Le jeune coureur de l’équipe Lotto-Soudal Bjorg Lambrecht, l’un des grands espoirs du cyclisme belge, est mort après une chute sur le Tour de Pologne, lundi.

Un drame a eu lieu lundi sur la route du Tour de Pologne. Le jeune Belge Bjorg Lambrecht, âgé de 22 ans, est mort après avoir été victime d’une chute lors de la 3ème étape. Héliporté à l’hôpital après avoir perdu connaissance sur le bord de la route, il n’a pas pu être sauvé. « La plus grande tragédie qui puisse arriver à la famille, les amis et les coéquipiers de Bjorg est arrivée… Repose en paix, Bjorg », a twitté son équipe, la Lotto-Soudal.

Pour sa deuxième saison seulement chez les pros, le jeune Belge s’était montré à son avantage en début d’année sur les classiques ardennaises, terminant 4ème de la Flèche wallonne, à 8 secondes seulement du vainqueur, Julian Alaphilippe, et 6ème de l’Amstel Gold Race, dans le même groupe que le vainqueur, le Néerlandais Mathieu van der Poel. Brillant sur les courses d’un jour, il avait remporté Liège-Bastogne-Liège Espoirs en 2017 avant d’être été médaillé d’argent aux Mondiaux Espoirs en 2018.

Meilleur jeune sur le dernier Critérium du Dauphiné

Bjorg Lambrecht savait aussi se mettre en évidence sur les courses par étapes. En juin, il avait ainsi remporté le maillot blanc du meilleur jeune sur le Critérium du Dauphiné. Il devait participer à la fin du mois au Tour d’Espagne, son deuxième grand Tour après une première participation à la Vuelta, l’an dernier. 

L’ensemble du monde du cyclisme était sous le choc de la nouvelle, lundi soir. Plusieurs coureurs ont fait part de leur peine et de leur soutien à la famille de Bjorg Lambrecht, à l’image du champion du monde sortant, l’Espagnol Alejandro Valverde.



Allemagne : appels à la démission du président de Schalke après des propos racistes

Le président du club allemand est au cœur d’une polémique outre-Rhin après des propos racistes tenus jeudi dernier lors d’un forum.

Les jours du président de Schalke 04, Clemens Toennies, à la tête du club de football allemand sont peut-être comptés : après qu’il a tenu des propos racistes jeudi, les appels réclamant sa démission se multiplient.

Levée de boucliers après ses propos racistes

Le dirigeant de 63 ans avait déclaré jeudi dernier lors d’un forum qu’il faudrait construire davantage de centrales électriques en Afrique « de sorte que les Africains arrêtent d’abattre des arbres et de faire des enfants dès qu’il fait sombre ». Depuis, de nombreux fans de Schalke et plusieurs figures sportives et politiques allemandes ont condamné ses propos et réclament son départ. Le président de la Ligue allemande de football (LDF), Reinhard Rauball, a ainsi déclaré à l’agence de presse DPA que de telles déclarations étaient « complètement incompatibles avec les valeurs du football » défendues par la Ligue et l’Association du football allemand (DFB).

« Le fait que quelque chose comme cela soit exprimé par quelqu’un qui occupe une position de premier plan dans le sport aggrave les choses », a pour sa part estimé Dagmar Freitag, présidente de la commission des sports au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, au quotidien allemand Die Welt.

Il reconnait des déclarations « inappropriées »

Toennies a présenté dimanche ses excuses, via un communiqué diffusé sur le site du club allemand, estimant lui-même que ses déclarations étaient « inappropriées » et assurant qu’il défendait les valeurs promulguées par Schalke qui s’opposent à toute forme de « racisme, de discrimination ou d’exclusion ».

Mais cela pourrait ne pas suffire à éteindre la polémique. La ministre de la Justice allemande, Christine Lambrecht, a ainsi appelé la DFB à « s’occuper » de Toennis. « Le racisme doit être combattu de manière claire et avec véhémence à chaque fois », a argué la politicienne auprès du groupe de média allemand Funke. « Nulle part ailleurs que dans le sport, l’intégration n’est aussi rapide et réussie. Rien ne doit venir remettre cela en cause », a-t-elle ajouté.

Pour Dagmar Freitag également, des excuses sur un communiqué ne sont en aucun cas suffisantes. « Une repentance active avec des signaux clairs envoyés en direction des Africains est nécessaire pour prouver que l’opinion de Toennis a réellement changé », a-t-elle expliqué.