Le Nunavut, un territoire du nord du Canada qui borde l’océan Arctique, est l’une des rares régions du monde qui ne compte encore aucun cas de Covid-19. Les autorités ont mis en place de sévères mesures pour retarder le plus possible l’arrivée du virus dans cette communauté de 39 000 personnes. Il s’agit en effet d’une région qui compte très peu d’infrastructures de santé et de personnel médical.

Pas facile actuellement de rallier le Nunavut, uniquement accessible par avion. Avant de rentrer à la maison, les habitants doivent passer 14 jours dans l’un des hôtels de quatre villes canadiennes.

Des agents de sécurité montent la garde devant leur chambre, histoire de s’assurer que chacun et chacune garde ses distances et ne contamine pas les gens au Nunavut.

Sur place, les 25 communautés nordiques, reliées seulement par voie aérienne, vivent en confinement. Le gouvernement local leur a demandé d’agir comme en temps de Piqsiq, autrement dit de blizzard, qui exige que chacun reste chez soi.

Conscientes des difficultés économiques que posent ce confinement volontaire pour un territoire beaucoup plus pauvre que le reste du Canada, les autorités réclament une aide accrue.

Localement, certains villages suggèrent des activités pour maintenir le lien social. À Cambridge Bay, où il fait environ -15 degrés en journée, la mairie a envoyé des morceaux de tissu dans les boîtes à lettres. Une courtepointe sur le thème de l’unité sera bientôt produite.

Coronavirus: 300000 cas recensés aux Etats-Unis, plus de 8000 morts

Les États-Unis ont dépassé samedi la barre des 300000 cas recensés de nouveau coronavirus, selon le comptage de l’université américaine Johns Hopkins.La pandémie a fait au moins 8162 morts dans le pays, selon le comptage du tableau de bord de l’université. Le cap des 200000 cas recensés dans le pays avait été franchi mercredi.

Coronavirus: plus de 45000 morts en Europe

La pandémie de nouveau coronavirus a tué plus de 45000 personnes en Europe, dont près de 85% en Italie, en Espagne, en France et au Royaume-Uni, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 18h00 GMT.

Avec un total de 46033 morts (pour 627203 cas officiellement déclarés), l’Europe est le continent le plus durement touché par la pandémie de Covid-19. L’Italie (15362) et l’Espagne (11744) sont les pays au monde comptant le plus de morts. La France dénombre 7560 décès sur son sol, le Royaume-Uni 4313.

Coronavirus: le PAM s’inquiète des risques de pénurie alimentaire

Dans un rapport publié vendredi 3 avril, l’agence humanitaire onusienne s’inquiète du risque de pénurie alimentaire créée par la pandémie de coronavirus, et qui menace des centaines de millions de personnes dans le monde, majoritairement en Afrique.

Habituellement, les risques de pénurie alimentaire sont provoqués par des problèmes d’approvisionnement, en cas de mauvaise récolte, ou par des problèmes liés à la demande, en cas de difficultés financières des États qui achètent. De manière « inédite », cette fois, « on a les deux à la fois », s’inquiète le Programme alimentaire mondial.

L’état des stocks n’est pas alarmant, les denrées existent, mais le problème est davantage lié aux difficultés de transports, conséquence des mesures de confinement qui ralentissent par exemple le transport maritime, ou encore aux comportements irrationnels constatés sur les marchés.

Panique des marchés

« L’Argentine, par exemple, a bloqué des camions dans certains de ses ports d’exports de céréales, qui sont très importants », explique Tiphaine Walton, porte-parole du Programme alimentaire mondial.

Les investisseurs sont paniqués par la perspective d’une récession mondiale, alimentée par des problèmes soulevés un peu partout dans le monde, comme le manque de main d’œuvre saisonnière dans les exploitations agricoles françaises, facteur également cité par le PAM. Les cours du pétrole ont chuté, ceux des matières premières alimentaires sont très bas : une bonne nouvelle pour les pays qui en importent, mais aussi un facteur d’incertitudes. Quant aux pays exportateurs de matières premières, ils voient mécaniquement leurs revenus fondre. Et, en conséquence, leurs possibilités d’importer des denrées alimentaires.

Les stocks existent

« On a le stock pour pallier dans un futur proche, rappelle une nouvelle fois Tiphaine Walton, mais certaines économies plus fragiles dépendent beaucoup de leurs exportations de pétrole ou de cuivre par exemple, et n’ont pas un secteur agricole performant. Ils dépendent donc de leurs importations, et ces pays-là risquent rapidement d’avoir un problème. On pense à l’Angola, au Mozambique, au Nigeria ou au Congo. »

Les humanitaires se préparent

Le PAM indique donc se préparer au pire, même si pour le moment aucune pénurie n’est constatée nulle part. « Nous suivons les cours des marchés, nous nous apprêtons à installer des systèmes accrus de surveillance de la vulnérabilité alimentaire et économique dans plusieurs pays « ,explique Tiphaine Walton. L’agence onusienne pré-positionne enfin des stocks alimentaires supplémentaires dans ses dépôts humanitaires, principalement en Afrique. « Nous anticipons aussi les problèmes de fermeture de frontières, de transport de matériel et de personnel humanitaire en réfléchissant au positionnement des bateaux, des avions ou des camions pour assurer le transport de cette aide. » Des opérations de distribution alimentaire pourraient également être remplacées par des transferts d’argent en espèce, au cas par cas.

 Coronavirus: 600 militaires français atteints, selon Florence Parly

Quelque 600 militaires français sont atteints du coronavirus, mais la capacité des armées françaises à accomplir ses missions «n’est pas impactée», a déclaré la ministre des Armées Florence Parly dans un entretien au groupe de presse quotidienne régionale Ebra publié samedi et cité par l’AFP. Le dernier bilan donné par le ministère fin mars faisait état de 400 contaminations dans les rangs des armées.

 La Chine s’immobilise pendant trois minutes en hommage à ses morts

La Chine, qui observe une journée de deuil national, s’est figée samedi matin à 10h locales (2h GMT) pour un moment de recueillement national de trois minutes à la mémoire des personnes décédées des suites de l’épidémie de Covid-19, a constaté l’AFP. Les sirènes ont résonné partout dans le pays le plus peuplé du monde, tandis que les voitures, trains et bateaux ont fait retentir leurs klaxons en hommage aux citoyens décédés.

Coronavirus: 1169 morts en 24h aux États-Unis, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, pire bilan quotidien d’un pays

Le nombre de décès aux États-Unis est tout proche de 6000

 La Chine fait état de quatre nouveaux décès à Wuhan

Les autorités sanitaires chinoises ont fait état vendredi de 31 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus, parmi lesquels deux infections transmises localement , et de quatre décès supplémentaires, tous à Wuhan.

Covid-19: l’Assemblée générale de l’ONU appelle à la «coopération»

L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé jeudi par consensus une résolution appelant à la « coopération internationale » et « au multilatéralisme » pour combattre le Covid-19, premier texte des Nations unies depuis le déclenchement de la pandémie. Le texte, auquel a tenté de s’opposer en vain avec un projet concurrent la Russie soutenue par quatre autres pays, souligne aussi « la nécessité de respecter pleinement les droits humains » et dénonce « toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à apporter à la pandémie ».


Coronavirus: le couvre-feu instauré en Martinique et en Guadeloupe

L’ensemble de la Martinique et de la Guadeloupe sont placées à partir de mercredi soir sous couvre-feu entre 20h et 5h, pour faire respecter les mesures de confinement destinées à lutter contre l’épidémie de coronavirus, ont annoncé les préfets des deux départements.

En Guadeloupe, tout déplacement est interdit entre 20 et 5h du matin, à l’exception des trajets domicile-travail ne pouvant être différés et ceux motivés par une urgence médicale, selon la préfecture. « Les regroupements en fin de journée me préoccupent le plus », a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet de Martinique Stanislas Cazelle, qui a aussi décidé de « fermer tous les commerces alimentaires au plus tard à 19h ».

« Je demande à chaque famille de s’organiser pour qu’une seule personne par famille aille faire les courses. Elle n’y retrouve pas ses amis et y va une fois par semaine», a-t-il insisté, réclamant « une évolution des comportements » face à ce « phénomène de multishopping ».

« Si nous n’arrivons pas à trouver des solutions » pour que ces déplacements diminuent, « des mesures règlementaires pouvant aller jusqu’à cibler un jour par semaine pour chaque famille pour aller faire ses courses » seront prises, a-t-il menacé.

Six décès…

Avec 128 cas avérés lundi soir, 15 personnes en réanimation et 3 décès, la Martinique est « durement frappée » et « connaît chaque jour une aggravation » du bilan sanitaire lié au coronavirus, a déploré le préfet.

La Guadeloupe, elle, recense au 1er avril 125 cas confirmés, dont 14 patients en réanimation et 6 décès.

En Guyane, le couvre-feu pour l’ensemble du département est en vigueur depuis le 25 mars. Parmi les autres territoires d’Outre-mer, Mayotte et la Polynésie française ont pris des mesures identiques ces derniers jours.

Coronavirus: les autorités turques rechignent à décréter un confinement

En Turquie, la propagation du nouveau coronavirus s’accélère ces derniers jours. Mais l’attitude des autorités entraîne une certaine confusion. Ces dernières multiplient les restrictions tout en se montrant réticentes à décréter un confinement national, pourtant réclamé par les principaux partis d’opposition et une partie de la population.

Jusqu’au dépistage d’un premier malade du Covid-19 sur le territoire turc, le 11 mars, les autorités semblaient croire – ou vouloir faire croire – que la pandémie pouvait épargner ce carrefour géographique de 83 millions d’habitants. Le 8 mars, sur Twitter, le ministre de la Santé, Fahrettin Koca, se félicitait que la Turquie ait « réussi jusqu’ici à ne pas rejoindre la liste » des 104 pays alors touchés par le nouveau coronavirus. Moins de 20 jours après le premier cas, lundi, le bilan officiel était pourtant déjà lourd : 168 morts et 10 827 patients dépistés.

Le gouvernement turc a certes adopté assez tôt des mesures de précaution et continue, chaque jour, de durcir les restrictions. Les frontières du pays et la plupart des lieux accueillant du public sont fermés, les vols internationaux suspendus, les déplacements d’une ville à l’autre strictement limités (soumis à une autorisation préfectorale pour les voyages en car ou en avion, à un test de température pour les trajets en voiture). Les plus de 65 ans et les personnes atteintes de maladies chroniques ont l’ordre de rester chez elles.

La stratégie de la « quarantaine volontaire »

Mais le confinement s’arrête là. Les autorités appellent les Turcs plus jeunes et non malades à ne pas sortir de chez eux, mais elles n’imposent rien – ni aux citoyens, ni aux entreprises. Ankara a choisi la stratégie de la « quarantaine volontaire », ainsi que l’a répété lundi soir le président Recep Tayyip Erdogan, estimant que la Turquie, « par comparaison avec l’Europe et les Etats-Unis, [était] l’un des pays les plus près d’empêcher la propagation de la maladie ».

Si les rues de Turquie sont effectivement clairsemées, des centaines de milliers de Turcs continuent de se rendre au travail. « Certains clients font comme si rien n’avait changé et refusent d’interrompre les chantiers », explique Miray, une architecte d’Istanbul. « Ce qui veut dire que nous faisons toujours des réunions de chantier, que les ouvriers travaillent toujours côte à côte dans des espaces réduits… Les chefs de chantier portent des masques et des gants, mais les ouvriers, rien… L’autre jour, l’un d’eux m’a dit : “Nous sommes obligés de travailler pour vivre. Mais si seulement ils s’arrangeaient pour que nous puissions dormir sur le chantier… Au moins nous n’aurions pas la crainte de contaminer nos familles.’’ Je lui ai donné raison. »

Des voix s’élèvent pour un confinement total

En Turquie, de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger un confinement strict. Le principal parti d’opposition, le CHP social-démocrate, réclame même un couvre-feu national, tout comme Ekrem Imamoglu, le maire d’Istanbul, mégapole de 16 millions d’habitants. « Istanbul est l’une des villes les plus peuplées du monde et l’épidémie s’y propage très vite. Nous devons sans attendre décréter un couvre-feu. Si nous ne sommes pas courageux aujourd’hui, il sera peut-être trop tard demain », s’est inquiété lundi le maire, tranchant avec le discours rassurant du gouvernement.

Depuis le début de la crise, les rares prises de parole de Recep Tayyip Erdogan (qui prononce, d’ordinaire, au moins un discours par jour) se concentrent en effet sur les mesures de soutien à l’économie turque, notamment un plan d’aides de 14 milliards d’euros dévoilé le 18 mars. Selon de nombreux observateurs, les conséquences d’un confinement strict pour l’économie, fragilisée ces dernières années, expliqueraient la réticence du pouvoir à prendre des mesures drastiques, malgré les recommandations scientifiques et même, semble-t-il, celles du ministre de la Santé.

Coronavirus: 865 morts aux États-Unis en une journée, un record

Coronavirus: plus de 4 000 décès aux États-Unis (Université Johns Hopkins)

Un total de 4 076 décès liés au coronavirus ont été recensés mercredi 1er avril aux Etats-Unis. Soit un chiffre multiplié par deux en trois jours, a annoncé l’Université américaine Johns Hopkins, dont les bilans font autorité. Plus de 40% de ces décès ont été enregistrés dans l’Etat de New York.

Frénésie sur la chloroquine: l’OMS met en garde contre l’automédication

Le débat sur la chloroquine frôle parfois l’hystérie, avec des malades potentiels ou avérés qui tentent de se procurer la molécule par tous les moyens. L’OMS a lancé un rappel à l’ordre vendredi dernier, et demandé de s’abstenir d’utiliser des thérapies qui n’ont pas encore fait leurs preuves.

Pharmacies en rupture de stock un peu partout en Europe, intoxications après des cas d’auto-médication, parfois mortelles, en Afrique et aux États-Unis… La ruée sur les médicaments à base de chloroquine et d’hydroxychloroquine inquiète les autorités sanitaires. Sans jamais nommer les molécules, l’OMS déconseille aux États et aux patients de les utiliser dans la lutte contre le Covid-19. « L’histoire de la médecine est jalonnée d’exemples de traitements qui marchent sur le papier ou dans une tube à éprouvette,explique le patron de l’agence, Tedros Ghrebeyesus. Mais on s’aperçoit après que ces traitements  ne fonctionnent pas pour les humains ou s’avèrent au contraire dangereux. Nous devons suivre les preuves. Il n’y a pas de raccourci possible. »

L’autre risque, c’est la rupture des stocks. La chloroquine et  l’hydroxychloroquine sont utilisés pour traiter le paludisme et certaines maladies auto-immunes. Les malades doivent pouvoir s’en procurer. La mise en garde n’empêche pas l’organisation de s’intéresser de près à ces molécules. Des essais cliniques ont lieu en ce moment dans une cinquantaine de pays, pour déterminer si oui ou non, la chloroquine est un remède miracle ou un mirage dans la lutte contre le Covid-19.


Coronavirus: la France accepte des médecins cubains dans ses départements d’outre-mer

Le gouvernement français, qui fait face à la gestion de crise du Covid-19, vient finalement d’accepter par décret l’envoi de médecins cubains dans ses départements d’outre-mer. Un renfort bienvenu pour les médecins antillais pour lutter contre le nouveau coronavirus mais surtout pour combler les déserts médicaux français. Et pour Cuba, cette crise est une occasion supplémentaire de promouvoir sa médecine internationaliste.

Le gouvernement français accepte finalement, en pleine crise du Covid-19, d’accueillir des médecins cubains sur son sol. La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon sont concernés.

La sénatrice de la Martinique, Catherine Conconne, se réjouit que son amendement soit passé par décret. « Il a été pris principalement pour renforcer nos CHU. Il nous manque certaines spécialités médicales et nous avons du mal à faire venir des médecins d’Europe. Cet amendement nous permet d’aller puiser dans nos ressources fraternelles cubaines à nos côtés. Donc, pour moi, c’est une victoire, une grande joie. Que ce décret arrive en pleine crise du coronavirus, c’est très bien. »

Déjà présents en Italie

Cuba compte deux fois plus de médecins par habitant que la France et viendra donc combler ces déserts médicaux. « Aller où personne ne souhaite exercer la médecine », c’est la devise de ces missions médicales cubaines.

L’île envoie actuellement ses brigades de blouses blanches dans 38 pays pour lutter contre l’épidémie du nouveau coronavirus ; en Europe, l’Italie et l’Andorre ont déjà accepté cette aide cubaine.

Dernièrement mise à mal par les critiques d’esclavagisme de son système d’échange médical, et le retrait de ses médecins de pays latino-américains gouvernés par la droite, Cuba, avec cette crise du Covid-19, joue donc la carte de la solidarité en envoyant ces médecins, comme elle l’avait fait en 2014 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola en Afrique.

Coronavirus: plus de 3 000 morts recensées aux États-Unis

Le nombre de décès provoqués par la pandémie de coronavirus aux États-Unis a dépassé les 3 000 lundi soir, tandis que le nombre de cas recensés passait à plus de 163 000, selon l’université Johns Hopkins, dont les chiffres, actualisés en continu, font référence. Les États-Unis sont, de loin, le pays au monde répertoriant le plus grand nombre de cas confirmés (163 429), pour 3 008 morts. La barre des 2 000 morts avait été franchie samedi.