« Le président Trump signera demain en présence du Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu un ordre reconnaissant la souveraineté israélienne sur le Golan », a écrit le chef de la diplomatie israélienne.

Le ministre des Affaires étrangères israélien Israël Katz a affirmé dimanche sur Twitter que le président américain Donald Trump allait reconnaître lundi la souveraineté israélienne sur la partie du plateau du Golan syrien occupée et annexée par l’Etat hébreu. « Le président Trump signera demain en présence du Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu un ordre reconnaissant la souveraineté israélienne sur le Golan », a écrit le chef de la diplomatie israélienne.

Donald Trump avait déclaré jeudi dans un tweet qu’il était temps « pour les Etats-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d’Israël sur le Golan, qui a une importance stratégique pour l’Etat d’Israël et la stabilité régionale », rompant ainsi avec le consensus international et des décennies de diplomatie américaine au Moyen-Orient. 

« Merci président Trump ! » Le Premier ministre israélien avait salué cette déclaration, écrivant sur Twitter « qu’au moment où l’Iran cherche à utiliser la Syrie comme une plateforme pour détruire Israël, le président Trump reconnaît avec courage la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Merci président Trump ! »

Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l’a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Le président américain avait déjà rompu avec le consensus international en reconnaissant unilatéralement en décembre 2017 Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Erdogan veut renommer l’ex-basilique Sainte-Sophie en « mosquée Sainte-Sophie »

L’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, qui est aujourd’hui un musée, pourrait être rebaptisée en « mosquée Sainte-Sophie », a fait savoir le président turc.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a évoqué dimanche la possibilité de renommer l’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, actuellement un musée, en « mosquée Sainte-Sophie » après les élections locales du 31 mars.

Interrogé à propos d’une possible gratuité du musée Sainte-Sophie lors d’une interview télévisée, le chef de l’Etat a répondu : « Ce n’est pas impossible. (…) Mais nous ne le ferons pas sous le nom de ‘musée’ mais de « ‘mosquée Sainte-Sophie' ».

Sujet de polémiques entre chrétiens et musulmans. Oeuvre architecturale majeure construite au 6ème siècle à l’entrée du détroit du Bosphore et de la Corne d’or, la basilique Sainte-Sophie fait régulièrement l’objet de polémiques entre chrétiens et musulmans qui se disputent son utilisation. Cette église, où étaient couronnés les empereurs byzantins, a été convertie en mosquée au 15ème siècle après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453.

Sous le régime laïque de Mustafa Kemal Atatürk, elle a été désaffectée et transformée en musée afin, dit la loi, de « l’offrir à l’humanité ». « Les touristes vont et viennent à la Mosquée bleue, est-ce qu’ils payent quoi que ce soit ? (…) Eh bien nous ferons pareil à Sainte-Sophie », a ajouté le président Erdogan, en pleine campagne pour des élections locales le 31 mars qui s’annoncent serrées dans plusieurs grandes villes, comme Ankara et Istanbul.

Avec Erdogan, multiplication des activités liées à l’islam dans Sainte-Sophie. Le statut de ce monument, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco et visité par des millions de touristes chaque année, continue d’irriter les musulmans de Turquie les plus militants. Depuis l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir en 2003, les activités liées à l’islam se sont multipliées à l’intérieur de Sainte-Sophie, avec notamment des séances de lecture de versets du Coran ou des prières collectives sur le parvis du monument.

La Grèce voisine, qui surveille de près le devenir du patrimoine byzantin en Turquie, a plusieurs fois exprimé sa préoccupation quant aux initiatives visant à remettre en question le statut de Sainte-Sophie. Le sujet a été à nouveau évoqué après l’attentat commis le 15 mars par un extrémiste de droite contre deux mosquées à Christchurchen Nouvelle-Zélande, où il a fait 50 morts.

« Vous n’arriverez pas à faire d’Istanbul une Constantinople. » Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois mentionné en meeting le « manifeste » publié par l’auteur de l’attentat, dans lequel il déclare notamment que la basilique Sainte-Sophie sera « libérée » de ses minarets. « Vous n’arriverez pas à faire d’Istanbul une Constantinople », a ainsi réagi lundi le chef de l’Etat turc.

Pyongyang revient dans le bureau de liaison intercoréen

Lundi, Séoul a annoncé que la Corée du Nord avait réintégré son personnel dans le bureau de liaison intercoréen, une semaine après l’avoir retiré. 

Pyongyang a redéployé son personnel dans le bureau de liaison intercoréen quelques jours après l’avoir retiré de cette instance dans la foulée de l’échec du deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un, a annoncé Séoul lundi.

« A compter d’aujourd’hui ». « Certains des personnels nord-coréens travaillent dans le bureau de liaison conjoint Sud/Nord à compter d’aujourd’hui », a déclaré dans un communiqué le ministère sud-coréen de l’Unification.

Ouvert depuis septembre. Ce bureau avait été ouvert en septembre dans le cadre d’un spectaculaire rapprochement sur la péninsule mais la Corée du Nord avait retiré son personnel la semaine dernière sans explication.