Sextape de Valbuena: La validité de l’enquête sur Benzema examinée lundi

FOOTBALL La Cour de cassation se réunit pour étudier la validité de l’enquête, contestée par le Madrilène

Audience décisive lundi dans l’affaire du chantage à la sextape de Mathieu Valbuena impliquant l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema : la Cour de cassation se réunit en assemblée plénière pour étudier la validité de l’enquête, contestée par la star madrilène.

Voilà quatre ans que les deux footballeurs s’affrontent dans les prétoires. La star du Real est soupçonnée d’avoir fait pression sur Mathieu Valbuena pour l’obliger à payer une rançon afin d’éviter que ne soit rendue publique une sextape de ce dernier, qui évolue désormais dans le club grec de l’Olympiakos.

Le rôle du policier-intermédiaire à la loupe

Benzema affirme avoir simplement voulu aider son coéquipier en Bleu en l’avertissant de l’existence de la vidéo, dont le contenu n’a jamais été révélé. Mais pour les enquêteurs, il a bien participé à une opération de chantage avec son ami d’enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen.

L’audience de lundi aura pour objet l’examen des agissements d’un policier, Yann Bessette, ayant joué pour les besoins de l’enquête le rôle d’intermédiaire entre Valbuena et les maîtres-chanteurs présumés.

« Le fait n’est pas simplement qu’il y ait un policier qui se soit fait passer pour quelqu’un d’autre, c’est qu’il a relancé régulièrement les personnes », a expliqué à l’AFP Me Patrice Spinosi, avocat de Karim Benzema. Pour la défense, Yann Bessette a à plusieurs reprises relancé ses interlocuteurs, y compris lorsque ceux-ci ne donnaient plus de nouvelles pendant plusieurs semaines. Il est également le premier à avoir évoqué le versement d’une somme d’argent, incitant ainsi les personnes mises en cause à commettre une infraction.

« On ne peut pas dire que les policiers ont provoqué l’infraction, conteste de son côté l’avocat de Mathieu Valbuena, Me Frédéric Thiriez. La ruse n’est absolument pas interdite ou alors il faut interdire les filatures, les planques, les interceptions… C’est tout à fait normal que le policier maintienne un contact. »

Perspective d’un procès

En juillet 2017, la chambre criminelle de la Cour de cassation avait considéré les actes du policier comme étant déloyaux, donnant raison à Benzema, avant que la cour d’appel de Paris n’infirme cette décision il y a un an. L’assemblée plénière de la Cour de cassation doit donc trancher et apporter une réponse définitive.

Si elle décide d’invalider les actes impliquant le policier sous couverture, alors « il n’y a pas d’autre choix que de sortir Benzema » du dossier, assure Me Spinosi. En revanche, si la Cour valide l’enquête dans son intégralité, la perspective d’un procès pour l’attaquant du Real Madrid​et les cinq autres mis en examen se concrétisera un peu plus.

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