L’ancienne star mondiale du football, le Brésilien Ronaldinho, était ce 4 avril 2020 emprisonné depuis désormais un mois au Paraguay, où il a été placé en détention pour usage de faux passeports. L’ancien ailier du Barça et du PSG se trouve dans une cellule improvisée, le bureau d’une caserne de police de la capitale Asuncion. Son procès est à l’arrêt depuis les mesures de précaution prises dans le pays afin d’endiguer la pandémie de Covid-19, figeant l’activité judiciaire au moins jusqu’à Pâques.

Les autorités tardent à prendre des mesures de prévention contre le virus et la société civile s’inquiète surtout pour les populations les plus vulnérables. Les détenus incarcérés dans les prisons surpeuplées du pays comptent parmi les personnes les plus à risques.

Coronavirus: l’athlète Wilson Kipsang arrêté après avoir bafoué le couvre-feu

L’ex-recordman du monde du marathon, Wilson Kipsang, a passé une nuit au poste de police pour avoir festoyé en groupe après l’heure du couvre-feu mis en place au Kenya pour lutter contre le Covid-19, a annoncé une source policière. « C’est une infraction très grave. Ces personnes sont respectées et sont supposées montrer l’exemple et non pas aller contre les ordres du gouvernement », a souligné le commandant de la police du comté Yten, John Mwinzi. Kipsang, lui-même officier de police, a plaidé coupable devant la justice vendredi et a été remis en liberté contre une caution de 5000 schillings soit environ 43 euros.

Foot: la Ligue belge recommande la fin anticipée du championnat

Le Ligue belge de football a recommandé jeudi 2 avril de mettre fin au Championnat de première division de manière anticipée face à la pandémie de coronavirus et « d’accepter le classement actuel (…) comme classement final », une décision qui doit être validée formellement le 15 avril.

La Fifa réfléchit à «une assistance» au football mondial

La Fédération internationale de football (FIFA) a confirmé mercredi qu’elle réfléchit aux moyens de fournir « une assistance » au foot mondial alors que la pandémie de coronavirus a plongé clubs et ligues dans un marasme financier sans précédent. La FIFA, qui rappelle que sa situation financière est « solide » avec environ 1,5 milliard de dollars  de réserves, « réfléchit aux possibilités de fournir une assistance à la communauté du football à travers le monde », a-t-elle indiqué dans un communiqué transmis à l’Agence France Presse.

Coronavirus : le tournoi de tennis de Wimbledon annulé en 2020

Le tournoi de tennis de Wimbledon, prévu du 29 juin au 12 juillet, a été annulé en raison de l’épidémie de Covid-19, mercredi, les organisateurs dans un communiqué. Dans le même temps, l’ATP et la WTA ont indiqué que les circuits masculin et féminin de tennis professionnels resteraient suspendus jusqu’au 13 juillet, soit pendant toute la saison des tournois sur gazon.


Mort de Pape Diouf, ancien président de l’OM, emporté par le coronavirus

Pape Diouf, 68 ans, est décédé  mardi  du Covid-19, alors qu’il devait être transféré de Dakar vers la France. Il était une personnalité influente du football français et africain. Après avoir été journaliste puis agent de joueurs, le Franco-Sénégalais avait présidé l’Olympique de Marseille de 2005 à 2009.

Avec sa haute stature et son éloquence, Pape Diouf ne laissait pas indifférent. Ce passionné de sports, né en 1951 à Abéché au Tchad, n’aimait de toutes les façons pas la tiédeur. Fils de militaire, il ne manquait pas de caractère. Et il lui en a fallu pour désobéir à son père en suivant une autre voie que la sienne.

Parti à 18 ans dans le sud de la France, Pape Diouf bifurque en effet. « La raison principale qui m’a fait venir en France est que je devais faire l’école militaire, racontait-il à OM Mag en 2008. Quand je suis arrivé, je me suis rendu compte que c’était un véritable engagement dans l’armée et non une école. J’ai refusé de m’engager. J’ai donc dû subvenir à mes besoins en enchaînant les petits boulots. Le premier, c’était en tant que coursier. Ensuite, j’ai été pointeur au port de Marseille puis j’ai fait de la manutention. Bien plus tard, j’ai tenté le concours d’entrée à l’IEP d’Aix-en-Provence que j’ai réussi. »

Un journaliste au cœur du réacteur marseillais

Son passage à Sciences Po Aix s’avère toutefois anecdotique. Par le biais d’une connaissance, le Franco-Sénégalais intègre le journal local La Marseillaise. « Ce furent des années fabuleuses pour moi, assurait-il. J’y ai d’abord travaillé en tant que « claviste »(personne qui compose sur un clavier les caractères d’un texte à imprimer, ndlr), puis comme correcteur. En même temps, j’étais déjà pigiste au service des sports. On m’a ensuite proposé de me consacrer uniquement au service des sports. »

Après avoir traité de l’actualité du basket-ball, le journaliste devient responsable de la rubrique football et couvre celle de l’OM. Pape Diouf se retrouve au cœur du réacteur footballistique marseillais.

Virage vers la fonction d’agent

En 1987, Pape Diouf rejoint la rédaction du nouveau quotidien, Le Sport, censé concurrencer L’Équipe. L’aventure s’achève au bout de quelques mois. Le reporter se retrouve alors à un tournant de sa vie. « Au même moment, deux hommes sont intervenus : Joseph-Antoine Bell et Basile Boli, souligne l’intéressé, au sujet de l’ex-gardien de but et de l’ancien défenseur de l’OM.Tous deux voulaient que je m’occupe de leur carrière. Je connaissais les principes et les grandes lignes du métier d’agent de joueurs. J’ai hésité, eu égard à la réputation de ce métier. Au final, j’ai pris la décision de le faire. »

C’est le début d’une période faste. Pape Diouf, doté d’un large carnet d’adresses, se bâtit un solide réseau. Il gère les intérêts de grands noms comme Marcel Desailly, Bernard Lama ou Didier Drogba.

Des résultats à l’OM mais pas de titres

En 2004, nouveau tournant. Pape Diouf passe une nouvelle fois de l’autre côté de la barrière. Il intègre l’OM en tant que manager général du club. Quelques mois plus tard, il devient le président du club phocéen, grâce à l’appui de son propriétaire Robert Louis-Dreyfus.

Après deux premières saisons convenables, durant lesquelles la formation azuréenne finit 5e du championnat de France, celle-ci franchit un palier. Les Marseillais terminent sur le podium durant les trois exercices suivants.

Mais malgré des résultats plus que probants, Marseille ne remporte aucun trophée notable durant cette période. Et des tensions avec d’autres membres de la direction ont raison de la présidence de Pape Diouf, en juin 2009.

« Une anomalie sympathique »

Durant la décennie qui suit, Pape Diouf reste un observateur et un commentateur assidu du football, français et africain notamment. Fier de son parcours, le binational aimait à se définir comme « une anomalie sympathique », même si son statut de seul président noir d’un gros club européen de football le rendait parfois amer. « C’est un constat pénible, à l’image de la société européenne et surtout, française, qui exclut les minorités ethniques », jugeait-il dans une interview à Jeune Afrique.

Plus positif, il concluait dans OM Mag : « À ce niveau-là, on sent qu’il y a beaucoup de changements aujourd’hui. L’ascension de Barack Obama aux États-Unis en est la juste illustration… Oui, mais il faut faire attention. De ce point de vue-là, la société américaine est bien plus prête que la société française. Je ne connais pas un Obama français aux portes de l’Élysée… Il faut du temps ! Je vivrai jusqu’à ma mort sans connaître cela. »


Ces sportifs de haut-niveau qui ont souffert du coronavirus

Ils sont jeunes, dotés d’une condition physique exceptionnelle et souvent d’une hygiène de vie irréprochable. Pourtant, certains athlètes de haut-niveau ont raconté ces derniers jours leurs souffrances, après avoir été infectés par le coronavirus. Témoignages.

« Fièvre, froid polaire, mal de tête constant, gêne respiratoire, immense fatigue et perte du goût et de l’odorat. J’ai coché pas mal de cases. » La footballeuse française Pauline Peyraud-Magnin a raconté ce 30 mars 2020 les symptômes qui l’ont affaiblies et effrayées ces derniers jours.

« Tous les médecins que j’ai eus m’ont dit que j’avais contracté le Covid-19 », a expliqué la gardienne de but d’Arsenal (Angleterre) et des « Bleues » lors d’un entretien diffusé sur le compte Instagram de l’ex-joueuse Élodie Thomis.

« Ça n’arrive pas qu’aux autres »

Pauline Peyraud-Magnin est loin d’être la première athlète de haut-niveau à avoir vraisemblablement contracté le coronavirus. Son compatriote, le volleyeur Earvin Ngapeth, a été hospitalisé en Russie durant plusieurs jours. La star tricolore ne s’est pas appesantie sur les détails mais avait prévenu depuis son lit : « Restez bien tous chez vous, ça n’arrive pas qu’aux autres. »

Le footballeur argentin Paulo Dybala, lui, raconte une convalescence usante sans être toutefois grave. « Je peux me déplacer mieux, donc je pense que je vais réessayer de m’entrainer. Parce que quand j’ai essayé ces derniers jours, j’ai senti que je faiblissais trop vite. Je manquais d’air et je ne pouvais rien faire, a expliqué l’attaquant de la Juventus Turin. Après cinq minutes, je me sentais très fatigué, je sentais que j’avais le corps très lourd. Les muscles étaient douloureux et je devais m’arrêter ».

Les tourments de Cameron van der Burgh

De nombreux athlètes composent avec des symptômes bénins et/ou étranges, comme la perte d’odorat et du goût décrites par le basketteur NBA Rudy Gobert. Mais tous ne s’en sortent pas aussi bien, à l’image du nageur sud-africain Cameron van der Burgh. « Cela fait 14 jours maintenant que je lutte avec le Covid-19, écrivait le champion olympique 2012, le 22 mars dernier. De loin le pire virus que j’aie jamais enduré bien qu’étant un individu en bonne santé avec des poumons solides (pas de tabagisme/du sport), menant une vie saine et étant jeune ». Le jeune retraité âgé de 31 ans avait ajouté : « Bien que les symptômes les plus graves (grosse fièvre) se soient apaisés, je continue de lutter contre une forte fatigue générale et une toux résiduelle. Toute activité physique telle que la marche me laisse épuisé pendant des heures. »

Le natif de Pretoria ne sera pas le dernier athlète à être ainsi tourmenté par le coronavirus. Le cyclise colombien Fernando Gaviria, diagnostiqué positif au Covid-19 lors du Tour des Émirats arabes unis, vient d’en finir avec quatre semaines à l’hôpital : « Je voudrais dire un grand merci à tous ceux qui m’ont soutenu pendant ma période de récupération. J’espère que cette période extraordinaire que nous vivons tous pourra bientôt se terminer et que nous pourrons revenir à la normalité. »