Un phénomène inhabituel alerte les vétérinaires et les populations locales, au Mexique : des dizaines de singes ont été retrouvés morts et d’autres très affaiblis par la vague de chaleur qui déferle sur le sud-est du pays, avec des températures dépassant les 41°. D’autres causes ne sont pas exclues.

Des singes qui tombent des arbres sous l’effet de la chaleur extrême. Voilà la scène que décrit le biologiste mexicain Gilberto Pozo, de l’État de Tabasco, frappé par des températures de plus de 41° depuis le début du mois de mai.

Les vagues de chaleur ont causé la mort d’au moins 100 primates dans le sud-est du Mexique. Il s’agit de singes saraguato, également appelés singes hurleurs en raison de leur cri caractéristique qui peut être entendu à plusieurs kilomètres. Les singes-araignée sont aussi touchés, ainsi que des oiseaux et des reptiles.

Plusieurs zoos et cliniques vétérinaires se sont mobilisés pour secourir les animaux en détresse avec de l’eau, des fruits, voire des perfusions. Beaucoup présentaient des températures corporelles anormalement élevées, des symptômes de déshydratation et des infections, pour certains.

Les autorités mexicaines n’excluent pas d’autres causes, comme l’épandage de produits agricoles toxiques. Les populations de singes font également face à la déforestation illégale, qui réduit leur habitat.

États-Unis-Kenya-Haïti: Washington mise sur Nairobi pour faire face à la crise en Haïti.

Joe Biden reçoit mercredi et jeudi à la Maison Blanche le président kényan William Ruto. Il s’agit de la première visite d’État d’un dirigeant africain à Washington depuis 2008. Les États-Unis comptent s’appuyer sur le Kenya pour faire face à la crise sécuritaire et politique en Haïti, mais aussi contrer les ambitions de la Chine et de la Russie sur le continent africain.

Il a indiqué que la visite d’État déboucherait sur des annonces dans le domaine technologique, dans la sécurité, et au sujet de la dette souveraine. Ces “annonces substantielles montreront que nos liens, basés sur des valeurs démocratiques, des ambitions économiques et des intérêts internationaux partagés, profitent de manière concrète aux Américains et aux Kényans”, selon Jake Sullivan.

Il a ajouté que Washington était “fermement décidé à soutenir” la mission en Haïti, validée en octobre par le Conseil de sécurité de l’ONU et dont Nairobi a accepté de prendre la tête.

Si les États-Unis misent gros sur le Kenya, c’est qu’ils y voient un havre de stabilité démocratique et une locomotive économique, dont la pandémie a toutefois freiné l’élan. William Ruto compte sur les États-Unis pour relancer cette machine économique. Il demande par exemple au Congrès américain de prolonger de dix ans un accord de libre-échange crucial pour de nombreux pays africains et devant expirer en 2025.

Le chef d’État kényan vient aussi parler de sécurité, et plus particulièrement de la Somalie, voisine du Kenya, où les islamistes radicaux shebab mènent depuis 2007 une sanglante insurrection.

William Ruto veut “assurer qu’un retrait de troupes de (la force de l’Union africaine dans le pays) Atmis ne crée pas un vide qui sera comblé par les shebab”. “Le Kenya, les États-Unis et les autres pays en première ligne doivent travailler ensemble” à ce sujet, a-t-il réclamé en marge de ses entretiens au Capitole.

Toronto a obtenu une concession de basketball professionnel féminin.

Toronto accueillera dès 2026 une équipe de la Ligue américaine professionnelle de basket féminin (WNBA), la première à l’extérieur des États-Unis, ont annoncé les autorités jeudi.

« J’ai l’honneur d’annoncer officiellement que nous avons attribué à la ville de Toronto la 14e franchise de la WNBA », a déclaré la commissaire de la ligue Cathy Engelbert, lors d’un point presse en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau, du rappeur Drake, et de la star des Raptors Scottie Barnes.

« C’est un moment charnière pour notre Ligue », a-t-elle ajouté.

« Nous avons établi des records d’audience, vendu des billets pour la saison, développé le jeu et l’ajout de cette 14e équipe marque une étape particulièrement importante dans la croissance continue de la ligue. »

L’équipe WNBA de Toronto, dont le nom n’a pas encore été dévoilé, sera la 14e franchise de la Ligue, après l’annonce de la 13e, les Valkyries de Golden State qui joueront l’année prochaine à San Francisco.

« Allez le sport féminin! Allez! », s’est enthousiasmé M. Trudeau. « L’énergie qui a monté autour du sport professionnel féminin, le désir qu’il suscite, l’excitation qu’il engendre et la gloire qu’il procure sont énormes », a-t-il estimé.

Toronto jouera au Coca-Cola Coliseum d’Exhibition Place, d’une capacité de 8 700 places, et aura la possibilité de se déplacer au Scotiabank Arena à l’occasion. Inauguré en 1921, le Coca-Cola Coliseum est également le domicile des Marlies de Toronto de la Ligue américaine de hockey.

Des matchs auront aussi lieu à Vancouver et Montréal, selon le milliardaire canadien Larry Tanenbaum, propriétaire de la nouvelle franchise à travers son entreprise Kilmer Sports.

« Cette franchise sera l’équipe du Canada », a lancé Tanenbaum.

L’homme d’affaires torontois est aussi président de Maple Leafs Sports and Entertainment (MLSE), qui contrôle entre autres les Maple Leafs, les Raptors dans la NBA et le Toronto FC dans la MLS.

L’année dernière, 19 800 spectateurs ont assisté à guichets fermés à un match de pré-saison de la WNBA à Toronto.

Près de 17 000 personnes ont également assisté à un match de pré-saison au début du mois à Edmonton.

Les femmes « verront des héroïnes qui leur ressemblent en personne et à l’antenne tout au long de l’été », a salué Larry Tanenbaum.

« Plus nous serons nombreux à reconnaître la valeur et le potentiel du sport féminin, plus nous nous rapprocherons d’un avenir plus équitable dans le monde du sport », a-t-il ajouté.

Crédits-Photos: MSN, Outre-mer la 1ère et Alley-Oop360.