Des fidèles de trois à 77 ans ont été tués dans l’attentat contre deux mosquées de Christchurch vendredi, selon une liste non définitive établie par les familles dimanche. 

Les fidèles tués lors de l’attaque vendredi de deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch étaient âgés de trois à 77 ans, selon une liste non définitive des victimes établie par les familles.

Différentes nationalités. L’identité des victimes n’a pas encore été officiellement annoncée par les autorités. Mais cette liste établie par les familles et recensant 48 des 50 personnes abattues par l’extrémiste australien Brenton Tarrant donne une idée de la variété des nationalités des victimes. Ce document cite les noms de 44 hommes et de quatre femmes.

La Première ministre Jacinda Ardern a précisé dimanche que cette liste n’était pas « officielle » et ne le serait « pas avant que l’identification formelle ne soit terminée ». »Je sais que la réception de cette liste provisoire hier soir a certainement été bouleversante », a-t-elle dit.

Éthiopie : l’enquête sur les causes du crash va prendre un temps « considérable »

La ministre éthiopienne des Transports a rappelé samedi que l’enquête sur les causes du crash du Boeing 737 MAX 8, la semaine passée, prendrait « un temps considérable ».

L’enquête sur les causes du crash en Éthiopie d’un Boeing 737 MAX 8, qui a fait 157 morts et entraîné le clouage au sol de ce type d’appareil dans de très nombreux pays, va prendre un temps « considérable », a affirmé samedi la ministre éthiopienne des Transports.

Une « analyse minutieuse ». « L’enquête (…) requiert une analyse minutieuse et un temps considérable pour parvenir à des conclusions concrètes », a déclaré la ministre Dagmawit Moges au cours d’une conférence de presse à Addis Abeba. Les boîtes noires ont été envoyées en France, où elles sont analysées par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français.

L’identification ADN des victimes pourrait prendre six mois. La ministre éthiopienne a par ailleurs indiqué samedi que l’identification des restes des 157 victimes du crash, grâce à des analyses ADN, « va prendre approximativement cinq à six mois ». L’identification sera effectuée en faisant correspondre l’ADN des restes des victimes collectés sur le lieu de crash, à quelque 60 km à l’est d’Addis Abeba, avec des échantillons ADN soumis par les familles. Ces proches peuvent envoyer des échantillons ADN à Addis Abeba ou dans n’importe quel bureau d »Ethiopian Airlines, selon la ministre.

Un document transmis samedi aux familles des victimes par la compagnie aérienne Ethiopian Airlines et dont l’AFP a vu copie, indique que les effets personnels collectés sur le lieu du crash seront remis aux proches dans « approximativement deux mois » et les certificats de décès dans deux semaines. La personne ayant partagé le document avec l’AFP a indiqué que son parent décédé est de confession juive et que ses funérailles ne peuvent dès lors pas avoir lieu sans ses restes. Le délai de six mois est donc difficile à accepter pour la famille, selon cette source. Dans le document, Ethiopian Airlines indique que les familles peuvent prélever de la terre collectée sur le site du crash et qu’elles recevront ensuite une attestation leur permettant de passer les douanes sans encombre.

L’enquête sur Lion Air avait pris un mois. L’accident de dimanche, qui a provoqué la mort des 157 personnes à bord de 35 nationalités, est le second en moins de cinq mois pour le Boeing 737 MAX 8, désormais cloué au sol dans de très nombreux pays, dont les États-Unis où il est produit. Dans des circonstances similaires, un avion du même type de la compagnie indonésienne Lion Air s’était abîmé en mer en octobre au large de l’Indonésie, faisant 189 morts. Le rapport d’enquête préliminaire sur les causes de ce crash avait été publié un mois environ après l’accident.

Italie : mystère sur la mort d’un témoin dans un procès contre Berlusconi

Selon la presse italienne, le décès de l’ex-mannequin Imane Fadil, témoin dans des procès contre Silvio Berlusconi et ses soirées « bunga-bunga », semble être dû à un empoisonnement à des substances radioactives. 

Le récent décès de l’ex-mannequin Imane Fadil, témoin dans des procès contre Silvio Berlusconi et ses soirées « bunga-bunga », est entouré de mystère, la jeune femme semblant avoir été empoisonnée avec des substances radioactives, rapporte samedi la presse italienne.

Une mystérieuse détérioration de santé. Imane Fadil, 33 ans, avait été hospitalisée le 29 janvier dernier dans les environs de Milan et elle est décédée le 1er mars dans le même établissement, a indiqué le procureur de Milan Francesco Greco, annonçant l’ouverture d’une enquête. Selon le Corriere della Sera, l’hôpital où se trouvait la jeune femme a procédé à des examens pour tenter de comprendre quelle était la cause de la détérioration de sa santé et, n’ayant rien trouvé, a envoyé des échantillons à un laboratoire spécialisé de Pavie, dans le nord du pays.

« La présence d’un mélange de substances radioactives qu’il n’est pas possible de trouver normalement dans le commerce ». Citant des sources non identifiées, le quotidien écrit que les résultats sont parvenus le 6 mars, cinq jours après le décès de la jeune femme, et évoquent « la présence d’un mélange de substances radioactives qu’il n’est pas possible de trouver normalement dans le commerce ». Selon Paolo Sevesi, l’avocat d’Imane Fadil, cette dernière lui aurait confié « sa crainte d’avoir été empoisonnée », indique pour sa part l’agence AGI. 

Témoin dans l’affaire du Rubygate. Imane Fadil est devenue connue du grand public italien quand elle a livré ses témoignages, en 2012, dans le cadre du scandale sexuel et du procès Rubygate portant sur les soirées libertines « bunga-bunga » que l’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi organisait avec des jeunes femmes dans sa villa à Arcore, dans les environs de Milan. Imane Fadil avait alors expliqué que le soir de sa première visite à Arcore, Silvio Berlusconi lui avait tendu une enveloppe contenant 2.000 euros, ajoutant : « ne vous offensez pas ». La jeune femme avait aussi décrit « une performance » de deux femmes déguisées en religieuses, avec « ballet sexy » et strip-tease. 

« Elle sombre dans une spirale où dansent des fantômes noirs, de mauvais esprits et des rites démoniaques ». Dans le dernier procès en cours de la série Ruby, dans lequel Silvio Berlusconi est accusé de subornation de témoin et qui est toujours en cours, le tribunal avait rejeté en janvier la demande d’Imane Fadil de se constituer partie civile. « Elle écrit un livre qu’elle ne réussit pas à publier et elle sombre dans une spirale où dansent des fantômes noirs, de mauvais esprits et des rites démoniaques », écrit samedi Il Fatto Quotidiano. « Dans sa dernière interview faite au Fatto, en avril 2018, elle se déclare convaincue qu »une secte satanique composée uniquement de femmes’ se réunissait à Arcore », rappelle le quotidien.