Les Bleus dans le doute, trois jours avant le déplacement le plus important de leur année 2020, à Lisbonne chez Cristiano Ronaldo. L’équipe de France, diminuée par les blessures mais surtout complètement hors du coup à Saint-Denis, a été piégée mercredi en amical contre la Finlande (2-0). Inquiétant à trois jours du choc de Ligue des nations au Portugal.

Sur la pelouse froide d’un Stade de France à huis clos, il n’y avait certes que deux titulaires du Mondial 2018 dans les rangs tricolores au coup d’envoi. L’enjeu était certes nul ou presque, au milieu d’un automne surchargé en rencontres. Kylian Mbappé, Raphaël Varane et Lucas Hernandez n’ont certes pas joué, tandis qu’Antoine Griezmann n’est entré en jeu qu’une demi-heure.

Mais aucun de ces arguments ne suffira pour excuser la performance insipide des Tricolores, dépassés par les relances assassines de la 55e nation mondiale, dont les joueurs, à en scruter leurs visages étonnés, doivent toujours avoir du mal à y croire.

Marcus 12 ans après Lilian ?

Avec 26 joueurs à disposition, contre les 23 que pourra compter la feuille de match mercredi, Deschamps a des solutions pour soulager les cadres. Kurt Zouma, Léo Dubois voire l’appelé de dernière minute Ruben Aguilar sont des options en défense devant le gardien N.2 Steve Mandanda, annoncé titulaire mercredi.

Mais c’est en attaque que les yeux des téléspectateurs seront rivés: comme titulaire ou comme entrant, Marcus Thuram est attendu pour ses débuts à 23 ans, un peu plus de douze ans après la dernière cape de son papa Lilian, champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000 au côté de Deschamps.

« Être le fils de Lilian n’est pas un critère de sélection, s’il est là c’est que je considère qu’il le mérite », a de nouveau répété le sélectionneur à propos de l’attaquant de Mönchengladbach en Allemagne, appelé pour la première fois et « amené à avoir un rôle à jouer sur les trois matches ».

Fragilisée par les blessures, l’équipe de France espère rester compétitive tout en reposant ses cadres, mercredi en amical contre la Finlande à Saint-Denis (21h10). L’occasion rêvée pour Marcus Thuram de découvrir les Bleus avant de laisser aux cadors le sommet d’automne samedi au Portugal.

Depuis la dernière sortie des champions du monde, le 14 octobre à Zagreb (victoire 2-1) en Ligue des nations, moins d’un mois s’est écoulé et ils sont nombreux à ne pas avoir eu un seul instant pour souffler.