, enregistrées grâce au sismomètre ultrasensible fourni par l’agence spatiale française CNES.

Vibrations « trop basses pour l’oreille humaine »

Car la planète n’est pas morte et « respire » encore de manière ténue, explique le CNES. La fréquence des vibrations est trop basse pour l’oreille humaine, et les secousses trop faibles pour être ressenties. Les enregistrements ont donc été « légèrement » traités et accélérés pour devenir audibles grâce à une technique dite de « sonification », réalisée par des chercheurs de l’Institut de physique du Globe de Paris.

Ils sont représentatifs des 21 événements dont les scientifiques sont quasi-sûrs qu’il s’agit de séismes, sur une centaine d’événements détectés.

Indices sur la composition de la croûte martienne

Avec un casque audio, on entend donc un grondement léger, un bourdonnement peu spectaculaire à première écoute, mais dont les scientifiques tirent déjà des conclusions sur la composition de la croûte martienne. Cette croûte est sans doute comparable à « un mélange de la croûte de la Terre et de celle de la Lune », écrit le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa.

Les failles dans la Terre se referment relativement rapidement grâce à l’eau qui s’y infiltre, ce qui permet aux ondes de traverser les vieilles fractures sans interruption et de filer à travers la croûte. A l’inverse, la croûte lunaire est « plus sèche », les failles ne se referment pas vite et les ondes se propagent pendant des dizaines de minutes au lieu d’aller en ligne droite. 

Mars ressemble plus à la Lune, et les ondes sismiques s’y propagent pendant environ une minute, « tandis que les séismes sur Terre peuvent apparaître et disparaître en quelques secondes », poursuit le JPL. Les équipes gérant le sismomètre n’en sont qu’au début de leur exploration du sous-sol, dont ils entendent un jour découvrir la composition complète, notamment du noyau.


Pétrole: l’Équateur va quitter l’OPEP

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole va perdre de nouveau un de ses membres, l’Équateur, en janvier prochain. L’État sud-américain, très endetté, ne veut plus être contraint par les quotas de production de l’OPEP.

L’Équateur l’a annoncé lundi, il quittera l’OPEPen janvier. Le pays sud-américain, qui a dû faire appel au Fonds monétaire international, souhaite augmenter librement sa production de pétrole, pour remplir les caisses de l’État.

Nouveau revers pour l’OPEP

Or l’OPEP contraint ses membres à réduireleur production pétrolière, depuis début 2017, pour soutenir les cours mondiaux.
L’Équateur avait demandé à l’organisation de pouvoir échapper à cette contrainte, en février dernier. Visiblement sans succès. L’Équateur s’en va. Il officialise une situation de fait : pas un seul mois de l’année 2019, le pays n’a respecté les quotas imposés par le cartel.

L’Équateur pesait assez peu au sein de l’OPEP : 540 000 barils par jour, loin des millions de barils produits par chacun des pays du Golfe. L’Équateur n’était que le 11ème producteur du cartel sur 14, devant le Congo, le Gabon et la Guinée Équatoriale. Membre du club depuis 1973, il avait certes déjà quitté l’OPEP en 1992 pour y revenir en 2007. Mais il annonce qu’il reprend sa liberté moins d’un an après le départ du Qatar. Symboliquement pour l’OPEP, c’est un nouveau revers, le front du cartel continue de se lézarder en interne. De l’extérieur, la Russie est là pour l’étayer un peu.

Feu vert de l’Équateur aux investisseurs

Le retrait de l’OPEP est avant pour l’Équateur un feu vert aux investisseurs pétroliers. Alors que dans les pays voisins, Venezuela, Mexique, les portes se ferment, l’Équateur espère organiser des enchères l’an prochain pour développer le bloc ITT (Ishpingo-Tambococha-Tiputini), près de la frontière péruvienne. Même s’il est situé aux confins du parc national Yasuni, et que le projet provoque des manifestations.

Le gouvernement de Lenin Moreno a mis en place des contrats de partage de production, très favorables aux compagnies étrangères. Une politique à rebours de celle de son prédecesseur, Rafael Correa, qui taxait fortement la production de pétrole et avait même saisi les avoirs de Perenco – ce qui va coûter au gouvernement actuel un demi-milliard de dollars, un tribunal d’arbitrage vient de trancher en faveur de la compagnie franco-britannique.


La libéralisation du secteur pétrolier équatorien se poursuit avec l’annonce, ce mardi, de la fin des subventions sur les carburants.