Décès du prix Goncourt et académicien François Weyergans à 77 ans

François Weyergans, romancier belge, académicien et lauréat de prestigieux prix littéraires, est décédé lundi à Paris, à l’âge de 77 ans. 

Le romancier et académicien François Weyergans, lauréat du prix Renaudot et du Goncourt, est mort lundi à l’âge de 77 ans, a annoncé l’Académie française. “Le Secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère François Weyergans décédé le 27 mai 2019 à Paris”, a indiqué l’Académie française dans un communiqué.

Né à Bruxelles le 2 août 1941, François Weyergans était l’un des rares écrivains à avoir reçu à la fois le prix Renaudot (pour La démence du boxeur en 1992) et le prix Goncourt (pour Trois jours chez ma mère en 2005). Écrivain facétieux et inclassable, il avait été élu à l’Académie française en mars 2009 au fauteuil d’Alain Robbe-Grillet. Outre ses activités de romancier, François Weyergans aimait le cinéma et la danse. Son œuvre littéraire compte une quinzaine de titres parmi lesquels La vie d’un bébé, dont le héros est un enfant dans le ventre de sa mère.

Un romancier passionné de cinéma 

François Weyergans était le fils de l’écrivain belge d’inspiration chrétienne Franz Weyergans. Il a essentiellement vécu en France, ne rejoignant sa Belgique natale que pour ses études à l’institut Saint-Boniface-Parnasse, qui fut aussi le lycée d’Hergé. De ses origines familiales, Weyergans reconnaissait une double source d’inspiration : Tintin et les Évangiles. Passionné de cinéma, il était entré au début des années 1960 à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec, devenu la Fémis) et a réalisé plusieurs films sur Maurice Béjart, son ami qu’il accompagnera jusqu’à son dernier souffle en 2007.

Son long-métrage, Un film sur quelqu’un, avait été sélectionné en 1972 à la Mostra de Venise. Remarqué dès son premier livre, Le pitre, Prix Roger Nimier 1973, une histoire de psychanalyste, il se consacre alors à la littérature, avec parfois de longs moments de doute et de silence. “Les critiques ne cessent de me traiter de clown. J’aime bien ça (…). Mais je suis un clown à message”, déclarait-il en 1989 à la sortie d’un livre justement intitulé Je suis écrivain.

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