Pourquoi Google s’attaque aux bloqueurs de publicités

Le géant américain du web veut mieux contrôler les bloqueurs de publicités. Une décision censée fluidifier la navigation mais qui va aussi engendrer des revenus supplémentaires pour Google.

Ils s’appellent Privacy Badger, uBlock Origin ou encore ScriptSafe, ils font le bonheur de centaines de millions d’internautes mais ils pourraient bien être en train de vivre leurs dernières heures : les bloqueurs de publicités, ou “adblockers”, les extensions qui masquent les pubs envahissantes, sont dans le viseur de Google. Une mauvaise nouvelle pour le confort de navigation, mais sans doute une bonne chose pour supporter le web.

Plus de règles pour une navigation plus fluide

Concrètement, Google est en train de revoir les règles de webRequest, son interface de programmation utilisé par les développeurs pour proposer des extensions àGoogle Chrome, le navigateur favori des internautes. À partir de cet automne, toutes les extensions devront présenter à Chrome leur fonctionnement et les résultats de leur activité. Le nombre de règles à respecter va également augmenter, bridant ainsi le potentiel des bloqueurs de publicités. À la place, Google souhaite que les extensions utilisent une autre plateforme, par le biais de laquelle ce serait Google, et non les adblockers directement, qui déciderait des contenus à masquer.

Économie

Guerre commerciale : la Chine annonce dans un Livre blanc qu’elle “ne transigera pas” sur les principes

Dans un Livre blanc publié dimanche, la Chine a assuré que la guerre commerciale déclenchée l’an dernier par Donald Trump ne rendait pas “sa grandeur à l’Amérique” et qu’elle “ne transigerait pas” sur les principes fondamentaux.

La Chine a averti dimanche qu’elle “ne transigerait pas” sur les principes fondamentaux” dans sa guerre commerciale contre les États-Unis, dans un “Livre blanc” publié au lendemain de l’entrée en vigueur de droits de douane punitifs sur les produits américains.

Les États-Unis sont entièrement responsables de la guerre commerciale, selon Pékin

Un mois après l’échec des discussions commerciales bilatérales entre les deux premières puissances économiques mondiales, le vice-ministre chinois de l’Information, Guo Weimin, a estimé devant la presse que les États-Unis portaient “l’entière responsabilité” de ces revers.

En présentant le Livre blanc, Guo Weimin a estimé que la guerre commerciale déclenchée l’an dernier par Donald Trump ne rendait pas “sa grandeur à l’Amérique”, comme en écho au slogan de campagne du président des États-Unis. Il a dit ne pas avoir d’informations sur une possible rencontre bilatérale entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping fin juin à Tokyo en marge du sommet du G20.

Des accusations de vol de propriété intellectuelle “totalement infondées”

Dans le Livre blanc, le gouvernement chinois juge “totalement infondées” les accusations de vol de propriété intellectuelle formulées par l’administration Trump, mais reconnaît que “la coopération est le seul choix possible” entre les deux pays.

Technologies

États-Unis : la Nasa va envoyer des équipements scientifiques sur la Lune en 2020

La Nasa se prépare à envoyer des équipements scientifiques sur la Lune en 2020, en prévision d’une nouvelle mission d’astronautes, a-t-elle annoncé vendredi. 

Pour la première fois depuis les années 1970, les États-Unis vont renvoyer sur la Lune des équipements en 2020 et 2021, a annoncé la Nasa vendredi. L’agence spatiale américaine a sélectionné trois alunisseurs, développés par les sociétés américaines Astrobotic, Intuitive Machines et Orbit Beyond, pour envoyer des instruments et équipements scientifiques sur la Lune, préalablement au retour d’astronautes désiré en 2024 dans le cadre du programme Artémis.

Les trois engins sont de tailles et formes diverses: l’un est très haut, les deux autres sont plus trapus sur quatre pattes. Ils auront pour vocation de livrer sur la surface lunaire jusqu’à une vingtaine de petites charges utiles, qui seront fournies par la Nasa.

Le premier (Orbit Beyond) prévoit d’alunir dans la mer des Pluies (Mare Imbrium) en septembre 2020, après avoir été lancé par une fusée Falcon 9 de la société SpaceX. L’alunisseur d’Intuitive Machines tentera de se poser en juillet 2021 dans l’océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum), qui est la plus grande tâche sombre de la Lune, visible depuis la Terre. Lui aussi sera lancé par SpaceX. Et Astrobotic, basée à Pittsburgh, vise le grand cratère du lac de la Mort (Lacus Mortis) en juillet 2021, à bord d’une fusée qui n’a pas encore été choisie.

Des contrats allant de 77 à 97 millions de dollars

Chaque société a reçu des contrats allant de 77 à 97 millions de dollars pour développer leurs appareils. “L’an prochain, nos premiers outils de recherche scientifique et technologique seront sur le sol lunaire, ce qui contribuera à l’envoi de la première femme et du prochain homme sur la Lune dans cinq ans”, a dit l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine. Les équipements scientifiques qui seront envoyés seront choisis cet été par la Nasa. Ils devraient inclure du matériel pour aider les futurs astronautes à alunir, à naviguer et à se protéger des radiations.

Les Américains n’ont plus eu aucune présence sur la Lune depuis la dernière mission Apollo en 1972. La Nasa a en revanche régulièrement envoyé des sondes en orbite lunaire; seuls le Lunar Reconnaissance Orbiter et les deux sondes ARTEMIS-P1 et P2 sont actives aujourd’hui. En revanche, la Chine a aluni deux fois récemment: en 2013 et en janvier dernier sur la face cachée de la Lune. La sonde Chang’e 4 et son robot motorisé Yutu-2 sont les seuls en activité en ce moment.

“Ce que nous apprendrons changera non seulement notre compréhension de l’univers, mais nous aidera aussi à préparer nos missions humaines sur la Lune et un jour sur Mars”, a déclaré le patron des activités scientifiques de la Nasa, Thomas Zurbuchen. En réalité, la Nasa est à la peine pour convaincre le Congrès d’augmenter ses crédits pour accélérer la mission Artémis.

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