Donald Trump franchit le cap des 10.000 déclarations “fausses ou trompeuses”

Selon un décompte du Washington Post, Donald Trump a proféré 10.000 déclarations “fausses ou trompeuses”, parfois de manière répétée, depuis son arrivée à la Maison-Blanche. 

Après un peu plus de 800 jours au pouvoir, le président américain Donald Trump vient de franchir un cap : celui des 10.000 déclarations “fausses ou trompeuses”, selon le décompte du Washington Post. Le projet, mené par l’équipe “Fact Checker” du quotidien américain, devait initialement porter sur les 100 premiers jours de sa présidence mais s’est poursuivi au-delà.

C’est lors de ses meetings “Make America Great Again” que Donald Trump prend le plus de libertés avec la réalité et les faits : 22% de ses affirmations fausses ou trompeuses ont été prononcées dans ce contexte.

Des mensonges souvent répétés 

Autre élément notable : le milliardaire républicain a tendance à répéter d’innombrables fois la même formule erronée. Depuis qu’il arrivé à la Maison-Blanche, en janvier 2017, il a ainsi récolté 21 “Pinocchios sans fin” (Bottomless Pinocchio), décernés par le quotidien suivant des critères stricts : la fausse affirmation doit avoir reçu 3 ou 4 Pinochhios et avoir été répétée au moins 20 fois.

Donald Trump, qui qualifie régulièrement les journalistes de “Fake News” et d'”ennemis du peuple”, a récemment expliqué ce qu’il pensait du fact-checking : “Les soi-disant fact-checkers font partie des gens les plus malhonnêtes au sein des médias”.

Californie : un ancien militaire arrêté en pleine préparation d’un attentat près de Los Angeles

Un ancien militaire américain a été arrêté en pleine préparation d’un attentat près de Los Angeles, ont annoncé lundi les autorités californiennes.

Les autorités californiennes ont annoncé lundi l’arrestation d’un ancien militaire américain qui tentait d’organiser un attentat près de Los Angeles, selon lui pour venger les attaques commises contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande en mars. Mark Steven Domingo, 26 ans, a été appréhendé vendredi après avoir reçu ce qu’il croyait être une bombe mais qui était en réalité un engin factice livré par un policier sous couverture, a précisé Nick Hanna, procureur fédéral pour la Californie centrale. Le suspect s’est vu refuser la liberté sous caution au terme de sa première comparution lundi devant un juge fédéral. Il comparaîtra à nouveau le 31 mai.

Envoyé en Afghanistan entre 2012 et 2013. Selon les enquêteurs de la police fédérale (FBI), cet ancien combattant ayant servi notamment en Afghanistan entre 2012 et 2013 prévoyait de faire exploser une bombe artisanale lors d’un rassemblement d’extrême droite le 28 avril à Long Beach, au sud de Los Angeles. Ce rassemblement devait réunir des nationalistes prônant la suprématie de la race blanche, à l’appel d’un groupe baptisé “Front national patriote uni”. Mais il n’a finalement pas eu lieu. 

Sur internet et au cours de conversations avec un agent du FBI sous couverture, Mark Domingo, récemment converti à l’islam, a non seulement revendiqué son soutien aux jihadistes mais il a aussi affiché sa détermination à devenir un martyr de sa religion, a insisté Nick Hanna. Selon le FBI, Mark Steven “Domingo a acheté, les 23 et 24 avril 2019, plusieurs centaines de clous afin de s’en servir comme mitraille dans un engin explosif”. Il a “remis ces clous à quelqu’un qu’il pensait être un complice mais qui était en réalité un agent des forces de l’ordre travaillant pour le FBI”, a précisé le procureur.

“Un homme dévoré par la haine”. “Cette enquête a réussi à empêcher une menace très sérieuse représentée par un soldat entraîné au combat qui a répété à maintes reprises qu’il souhaitait causer le plus grand nombre possible de victimes”, a affirmé le procureur. “C’était un homme dévoré par la haine”, a-t-il résumé. “Je suis très heureux d’annoncer que nous avons déjoué un potentiel attentat terroriste”, a de son côté lancé Paul Delacourt, l’un des responsables du FBI à Los Angeles, soulignant qu'”à aucun moment le public n’avait été en danger”. 

D’après le dossier d’accusation, Mark Steven Domingo a mis en ligne le 2 mars une vidéo où il disait son appartenance à la religion musulmane. Le lendemain, il en ajoutait une autre où il estimait que “l’Amérique a besoin d’un autre Las Vegas” – référence à la fusillade qui a fait 58 morts lors d’un concert en octobre 2017 – pour “lui faire goûter à la terreur qu’elle répand allègrement partout dans le monde.” Après les attaques meurtrières commises le 13 mars dans deux mosquées à Christchurch (Nouvelle-Zélande), il avait écrit: “Il doit y avoir des représailles”. Ce message avait mis en alerte le FBI qui avait noué contact avec lui pour le surveiller.

Un AK-47 en stock. C’est dans le cadre de ces contacts que Mark Domingo a envisagé “d’attaquer différentes cibles, dont des juifs, des officiers de police, des églises et un site militaire”, selon les enquêteurs. Au cours d’autres conversations avec une “source anonyme” du FBI, il aurait parlé d’un mitraillage à l’aide d’un fusil d’assaut de type AK-47 en sa possession – arme qu’il aurait ensuite apportée à un rendez-vous avec cette source – “pour montrer que je suis sérieux” selon ses dires. Le 3 avril, le suspect aurait explicitement apporté son soutien au groupe jihadiste Etat Islamique (EI). “Si l’EI venait ici, je prêterais allégeance à l’EI”, a-t-il dit, selon le dossier d’accusation.

Mark Domingo est accusé d’avoir fourni et tenté de fournir une aide matérielle à des terroristes. Il encourt 15 ans de réclusion. Le lendemain de son arrestation, un adolescent de 19 ans a ouvert le feu dans une synagogue, dans le sud de la Californie,tuant une personne et en blessant trois autres. John Earnest, arrêté après la fusillade, aurait publié un pamphlet sur un forum pour revendiquer cette attaque ainsi qu’une tentative d’incendie contre une mosquée.

L’ex-président catalan Carles Puigdemont interdit d’être candidat aux européennes

Carles Puigdemont, l’ex-président catalan toujours en fuite et susceptible de poursuites judiciaires en Espagne, a reçu de la part des autorités électorales l’interdiction de se présenter aux européennes.

L’ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice, a été interdit de se présenter aux européennes par les autorités électorales espagnoles, a indiqué lundi son parti indépendantiste. 

Les autorités veulent le “réduire au silence” selon son parti

Selon cette formation appelée Ensemble pour la Catalogne, qui a transmis à la presse la résolution stipulant l’interdiction, les autorités électorales veulent ainsi “réduire au silence” Carles Puigdemont et deux autres indépendantistes catalans en exil, Toni Comin et Clara Ponsati. Contactée par l’AFP, l’autorité électorale s’est refusée à tout commentaire.

Le Parti populaire (PP, droite) et les libéraux de Ciudadanos avaient présenté un recours devant les autorités électorales pour empêcher la candidature de Carles Puigdemont. Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017, il a quitté l’Espagne pour échapper à des poursuites judiciaires et vit actuellement en Belgique. Il avait été désigné tête de liste de son parti aux européennes. “L’objectif est de faire entendre la voix de cette Catalogne qui veut être une république indépendante au cœur de l’institution qui représente les citoyens européens”, avait expliqué récemment Carles Puigdemont.

International

Brésil : un mannequin meurt subitement pendant un défilé

Tales Soares, mannequin de 26 ans, est mort subitement pendant le défilé d’une marque brésilienne qui se déroulait dans le cadre de la Fashion Week de Sao Paulo, l’événement mode le plus important d’Amérique Latine.

Un mannequin brésilien de 26 ans est mort subitement samedi lors d’un défilé lors de la semaine de la mode de Sao Paulo (SPFW), au Brésil, ont rapporté les organisateurs.

Il s’est évanoui au moment où il se retournait pour quitter le podium

“La SPFW vient d’apprendre la mort du mannequin Tales Soares, qui a été victime d’un malaise durant le défilé d’Också”, une marque brésilienne, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Ils n’ont donné aucune précision sur les causes de ce décès. Le jeune homme, dont le nom de scène était Tales Cotta, s’est évanoui au moment où il se retournait pour quitter le podium. Les pompiers, présents sur place, sont aussitôt intervenus devant des dizaines de spectateurs stupéfaits, selon des informations de la presse locale.

Också s’est dit sur Instagram “effondré par la nouvelle” du décès. La Fashion Week de Sao Paulo est l’événement mode le plus important en Amérique Latine. Elle avait débuté le 22 avril et se terminait samedi.

Côte d’Ivoire : des blessés dans un mouvement de foule lors du concert de Kaaris

Le concert du rappeur franco-ivoirien Kaaris au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) a dégénéré samedi soir à Abidjan, un mouvement de foule ayant fait plusieurs blessés légers. 

La prestation du rappeur franco-ivoirien Kaaris au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) à Abidjan, dans la nuit du samedi à dimanche, a dégénéré en violences après un mouvement de foule, faisant quelques blessés légers. A la quatrième chanson du rappeur habillé d’un maillot orange (identique à celui de l’équipe national de football de Côte d’Ivoire), une foule surexcitée a fait céder la barrière de sécurité en face du podium, provoquant une réaction brutale des forces de l’ordre qui les ont dispersés à coup de matraques.

Près de 10.000 spectateurs. Débordés, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour contenir un groupe de jeunes surchauffés, mettant ainsi fin au passage du rappeur qui avait attiré près de 10.000 personnes. “Les policiers sont à l’origine de ce débordement”, a accusé un festivalier, torse nu, venu voir son “idole” Kaaris. Il a également déploré quelques blessés. Revenu près d’une heure après l’incident, le chanteur a exprimé sa colère à la foule et appelé au calme.

Auparavant, la star ivoirienne, le footballeur Didier Drogba et le leader du groupe Magic system, A’Salfo, promoteur du Femua, sont montés sur scène pour donner un rendez-vous au public à Gagnoa (centre-ouest), ville (natale) de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté en janvier de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale. “Demain soir (dimanche) on est a Gagnoa ça va être très chaud, je suis pressé d’y être. j’y suis né. J’ai beaucoup d’espoir en moi que je veux partager un peu”, a déclaré Kaaris.

Le festival d’Anoumabo “plus important” que Booba. Interrogé sur ses relations avec Booba, avec qui le clash a atteint son paroxysme l’été dernier lors d’une bagarre ultra-médiatisée dans l’aéroport d’Orly, Kaaris a répondu: “il faudra que tu lui demandes quand tu le verras, car le Femua est plus important”. Le Femua s’achève dimanche à Gagnoa. Cette édition du festival, créé en 2008 par Magic System, a accueilli 16 artistes dont le musicien nigérian Femi Kuti (fils de Fela Kuti), le Malien Oumou Sangaré, Roga Roga et Extra Musica.

Plainte des avocats d’Assange contre des Espagnols pour espionnage et chantage

WikiLeaks a accusé début avril les autorités équatoriennes d’avoir rassemblé des milliers de photographies et de vidéos de son fondateur Julian Assange prises dans l’ambassade d’Équateur à Londres.

Les avocats de Julian Assange ont porté plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur le fondateur de Wikileaks, qui aurait été “espionné” dans l’ambassade d’Équateur à Londres où il était réfugié, selon une source au sein de son équipe d’avocats.

Une tentative d’extorsion

Cette source, qui a requis l’anonymat, a précisé à l’AFP que la plainte déposée en Espagne visait “un groupe d’Espagnols qui sont soupçonnés d’avoir mené une tentative d’extorsion”. La plainte concerne aussi plusieurs employés de l’ambassade et du ministère équatorien des Affaires étrangères “qui pourraient avoir une responsabilité” dans cette affaire, sur laquelle une enquête a été ouverte, a ajouté cette source sans autre précision.

WikiLeaks a accusé début avril les autorités équatoriennes d’avoir rassemblé des milliers de photographies et de vidéos de son fondateur Julian Assange prises dans l’ambassade d’Équateur à Londres. Selon Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef du site spécialisé dans la révélation de documents secrets, ces images étaient parvenues à un groupe en Espagne qui a demandé 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros) pour ne pas les diffuser.

Assange toujours en détention

Le fondateur de WikiLeaks est en détention après son arrestation à l’ambassade d’Équateur de Londres où il avait trouvé refuge il y a sept ans afin d’échapper à un mandat d’arrêt britannique pour des accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède, qu’il a toujours niés. Julian Assange fait également face à une demande d’extradition des États-Unis, qui l’accusent d’avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. De son côté, le président équatorien Lenin Moreno s’est efforcé de justifier sa décision de retirer l’asile accordé à Assange – ce qui a mené à son arrestation – en l’accusant d’avoir tenté de créer un “centre d’espionnage” dans l’ambassade d’Equateur à Londres.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.