L’UEFA a désigné la Française Stéphanie Frappart comme arbitre de la Supercoupe d’Europe, qui opposera Liverpool à Chelsea, le 14 août, à Istanbul.

Elle était la première femme à arbitrer une rencontre de Ligue 1 entre Amiens et Strasbourg (0-0) le 28 avril dernier, Stéphanie Frappart a été désignée par l’UEFA comme arbitre de la Supercoupe d’Europe qui opposera Liverpool à Chelsea, le 14 août à Istanbul.

La Française Stéphanie Frappart avait aussi été désignée par la Fifa pour arbitrer la finale du Mondial féminin entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, le 7 juillet à Lyon. L’arbitre de 35 ans avait aussi arbitré les matches du 1er tour Argentine-Japon (0-0) le 10 juin et Pays-Bas – Canada (2-1) le 20 juin, puis le quart de finale Allemagne – Suède (1-2) le 29 juin.

Stéphanie Frappart, seule femme arbitre centrale en Ligue 2, arbitrera par ailleurs en Ligue 1 la saison prochaine. La Française avait aussi arbitré une autre finale, celle du Mondial dames des moins de 20 ans entre le Japon et l’Espagne (3-1) le 24 août 2018 à Vannes, avec sa compatriote Manuela Nicolosi en assistante N.1.

Lionel Messi suspendu trois mois après ses critiques à la Copa America

Suspendu jusqu’en novembre, l’international argentin est également privé du premier match pour les éliminatoires de la Coupe du monde au Qatar en 2022.

Le capitaine de l’équipe d’Argentine Lionel Messi a été suspendu trois mois en sélection nationale pour les critiques formulées contre la Confédération sud-américaine (Conmebol) lors de la Copa America en juillet, a annoncé vendredi l’organisation. Le quintuple Ballon d’Or ne pourra pas disputer les matches de son équipe nationale jusqu’à début novembre prochain, mais sera éligible pour la campagne de qualifications sud-américaines au Mondial-2022 qui débute en mars 2020, sauf le premier match pour lequel il est suspendu. Messi (32 ans) écope en outre d’une amende de 50.000 dollars. 

Il s’était montré très remonté après avoir reçu un carton rouge lors du match pour la troisième place de la Copa America contre le Chili (2-1). « Je ne suis pas venu (à la remise des médailles) pour une série de raisons. Parce qu’on ne doit pas faire partie de cette corruption, de ce manque de respect. On en a marre (…) de la corruption, des arbitres et de tout ce qui gâche le spectacle », avait affirmé le buteur du FC Barcelone dans la zone mixte de l’Arena Corinthians de Sao Paulo.

Des propos polémiques sur le Brésil

C’est ce carton rouge, le deuxième de sa carrière, qui le prive du premier match des éliminatoires à la Coupe du monde prévue au Qatar en 2022. Messi s’était déjà signalé par des propos polémiques à l’issue de la demi-finale perdue face au Brésil (2-0). « Ils se sont usés à siffler des bêtises pendant cette Coupe, des fautes lourdes, et aujourd’hui, ils n’ont même pas consulté la VAR, mais bon, le Brésil jouait à domicile, ils ont beaucoup de pouvoir à la Conmebol et cela complique les choses », avait lancé le capitaine argentin, le 2 juillet au stade Mineirao de Belo Horizonte.

Si l’on met à part le Mondial U20 en 2005 et les Jeux olympiques 2008, « La Pulga » (la puce), bardée de trophées au Barça, n’a toujours pas remporté de titre avec l’Albiceleste, ayant notamment échoué quatre fois en finale, lors des Copa America 2007, 2015 et 2016, et au Mondial-2014.

Football: la santé des joueurs professionnels en danger, selon la Fifpro

Dans un récent rapport, la Fifpro, le syndicat mondial des footballeurs professionnels, met en garde contre les risques liés à la multiplication des matches et l’engorgement des calendriers. Le syndicat préconise notamment au moins quatre semaines de repos l’été.

Selon cette nouvelle étude du syndicat, intitulée « Charge de travail des joueurs dans le football professionnel masculin d’élite » et réalisée lors des douze derniers mois, « certains footballeurs professionnels disputent près de 80 matches et parcourent plus de 100 000 kilomètres chaque année pour représenter leur équipe nationale, alors que le calendrier des matches est de plus en plus encombré au sommet de la compétition  ».

Repos obligatoire de quatre semaines l’été ?

Le syndicat exhorte donc les ligues professionnelles à « introduire une période de repos obligatoire de quatre semaines l’été et de deux semaines l’hiver », et à respecter au minimum cinq jours de repos entre chaque rencontre. Il préconise aussi d’examiner l’opportunité d’imposer des plafonds annuels de matches pour chaque joueur afin de protéger la santé et la performance de celui-ci.

Le rapport, qui compile les statistiques de plus de 500 joueurs sur les douze derniers mois, met en exergue plusieurs cas, dont celui du Sud-Coréen de Tottenham Son Heung-min, qui a disputé 78 matches au total cette saison, dont près des trois quarts sans avoir eu cinq jours de repos, comme le recommande le syndicat pour éviter les blessures. Même cas de figure pour l’international croate Ivan Rakitic au FC Barcelone. Le risque de blessure musculaire chez les footballeurs est plus élevé quand il y a moins de six jours de repos entre deux matches selon plusieurs études scientifiques.

Lasse Schone (Ajax & Danemark) a, de son côté, eu moins de deux semaines de vacances entre la Coupe du Monde 2018 et le début de l’entraînement de pré-saison avec son club.

Autre exemple, l’international sénégalais Sadio Mané, finaliste de la CAN, vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool, a disputé 70 matches et parcouru 100 000 kilomètres pour représenter les Lions, sans bénéficier d’un congé de mi-saison. 

Riyad Mahrez, champion d’Afrique avec l’Algérie, n’avait pas terminée sa saison au moment de finale le 19 juillet au Caire alors que son club Manchester City  reprenait l’entraînement pour l’exercice 2019-2020.

Mettre en place des garde-fous

« La recherche scientifique confirme que la santé des joueurs de haut niveau est menacée en raison de l’encombrement actuel du calendrier des matches, indique Theo van Seggelen, secrétaire général de la Fifpro. Nous attendons de tous les acteurs du football qu’ils commencent à travailler ensemble pour mettre en place des garde-fous qui réduisent la pression sur les joueurs qui représentent le sommet du football, afin de protéger leur santé, leur carrière et le jeu lui-même. »

Le défenseur italien de la Juventus Turin Giorgio Chiellini, cité dans le rapport, ne dit pas autre chose : « Nous devons apprendre à gérer cette charge de travail.[…] Pour continuer à jouer à notre meilleur niveau et améliorer nos performances, nous devons être protégés des calendriers trop chargés. »