CHAN 2020: le tirage au sort complet, avec notamment un RDC-Congo qui promet

Le tirage au sort du Championnat d’Afrique des nations 2020 (du 4 au 25 avril) a eu lieu lundi 17 février à Yaoundé, au Cameroun, pays hôte de cette 6e édition. Les Lions indomptables héritent notamment du Mali dans le groupe A. Le Maroc, tenant du titre, est dans le groupe C. Dans le groupe B, la RDC et le Congo vont se retrouver. Retrouvez le tirage au sort complet.

C’est au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé que le suspense a été levé, lundi 17 février. Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football, était présent pour assister au tirage au sort du Championnat d’Afrique des nations 2020, la « CAN réservée  » aux joueurs évoluant dans un club de leur pays. La compétition, qui aura lieu au Cameroun du 4 au 25 avril, a franchi un nouveau cap important avec le tirage au sort.

Stephen Tataw, capitaine du Cameroun quart de finaliste de la Coupe du monde 1990, et Salomon Olembé, vainqueur des CAN 2000 et 2002, ont tiré au sort les 16 nations qualifiées pour ce CHAN 2020.

Groupe A : Cameroun, Mali, Burkina Faso, Zimbabwe

En sa qualité de pays organisateur, le Cameroun était d’office placé dans le groupe A. Les Lions indomptables ne pouvaient ainsi tomber sur le Maroc, la Libye et la Zambie, tous placés dans le chapeau 1 avant le tirage au sort. Dans le chapeau 2, c’est le nom du Mali, finaliste en 2016, qui est sorti. Le Burkina Faso (chapeau 3) et le Zimbabwe (chapeau 4) complètent le groupe A.

La rencontre Cameroun-Zimbabwe sera le match inaugural de ce CHAN.

Groupe B : Libye, RDC, Congo, Niger

Repêchée suite au désistement de la Tunisie, la Libye (chapeau 1) figure dans le groupe B avec deux voisins : la RDC (chapeau 2) et le Congo (chapeau 3). Des retrouvailles très attendue entre des Léopards déjà titrés deux fois (2009 et 2016, un record) mais absents en 2018 (une première dans leur histoire) car éliminés lors des qualifications par… le Congo justement. Le Niger (chapeau 4) est la quatrième nation de ce groupe.

Groupe C : Maroc, Rwanda, Ouganda, Togo

Tenants du titre, les Marocains (chapeau 1) feront face à deux équipes expérimentées : le Rwanda (chapeau 2), qui dispute son 4e CHAN, et l’Ouganda (chapeau 3), qualifié par la 5e fois, un record partagé avec la RDC et le Zimbabwe. Et l’unique novice de ce CHAN, le Togo (chapeau 4), est dans le groupe C;

Groupe D : Zambie, Guinée, Namibie, Tanzanie

Pas de vainqueur ou de finaliste dans le groupe D. Seule la Zambie (chapeau 1) est déjà montée sur le podium. Mais c’était en 2009, quand les Chipolopolos s’étaient classés 3e. La Guinée (chapeau 2) et la deuxième nation avec le meilleur résultat (4e en 2016). La Namibie (chapeau 3) n’a jamais dépassé les quarts de finale, et la Tanzanie (chapeau 4), qualifiée pour la 2e fois de son histoire, essaiera de franchir le premier tour cette fois.


Football: victime de racisme, le Malien Marega quitte le terrain avec fracas

Incident à caractère raciste majeur dans un match du championnat portugais de football, dimanche 16 février. Moussa Marega, l’attaquant international malien du FC Porto, a inscrit le but de la victoire de son équipe à Guimaraes avant de quitter le terrain, ne supportant plus les cris racistes dont il faisait l’objet.

Le FC Porto revient à un point du Benfica Lisbonne en tête du championnat du Portugal. La défaite des Lisboètes samedi 15 février contre Braga (0-1) et la victoire des Dragons dimanche 16 février sur le terrain du Vitoria Guimaraes (2-1) relance la course au titre.

Mais le résultat sportif de Porto n’est pas l’enseignement majeur de cette 21e journée de Liga Nos. De ce match gagné par les Portuans dans le nord du Portugal, on retient surtout le spectacle consternant qui a amené à la sortie enragée de Moussa Marega bien avant la fin de la rencontre.

Insulté, Marega répond avec un but et une célébration particulière

À la 60e minute de jeu, alors que le score était de 1-1, le Malien, lancé en profondeur, a remporté son duel avec le gardien Douglas Jesus d’une balle piquée. Un but qui s’avèrera décisif puisque Porto ne lâchera plus cet avantage d’un but. Mais juste après son 6e but de la saison, Moussa Marega a défié certains supporters du stade Dom Afonso Henriques, l’antre du Vitoria Guimaraes.

L’Aigle n’a pas fêté sa réalisation avec la joie habituelle du buteur. Non, il a plutôt montré plusieurs fois son avant-bras en direction des tribunes, comme pour désigner sa couleur de peau. Une attitude qui n’a pas plu à certaines personnes, qui ont commencé à jeter des projectiles dans sa direction, dont des sièges arrachés.

L’arbitre a adressé un carton jaune à Moussa Marega, coupable à ses yeux d’avoir provoqué les supporters. L’homme au sifflet ignorait peut-être les raisons qui ont poussé le joueur à réagir ainsi. Mais la suite lui a sans doute permis de comprendre davantage. Car l’incident ne s’est pas arrêté là.

Personne n’a pu l’empêcher de quitter le terrain

Loin de se calmer, Moussa Marega a laissé exploser sa colère. Dans le stade de Guimaraes, certains individus ont proféré des insultes à caractère raciste à son égard. Ce n’est pas une première en Europe, bien au contraire même. Mais cette fois, l’attaquant de 28 ans a riposté avant de dire stop.

Ses coéquipiers et plusieurs joueurs du Vitoria Guimaraes ont tenté de le convaincre, mais sa décision était prise : Marega a décidé de quitter le terrain. Sous les sifflets, le Malien, après plusieurs minutes de discussions vives avec les protagonistes sur la pelouse, a demandé à être remplacé, tout en adressant des pouces en bas en direction des tribunes.

Choqué par l’attitude de ces supporters insultants, le coach de Porto, Sergio Conceiçao, leur a crié plusieurs fois : « C’est une honte ! » Et avant de rentrer au vestiaire à la 71e, Moussa Marega, fou de rage, a envoyé des doigts d’honneur aux tribunes où se trouvaient ses agresseurs.

« Nous sommes une famille, sans distinction de nationalité, de couleur de peau ou de couleur de cheveux »

L’incident de Guimaraes relance une nouvelle fois le débat sur la conduite à adopter en cas d’injures racistes dans les stades. Le FC Porto, lui, fait bloc derrière son joueur. Quelques minutes après la fin du match, Sergio Conceiçao a fait part de son indignation en conférence de presse. L’ex-coach du FC Nantes a tenu un discours fort : « Nous sommes une famille, sans distinction de nationalité, de couleur de peau ou de couleur de cheveux. Nous sommes humains et nous méritons le respect. Ce qui s’est passé est lamentable. »

Quelques heures après la fin du match, Moussa Marega s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Très en colère, il a posté deux photos : sur l’une d’elle, il adresse des doigts d’honneur en direction des tribunes (au moment où il quitte le terrain), et sur l’autre, il montre sa couleur de peau (au moment de son but). L’Aigle du Mali y ajoute des mots pour exprimer toute sa rage à l’encontre des individus qui l’ont insulté… et à l’encontre du corps arbitral.

« Je voudrais juste dire aux idiots qui viennent au stade pour pousser des cris racistes… allez vous faire f***. Et je voudrais aussi remercier les arbitres qui ne m’ont pas défendu et m’ont adressé un carton jaune parce que je défendais ma couleur de peau. J’espère ne jamais vous revoir sur un terrain de football! Vous êtes une honte !!!! », a-t-il posté.


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