Haïti: l’enjeu de la sensibilisation de la population aux séismes

Le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 n’a pas seulement dévasté la région de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, mais aussi la ville côtière de Jacmel. Ce chef-lieu du département du Sud-Est a été détruit à 80% par le tremblement de terre, faisant 700 morts, 5 000 blessés et de la quasi-totalité des 55 000 habitants des sans-abri. Dix ans après la catastrophe, les Jacméliens se souviennent et racontent comment ils ont vécu le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

« Je pensais qu’il s’agissait d’un bulldozer qui passait dans la rue. J’étais à l’intérieur de la maison en train de repasser des vêtements. J’ai ouvert la porte pour voir le bulldozer. Mon mari est apparu au même moment et nous a dit : ‘C’est un tremblement de terre !’’ ll nous a demandé de sortir et de venir dans la cour. C’était la première fois que je vivais une chose pareille. Après, j’ai encore eu des vertiges, l’impression que la maison tournait avec moi » confie une femme.

« J’étais dans mon lit, en train de lire quand j’ai senti le lit bouger. J’étais étonné. Je suis sorti précipitamment et j’ai vu l’église d’en face s’effondrer avec les fidèles qui priaient à l’intérieur. Ensuite, les gens ont couru de partout, affolés. Il y avait de la poussière. Moi, je pensais que c’était quelque chose de mystique, car le livre que je lisais parlait de mysticisme » se souvient un homme.

« Nous étions sur la terrasse, ma mère, mon frère, une tante, deux cousines et moi. Quand on a ressenti les secousses, on s’est réfugiés sous les fleurs dans la cour et on s’est serré les uns contre les autres. Nous ne savions pas ce que c’était. Ensuite on a vu beaucoup de poussière. Quand on est sorti, on a vu qu’une maison du voisinage s’était effondrée » raconte une jeune fille.

« Je travaillais à la morgue. Je m’occupais d’une dépouille lorsqu’une partie du mur est tombée sur mon bras. J’ai été opéré et j’ai passé 9 jours à l’hôpital » relate un homme.

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