Thaïlande : une touriste allemande violée et tuée sur une île au sud de Bangkok

Un homme de 23 ans, inculpé pour viol et meurtre, a raconté avoir tué la jeune touriste allemande qui avait refusé d’avoir eu des relations sexuelles avec lui.

Une touriste allemande de 27 ans a été violée et tuée sur une île en Thaïlande, a appris l’AFP mardi auprès de la police qui a rapidement interpellé le meurtrier. Le corps de la jeune femme, en vacances dans le pays depuis le 23 mars, a été découvert dimanche sur l’île de Si Chang, au sud de la capitale, Bangkok, recouvert de feuilles et de pierres, a indiqué à l’AFP Krissana Pattanacharoen, porte-parole adjoint de la police.

Le meurtrier est éboueur dans une ville voisine

Repéré par des témoins avec ses vêtements tâchés de sang, le meurtrier, éboueur dans une ville voisine, a été interpellé quelques heures plus tard à son domicile. Âgé de 23 ans, il a reconnu les faits en garde à vue, indiquant avoir été sous l’empire de stupéfiants. Il a raconté avoir abordé la jeune allemande, lui demandant d’avoir une relation sexuelle. Face au refus de cette dernière, il l’a suivie et violée. Puis, pour empêcher sa victime de le dénoncer, il l’a frappée plusieurs fois au visage avec une pierre. “Le corps présentait d’importantes lésions au visage”, a indiqué Krissana Pattanacharoen. Le meurtrier a été inculpé pour viol et meurtre.

Iran : les Gardiens de la Révolution sur la liste américaine des organisations “terroristes”

Les Etats-Unis ont placé sur leur liste des organisations terroristes les Gardiens de la Révolution, cette organisation paramilitaire iranienne qui dépend directement du chef de l’Etat. 

Les Etats-Unis ont officiellement placé les Gardiens de la Révolution iraniens sur leur liste des organisations “terroristes” étrangères, faisant ainsi planer le risque de sanctions renforcées contre Téhéran, a annoncé Donald Trump lundi. C’est “la première fois” qu’une organisation “faisant partie d’un gouvernement étranger” est ainsi désignée, a précisé le président américain dans un communiqué, ajoutant que cette mesure permettrait d’accroître la “pression” contre l’Iran, bête noire de l’administration Trump.

“Ils promeuvent le terrorisme”

Cette mesure “sans précédent”, “est une reconnaissance du fait que l’Iran n’est pas seulement un Etat soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme”,  poursuit le communiqué. La force Qods, unité d’élite des Gardiens de la Révolution, est également concernée par cette désignation, précise le président américain.

Cette force est une branche extérieure qui soutient les forces alliées de l’Iran au Moyen-Orient, comme les troupes du président syrien Bachar al-Assad ou le Hezbollah au Liban. Cette décision “augmentera significativement l’échelle et la portée de notre pression maximale contre le régime iranien”, précise le président américain, qui ajoute : “Si vous faites affaire avec les Gardiens de la révolution, vous financez le terrorisme“.

L’Iran déclare les Etats-Unis “Etat parrain du terrorisme”

En réaction, l’Iran a “déclaré qu’il considère le régime des Etats-Unis comme un ‘Etat parrain du terrorisme'” et les forces américaines déployées au Moyen-Orient comme des “groupes terroristes”, a annoncé lundi soir l’agence officielle iranienne Irna. L’agence cite un communiqué officiel du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien indiquant avoir présenté cette décision comme une “mesure de réciprocité” contre “la décision illégale et insensée” annoncée auparavant par Washington de placer les Gardiens de la Révolution iraniens sur la liste américaine des “organisations terroristes étrangères”.

Libye : au moins 2.800 déplacés par les combats près de Tripoli

Au moins 35 personnes ont été tuées depuis le début le 4 avril d’une offensive du maréchal Haftar contre la capitale libyenne, où se trouve le gouvernement d’union nationale. 

Plus de 2.800 personnes ont été déplacées par les combats qui ont éclaté dans certains secteurs de la région de Tripoli, la capitale libyenne, a indiqué lundi le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Selon le rapport du HCR, “la majorité des familles déplacées ont pu être relogées chez des proches dans des zones plus sûres alors que d’autres ont été hébergées dans un camp à Tajoura”, une ville côtière dans la banlieue de Tripoli.

En outre, le HCR, qui dit être présent sur le terrain, veut garantir la sécurité de ceux “détenus dans les zones d’affrontements en cours” en sollicitant l’aide des autorités pour installer les “individus vulnérables” dans un lieu sûr. “Cela est compliqué par l’accès sévèrement limité” à ces zones, déplore toutefois le HCR. De violents combats ont opposé dimanche près de Tripoli les forces paramilitaires du maréchal Khalifa Haftar, qui veut conquérir la capitale, aux troupes du gouvernement d’union nationale (reconnu par la communauté internationale), malgré des appels internationaux à la cessation des hostilités. 

Des civils tués  

Au moins 35 personnes ont été tuées depuis le début le 4 avril d’une offensive du maréchal Haftar contre la capitale libyenne, selon un nouveau bilan arrêté dimanche soir par le ministère de la Santé du GNA, basé à Tripoli. Le ministre de la Santé, A’Hmid Omar a précisé que plusieurs civils comptaient parmi les victimes, sans en préciser le nombre. Par ailleurs, le HCR se dit “préoccupé pour la sécurité de milliers de réfugiés et de migrants toujours détenus arbitrairement (…) et pris en étau dans les zones de conflit”.

International

Libye: les armes prennent le pas sur les discussions

La communauté internationale attendait, espérait, une journée de dimanche plus calme sur le front de Tripoli. Mais ce 7 avril a été, au contraire, l’une des journées les plus mouvementées où les armes ont pris le pas sur les discussions.

La guerre a été totale dimanche. L’autoproclamée Armée nationale arabe libyenne menée par Khalifa Haftar a continué son avancée sur la capitale libyenne. Ses hommes auraient pénétré dans le quartier de Khalat Fourjan à un peu plus de 10km du centre-ville de Tripoli.

Haftar a ordonné la première attaque par son aviation. La cible : un hangar pour véhicules militaires situé sur la route de l’aéroport. L’objectif est de libérer cette voie rapide qui mène au cœur de Tripoli en ligne droite. L’état-major de Haftar affirme qu’une dizaine de véhicules ennemis ont été détruits. Des médias libyens assurent que les dégâts n’ont été que minimes.

Quoi qu’il en soit la réplique ne s’est pas fait attendre. Les forces du gouvernement de Tripoli, reconnues par l’ONU, ont lancé l’opération « Volcan de la colère ». Elles ont, comme hier, eu recours à l’aviation. Les obus devaient détruire l’aéroport de Wattyia à l’ouest de Tripoli d’où seraient partis dans la journée les avions de Haftar.

Les Nations unies quelque peu démunies

Au milieu de ces combats intenses, les Nations unies ont échoué à faire respecter un cessez-le-feu entre 16h et 18h pour faire évacuer les civils et blessés par ambulances.

Face à des Nations unies quelque peu démunies, l’ONU envisage toujours de maintenir la conférence nationale prévue le 14 avril pour tracer une feuille de route en vue d’élections, mais sa voix ne pèse pas bien lourd pour l’heure.

Le commandement américain pour l’Afrique parle d’une situation sur le terrain de plus en plus « complexe et imprévisible ». En conséquence, l’Africom a retiré temporairement ses troupes de Libye, tout comme le pétrolier italien ENI qui a rappelé ses employés, les ressortissants italiens. Et l’Union africaine est également démunie. En marge des commémorations du génocide rwandais à Kigali, certains diplomates affirment que celui qui assure la présidence tournante de l’Union, l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, serait plus enclin à la solution militaire du maréchal Haftar.

L’Égypte qui a le soutien de la Russie, naturellement : le ministre russe des Affaires étrangères a d’ailleurs rappelé qu’on ne pouvait pas blâmer qu’un seul camp dans ce dossier.

Dimanche soir, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a affirmé de son côté que les États-Unis étaient « profondément préoccupés » par les combats près de Tripoli et ont appelé à l’ « arrêt immédiat » de l’offensive lancée vers la capitale libyenne par le maréchal Khalifa Haftar.

Rwanda: les dissidents politiques toujours dans le collimateur de Kagame

Alors qu’on commémore le 25e anniversaire du génocide rwandais, des voix s’élèvent pour condamner les dérives autoritaires du régime à Kigali. Le président Paul Kagame au pouvoir depuis la fin du génocide ne tolère aucune dissension, selon ses opposants. Il y a 2 ans, Kagame a été réélu à 98% pour un 3e mandat, face à une opposition politique qui a été quasiment laminée, dans les rangs de la majorité hutue, mais également parmi les anciens alliés du régime, partis en exil.

Le mois dernier, le président Paul Kagame crée la polémique. Évoquant l’assassinat d’un de ses opposants il y a plus de 20 ans, Kagame explique que Seth Sendashonga a été tué parce qu’il avait franchi une ligne rouge. Ancien ministre de l’Intérieur, devenu dissident, Sendashonga a été assassiné au Kenya, où il s’était exilé. Ses proches ont toujours accusé Kigali d’avoir commandité son meurtre.

Depuis la fin du génocide, plusieurs dizaines d’opposants ont été menacés, assassinés au Kenya, en Ouganda, en Belgique, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud.

Il y a 5 ans, Kigali a d’ailleurs provoqué la colère des autorités sud-africaines, après l’assassinat d’un ancien proche du président Kagame à Johannesburg. Le colonel Patrick Karegeya, ancien dirigeant des services de renseignement, lui aussi entré en dissidence.

Le gouvernement rwandais a toujours démenti toute implication dans les attentats et menaces à l’encontre de ses opposants politiques. Mais à plusieurs reprises le chef de l’État a tenu des propos ambigus. « Quiconque trahit le pays en paiera le prix », avait affirmé Kagame une dizaine de jours après l’assassinat de Karegeya.

Des propos qui ont insufflé un sentiment de peur parmi les Rwandais en exil, qui estiment que, même à l’étranger, personne n’est à l’abri.


■ « Presque toutes les voix dissidentes ont été tuées, arrêtées ou sont en exil »

Qu’ils soient ici ou à l’extérieur, le président Kagame pointe du doigt, « ceux qui pensent qu’ici il n’y a pas eu suffisamment de désordre, on leur fera payer cher ».

Ces avertissements, ils sont de plus en plus fréquents dans les discours officiels. Ambassadeurs étrangers présents ou non, Paul Kagame s’exprime toujours en anglais. « Même quand il parle d’assassinats d’opposants, il veut que les étrangers le sachent », explique l’un des détracteurs du régime.

Les rares voix dissidentes qui s’expriment encore depuis Kigali évitent tout commentaire politique en cette période de commémoration. Selon un rapport publié par l’ONU en 2014, vingt ans après le génocide, presque toutes les voix dissidentes avaient été tuées, arrêtées ou étaient en exil, les leaders hutus sont accusés de divisionnisme, leurs collègues tutsis d’atteinte à la sécurité de l’État.

Juste avant la désignation de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de la francophonie, le gouvernement avait accepté de libérer l’opposante Victoire Ingabire, le chanteur Kizito Mihigo, sous conditions, et de libérer l’activiste Diane Rwigara.

Depuis, le vice-président du parti FDU de Victoire Ingabire est porté disparu, évadé selon les autorités, le jour du sommet de l’OIF. Il n’a jamais été revu depuis. Anselme Mutuyimana, l’assistant de l’ancienne candidate à la présidentielle, a été retrouvé étranglé le mois dernier, son corps abandonné en forêt, sa famille avertie par un coup de fil anonyme.

Donald Trump limoge sa ministre de la Sécurité intérieure

Kirsjten Nielsen était en poste depuis un peu plus d’un an, et était surtout le visage de la très controversée politique de « tolérance zéro » sur l’immigration.

En se rendant dimanche à la Maison Blanche, Kirsjten Nielsen ne se doutait pas qu’elle y serait débarquée (par tweet) de son poste de secrétaire à la Sécurité intérieure, l’un des plus important de l’administration américaine. D’autant plus avec un président comme Donald Trump qui a fait de l’immigration l’un des thèmes majeurs de son mandat.

Que s’est-il donc passé ? On la savait menacée, mais elle a toujours fait preuve d’une loyauté extrême envers le président et ses choix.

Kirstjen Nielsen paye-t-elle alors de mauvais résultats ? Après un an d’une politique de « tolérance zéro » qui a fait couler beaucoup d’encre, notamment à cause des séparations de familles, les arrestations de clandestins ont atteint un niveau record en mars, avec plus de 100 000 personnes.

L’obsession de « l’invasion »

Cela veut-il dire qu’il y a de plus en plus de monde qui arrive à entrer illégalement aux Etats-Unis, ou bien que la police de l’immigration est plus efficace que jamais ? Alors qu’il pourrait s’attarder davantage sur la bonne santé économique de son pays, Donald Trump semble en tout cas toujours obsédé par ce qu’il appelle une « invasion », et par la construction de son mur à la frontière avec le Mexique, pour lequel il a déclaré une « urgence nationale ».

Ayant du ravaler sa menace de fermer complètement les points d’entrée avec son voisin du sud, le président a peut-être passé sa colère sur Kirstjen Nielsen. Celle-ci est remplacée par le commissaire des Douanes et de la Protection des frontières, qui aura le titre de ministre de la Sécurité intérieure par intérim.


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