Mexique : un groupe armé assassine treize personnes lors d’une fête familiale

Treize personnes, dont un mineur, ont été tuées en pleine fête familiale, vendredi au Mexique, par un groupe d’hommes armés. 

Treize personnes, dont un mineur, ont été tuées vendredi au Mexique lors d’une attaque menée par un groupe d’hommes armés pendant une fête dans l’Etat de Veracruz (est), a annoncé dans un communiqué le secrétariat à la Sécurité publique de cet Etat. L’attaque a eu lieu dans la soirée lors d’un rassemblement familial à Minatitlan “lorsque des individus sont arrivés sur les lieux en demandant une personne connue comme ‘El Beky'”, le propriétaire d’un bar local, indique le communiqué. Les inconnus “ont ouvert le feu, tant sept hommes, cinq femmes et un mineur”, selon le communiqué, qui ajoute que trois hommes et une femme ont été blessés.

Affrontements pour le contrôle des routes de la drogue. Situé le long du golfe du Mexique, l’Etat de Veracruz est gangrené par la violence des cartels de la drogue, avec le taux le plus élevé de personnes disparues. Le cartel des Zetas et celui de Jalisco Nueva Generacion s’y combattent violemment pour le contrôle des routes de la drogue, ainsi que pour le trafic de combustible. 

Plus de 40.000 personnes sont actuellement portées disparues au Mexique, frappé par une vague de violence liée au trafic de drogue, particulièrement depuis que le président de l’époque, Felipe Calderon, a lancé en 2006 les forces armées dans une vaste opération de lutte contre les narcotrafiquants. Depuis cette date, quelque 250.000 personnes ont été assassinées au Mexique, selon des chiffres officiels qui ne précisent pas combien d’entre elles ont été victimes des affrontements entre mafias.

Une riche héritière canadienne plaide coupable dans une affaire d’esclavage sexuel

Clare Bronfman, héritière de géant canadien des spiritueux Seagram, a plaidé coupable vendredi dans l’affaire de la secte Nxivm, dans laquelle est également impliquée l’actrice américaine Allison Mack, de la série Smallville.

Clare Bronfman, héritière du géant canadien des spiritueux Seagram, a plaidé coupable vendredi dans l’affaire de la secte Nxivm, au sein de laquelle des dizaines de femmes étaient devenues esclaves sexuelles du gourou Keith Raniere, a indiqué le procureur fédéral de Brooklyn. En plaidant coupable d’association de malfaiteurs pour cacher des clandestins et d’usurpation d’identité, la fille du défunt Edgar Bronfman échappe au procès qui doit débuter le 7 mai dans ce dossier, avec Keith Raniere désormais seul au banc des accusés.

Jusqu’à 25 ans de prison. Clare Bronfman, 40 ans, est désormais théoriquement passible d’une peine de 25 ans de prison, mais les recommandations prévoient dans son cas une peine d’environ deux ans, a indiqué un porte-parole du procureur. Sa peine devrait être prononcée le 25 juillet. 

Interpellée en juillet 2018, Clare Bronfman était au conseil d’administration de Nxivm, l’organisation créée par Keith Raniere, accusé d’avoir entretenu durant plusieurs années un cercle de 15 à 20 femmes qui se pliaient à ses désirs sexuels. Il aurait parallèlement créé en 2015 une organisation pyramidale, baptisée “DOS”, qui comprenait des “esclaves” et des “maîtres”, et dont tous les membres étaient des femmes.

Assignations en justice et fausses identités. Clare Bronfman est soupçonnée, avec sa sœur Sara, d’avoir apporté plus de 100 millions de dollars à Nxivm, basée dans la région d’Albany, dans l’Etat de New York, grâce à sa fortune familiale. Elle aurait notamment financé des assignations en justice contre ses ennemis présumés, utilisé de fausses identités pour accéder à des données informatiques et aidé Keith Raniere à se servir de la carte de crédit d’une ex-maitresse défunte.

A part Keith Raniere, 58 ans, arrêté en mars 2018 au Mexique, les cinq autres inculpés dans ce scandale ont désormais tous plaidé coupable. Kathy Russell, accusée d’être la comptable de l’organisation, devait également plaider coupable vendredi. 

Bientôt une série HBO. L’actrice Allison Mack, l’un des personnages principaux de la série “Smallville” et autre “vedette” de ce dossier, avait elle plaidé coupable le 8 avril de deux chefs d’accusation – sur les sept dont elle était accusée – pour extorsion et association de malfaiteurs, après la co-fondatrice de Nxivm, Nancy Salzman, en mars. La chaîne HBO a annoncé jeudi qu’elle allait produire une série documentaire sur ce scandale.

Après la publication du rapport Mueller, les démocrates veulent faire tomber Trump

Si le président républicain a sonné jeudi la “fin de partie” pour l’opposition, celle-ci est bien décidée à ne pas se laisser faire. Certains appellent même à sa destitution.

C’est en détournant une image de la série Game of Thrones que Donald Trump a célébré sa victoire auto-proclamée, jeudi, après la publication dans sa quasi-intégralité du rapport du procureur spécial Mueller, chargé d’enquêter sur une possible collusion entre le gouvernement russe et l’équipe de campagne du candidat en 2016. “Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c’est la fin de partie”, avait écrit le chef de l’État américain sur Twitter.

Pas si vite, ont immédiatement rétorqué les démocrates. L’opposition est en effet bien décidée à faire valoir ses droits et à poursuivre la bataille contre un président à la conduite “malhonnête” et “immorale” selon eux.

Si les démocrates espèrent encore, c’est que le rapport Mueller n’a pas complètement blanchi Donald Trump. Robert Mueller, qui accumule méticuleusement tout au long des 448 pages du rapport des faits prouvant de nombreux échanges entre l’équipe de Donald Trump et la Russie pendant plusieurs mois, écrit bien qu’il ne dispose pas des preuves suffisantes pour prouver qu’il y a eu une entente entre les deux partis pour manipuler l’élection américaine. Mais il estime aussi que Donald Trump et son entourage ont tout fait pour bloquer son enquête. Un point que les démocrates se sont empressés de saisir.

“Obstruction, intimidation, abus de pouvoir”

“Donald Trump a passé toute sa présidence à mener une campagne incessante d’obstruction, d’intimidation et d’abus de pouvoir”, a lancé le président du parti démocrate, Tom Perez. Les actes du président sont “profondément alarmants” et “indubitablement malhonnêtes, non éthiques, immoraux et antipatriotiques”, a accusé jeudi Adam Schiff, président démocrate de la puissante commission du Renseignement de la chambre basse.

Tous estiment, à raison, que le procureur Mueller a, comme l’a expliqué la sénatrice Elizabeth Warren sur Twitter, “placé la prochaine étape entre les mains du Congrès”. Dans son rapport, le procureur spécial a en effet écrit : “La conclusion selon laquelle le Congrès peut appliquer les lois sur l’obstruction dans le cas d’un exercice corrompu du pouvoir par le président s’accorde avec notre système constitutionnel […] et le principe que nul n’est au-dessus de la loi.” Autrement dit, reconnaissant qu’il n’avait pas lui-même le pouvoir d’inculper pénalement Donald Trump, il a rappelé que le Congrès, lui, disposait de prérogatives de contrôle.

Et pour Elizabeth Warren, “la bonne façon d’exercer cette autorité, c’est la destitution”. “Ignorer les tentatives répétées d’un président pour entraver une enquête portant sur sa propre attitude déloyale infligerait un dommage profond et durable à ce pays, et cela suggérerait qu’aussi bien le président actuel que les prochains seraient libres d’abuser de leurs pouvoirs de cette façon.”

Destitution improbable, enquête possible

Un “impeachment” reste très improbable, les démocrates n’ayant la majorité qu’à la Chambre des représentants, et non au Sénat. D’autant que tous ont encore en tête la cuisante défaite parlementaire républicaine après la tentative lancée contre le démocrate Bill Clinton. Lancer une telle procédure “n’en vaut pas la peine à ce point”, a déclaré à CNN le chef de la majorité à la Chambre Steny Hoyer. “Très franchement, nous avons une élection” en novembre 2020 “et les Américains rendront leur verdict.”

Néanmoins, il reste des leviers d’action à l’opposition, notamment celui d’enquêter afin de déterminer “la portée” des méfaits présumés imputés à Donald Trump puis de décider de la marche à suivre, a affirmé vendredi Jerry Nadler, chef démocrate de la commission judiciaire. Ce dernier a remis au ministère de la Justice une injonction à livrer, d’ici au 1er mai, le rapport Mueller dans son intégralité (la version publiée jeudi ayant été expurgée de données confidentielles).

Par ailleurs, les démocrates ont également appelé le procureur Mueller à témoigner devant la Chambre des représentants d’ici au 23 mai. Le ministre de la Justice, Bill Barr, se retrouvera lui aussi sur le gril dès les 1er et 2 mai.

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