Les États-Unis ont abattu jeudi un drone iranien au-dessus du détroit d’Ormuz car il s’approchait dangereusement d’un navire américain, a annoncé Donald Trump.

Les Etats-Unis ont pu abattre « un de leurs propres » drones au-dessus du détroit d’Ormuz, a estimé vendredi le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien Abbas Araghchi, démentant que la République islamique ait perdu un appareil sans pilote la veille. 

Tous les drones iraniens « sont bien rentrés à leur base ». « J’ai peur que l’USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur », écrit M. Araghchi dans un message en anglais sur Twitter en faisant référence au navire amphibie qui, selon le président américain Donald Trump, aurait abattu un drone iranien jeudi au-dessus du détroit d’Ormuz.

Les forces armées iraniennes ont ensuite assuré que tous leurs drones envoyés en mission la veille étaient « bien rentrés » à leur base, démentant les propos du président américain Donald Trump selon lesquels un navire américain aurait détruit un appareil sans pilote iranien. « En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base », a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées Abdolfazl Shékarchi, cité par l’agence Tasnim.


L’OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré ce 17 juillet l’urgence sanitaire mondiale en raison de l’épidémie d’Ebola en RDC qui a tué 1 668 personnes depuis l’été dernier. Une alerte donnée après le décès du premier cas détecté dans une métropole, Goma, deuxième ville du pays au carrefour des Grands Lacs.

La décision de déclarer une urgence de santé publique à portée internationale est prise par un collège d’experts de l’OMS. Pour cela, l’Organisation mondiale de la santé prend en compte plusieurs critères au premier rang desquels le risque de propagation du virus à l’international.

Dans le cas de la fièvre hémorragique Ebola, cette déclaration d’urgence sanitaire mondiale traduit donc l’inquiétude des experts de voir la maladie se propager dans d’autres pays.

Un patient est décédé lundi pendant son transfert de Goma vers Butembo. La ville de Goma, qui compte 1 million d’habitants, est située sur la frontière avec le Rwanda. Son aéroport international est par ailleurs très connecté à Kinshasa ou encore Addis Abeba.

Avec une dizaine de cas confirmés par jour, en moyenne, la situation reste aussi préoccupante dans le reste de l’est du pays, même si on est loin des pics à plus d’une vingtaine de cas quotidiens de janvier ou juin. Des alertes qui s’expliquaient par la défiance de la population vis-à-vis des centres de traitement et par lesattaques répétées – plus de 200 d’après l’OMS – de ces mêmes centres par des groupes armés.

À Butembo, les différents acteurs de terrain estiment aujourd’hui que les efforts communautaires commencent à porter leurs fruits, avec un recul du nombre de cas. Mais l’épicentre d’Ebola semble se déplacer de nouveau à Beni, foyer d’origine de l’épidémie, où la situation se dégrade nettement depuis mai.

Pour la société civile locale c’est la preuve qu’il faut « relativiser » l’optimisme des autorités, qui continuent d’affirmer avoir les choses « sous contrôle ».

Le directeur général de l’OMS a déclaré qu’il « était temps pour le monde de prendre acte » de l’épidémie, mais il a recommandé que les frontières de la RDC avec ses voisins restent ouvertes, sans quoi les traversées informelles vont se multiplier, en même temps que le risque de propagation d’Ebola.

Dès à présent, suite à cette alerte mondiale, les 196 pays signataires du règlement sanitaire international vont devoir renforcer leur surveillance du virus Ebola à l’intérieur de leurs frontières, mais également dans leurs aéroports et ports maritimes avec des contrôles systématiques des passagers. C’est la cinquième fois depuis 2005 qu’une urgence sanitaire mondiale est lancée par l’OMS.

Washington exclut la Turquie du programme d’avions de chasse F-35

Les États-Unis sont passés aux actes pour condamner l’achat par la Turquie des systèmes de défense antiaérienne russes S-400. La participation d’Ankara au programme de développement de l’avion de combat américain F-35 a été suspendue, a annoncé la Maison Blanche mercredi 17 juillet.

La participation de la Turquie au programme de développement de l’avion de combat américain F-35 a été suspendue et le processus d’exclusion a débuté, ont fait savoir mercredi 17 juillet les États-Unis, qui menaçaient de le faire depuis qu’Ankara a décidé de se doter du système de défense antimissile russe S-400.

« Le F-35 ne peut pas coexister avec une plateforme de collecte de renseignements russe qui sera utilisée pour en apprendre davantage sur ses capacités de pointe », avait auparavant souligné la Maison Blanche dans un communiqué.

Une décision « injuste », selon Ankara

Si cette décision était attendue, elle constitue un coup dur pour la Turquie qui comptait acquérir une centaine d’exemplaires d’avions furtifs F-35, qu’elle contribuait à fabriquer sur son sol.

Le ministère des Affaires étrangères turc a dénoncé une décision « injuste », « unilatérale », qui « ne respecte pas l’esprit de l’alliance » atlantique.

Ankara invite Washington à « réparer cette erreur qui préparera la voie à des dommages irréparables dans nos relations stratégiques. »

Pertes financières

Cette exclusion devrait entraîner l’expulsion des pilotes turcs s’entraînant actuellement aux États-Unis sur le F-35 et l’annulation de la livraison des quatre appareils déjà achetés par la Turquie. Les contrats de sous-traitance attribués à des entreprises turques risquent également d’être annulés. Pour elles, cela signifie des pertes d’emplois et d’importants revenus.

Ankara avait déjà investi plus d’un milliard de dollars dans ce programme. Selon des estimations, sa participation aurait pu lui en rapporter neuf fois plus. Début juillet, le président Recep Tayyip Erdogan avait estimé qu’une telle exclusion équivaudrait à du « vol ». Il avait promis de se tourner vers un tribunal international d’arbitrage.


Donald Trump se défend de tout racisme, silence des leaders républicains

« Ces tweets n’étaient PAS racistes. Il n’y a pas une once de racisme en moi! », a lancé le président américain après l’envoie de tweets violents visant quatre élues démocrates issues de minorités.

Donald Trump s’est vigoureusement défendu mardi de tout racisme, mais ses violents tweets visant quatre élues démocrates issues de minorités ont suscité un malaise chez nombre d’élus républicains, parti dont les leaders restent pour l’heure muets. « Ces tweets n’étaient PAS racistes. Il n’y a pas une once de racisme en moi! », a lancé le président américain, appelant les élus de son parti à ne pas tomber dans le « piège » tendu selon lui par ses adversaires démocrates.

« Si vous n’êtes pas heureux ici, vous pouvez partir »

Une motion condamnant les propos présidentiels devait être soumise, à l’initiative des démocrates, à un vote à la Chambre des représentants. Les tweets du président s’adressaient à Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan). Fidèle à sa stratégie consistant à alimenter les controverses qu’il a lui-même créées, le milliardaire républicain a pris soin de répéter, dans un tweet matinal, son message de la veille à l’adresse des quatre élues démocrates : « Notre pays est libre, magnifique et prospère. Si vous détestez notre pays, ou si vous n’êtes pas heureux ici, vous pouvez partir! ».

A l’approche de la présidentielle de novembre 2020, il semble plus déterminé que jamais à galvaniser sa base électorale – très majoritairement blanche – et à tout faire pour alimenter les divisions chez ses adversaires politiques. Donald Trump, qui réunit en milieu d’après-midi à la Maison-Blanche les leaders républicains du Congrès, devrait pouvoir compter sur leur soutien, au moins tacite. Car si ici et là, des élus du « Grand Old Party » ont dénoncé les tweets présidentiels, ils sont dans l’ensemble très prudents dans leurs critiques envers celui qui sera – sauf énorme surprise – leur candidat en 2020. 

Le sénateur républicain Rob Portman a jugé les propos du président « déplacés ». « Toutes ces femmes sont des citoyennes américaines comme vous et moi », a-t-il déclaré sur CNN. Mais Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, n’a pour l’heure pas dit un mot sur la polémique.

Un silence « inexcusable »

Après avoir conseillé dimanche aux quatre élues, surnommées « la Brigade » (The Squad), de « retourner » dans « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent », Donald Trump a intensifié lundi ses attaques, les accusant de « haïr » l’Amérique. Les quatre femmes visées ont répliqué ensemble lundi soir, affichant leur détermination à ne pas céder face aux attaques venues de la Maison-Blanche.

Donald Trump « ne sait plus comment défendre sa politique, donc il nous attaque personnellement », a lancé Rashida Tlaib. Ses attaques « sont dans la continuité de sa partition raciste et xénophobe », a-t-elle ajouté. Pour l’ancien sénateur de l’Arizona Jeff Flake, qui a eu nombre de prises de bec avec le locataire de la Maison Blanche, le silence des membres de son parti ne peut, dans un cas pareil, se justifier. « J’ai souvent dit qu’on ne pouvait attendre des élus républicains qu’ils répondent à toutes les déclarations du président. Mais il y des moments où elles sont si ignobles et insultantes qu’il leur appartient de les condamner », a-t-il tweeté.

Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates, a une nouvelle fois déploré le silence dans les rangs du parti présidentiel. « C’est effrayant de constater à quel point, de manière répétée, nombre de mes collègues républicains laissent juste passer l’orage sans dire le moindre mot », a-t-il lancé. Et de s’interroger si ce silence traduit un « accord » avec le président ou de la « gêne » face à ses propos. « Dans les deux, c’est inexcusable », estime-t-il. Pour Joe Biden, vice-président sous Barack Obama et candidat à l’investiture démocrate pour 2020, aucun président dans l’histoire américaine « n’a été aussi ouvertement raciste que cet homme ».

Iran : la justice confirme l’arrestation d’une chercheuse franco-iranienne

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été arrêtée à Téhéran le 5 juin dernier. Paris a demandé lundi soir des « clarifications ».

L’Autorité judiciaire iranienne a confirmé mardi l’arrestation de l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, annoncée la veille par Paris, qui demande des « clarifications ». « Elle fait partie des suspects qui ont été arrêtés récemment », a déclaré le porte-parole de l’Autorité judiciaire Gholamhossein Esmaïli lors d’une conférence de presse à Téhéran, sans préciser la date exacte de son arrestation.

L’arrestation remonterait au 5 juin

Selon son confrère et ami Jean-François Bayart, celle-ci remonterait au 5 juin et la chercheuse est depuis détenue à la prison d’Evin, dans le nord de Téhéran. d’après Jean-François Bayart, professeur à l’Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, la chercheuse « a pu recevoir la visite de sa famille et n’est pas maltraitée » malgré la sinistre réputation de ce lieu de détention.

Les autorités françaises n’ont cependant pas pu entrer en contact avec leur ressortissante malgré leurs demandes, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères : « la France a effectué des démarches auprès des autorités iraniennes pour obtenir de leur part des informations sur la situation et les conditions de l’arrestation de Fariba Adelkhah et demander un accès consulaire » à sa ressortissante, mais n’a reçu « aucune réponse satisfaisante » à ce jour, précise le ministère dans un communiqué.

Sciences Po juge l’arrestation de la chercheuse franco-iranienne « inadmissible et révoltante »

L’arrestation de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) au Centre de recherches internationales (CERI) est « inadmissible et révoltante », a réagi Sciences Po mardi dans un communiqué.

« Nous sommes (…) en contact étroit et régulier avec la cellule de crise du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères », précisent les présidents de la FNSP et de Sciences Po, Olivier Duhamel et Frédéric Mion. « Nous mettons et continuerons de mettre tout en oeuvre pour que notre collègue Fariba soit libérée dans les plus brefs délais et les meilleures conditions », ajoutent-ils.


Tweets xénophobes : Trump persiste et signe, les démocrates répliquent

Les quatre élues démocrates issues de minorités attaquées par Donald Trump dans une série de tweets xénophobes ont répondu lundi au président américain lors d’une conférence de presse commune à Washington.

Les violentes attaques de Donald Trump contre quatre élues démocrates issues de minorités ont suscité lundi des réactions indignées jusque dans son propre camp, au sein duquel des responsables l’ont appelé à s’excuser pour ses tweets « racistes ».

A l’approche de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire semble plus déterminé que jamais à souffler sur les braises des tensions raciales pour galvaniser sa base électorale – très majoritairement blanche -, mais aussi à alimenter les divisions chez ses adversaires politiques. Après après conseillé ce week-end aux quatre élues de « retourner » dans leur pays d’origine, le président américain a intensifié lundi ses attaques, les accusant de « haïr » l’Amérique. « Si vous n’êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir ! », a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche.

Les républicains condamnent ces propos à « connotation raciste (…) inacceptables »

Lors d’une conférence de presse commune, les quatre femmes visées – Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) – ont vivement répliqué.
« On ne nous fera pas taire », a affirmé l’élue noire Ayanna Pressley, tout en appelant les Américains à « ne pas mordre à l’hameçon » et se laisser prendre par cette surenchère visant d’abord selon elle à détourner l’attention des problèmes touchant la population.

« Est-ce que cela vous dérange que nombre de gens trouvent vos tweets racistes ? », a demandé lundi un journaliste à Donald Trump. « Cela ne me dérange pas car beaucoup de gens sont d’accord avec moi », a-t-il répondu.
Rompant avec le silence initial des élus républicains, la sénatrice du Maine Susan Collins a appelé le président milliardaire à revenir sur ses propos. « Le tweet du président dans lequel il disait que des élues du Congrès devraient retourner d’où elles viennent était totalement déplacé et devrait être retiré », a-t-elle déclaré.

Peu après, le sénateur noir républicain de Caroline du Sud Tim Scott lui a emboîté le pas, dénonçant des propos à « connotation raciste (…) inacceptables ». L’élu de l’Ohio Mike Turner a lui appelé le président à « s’excuser » pour ces tweets « racistes ». Mitt Romney, ancien candidat du « Grand Old Party » à la Maison Blanche, a qualifié les propos du président de « destructeurs et dégradants ».

Le Mexique conteste la décision des États-Unis de verrouiller l’accès à l’asile

Le gouvernement mexicain conteste les nouvelles règles restrictives en matière d’immigration décidées par Washington le 15 juillet qui limitent le droit d’asile et l’accès au statut de réfugié.

Le gouvernement mexicain conteste la décision de Washington de refuser les demandes d’asile déposées à sa frontière sud par des migrants n’ayant pas sollicité le statut de réfugié au Mexique ou dans l’un des pays qu’ils ont traversés.

« Le Mexique n’est pas d’accord pas avec les mesures qui verrouillent [l’accès à]l’asile ou [au statut]de réfugié, visant ceux qui craignent pour leur vie dans leur pays d’origine », a déclaré le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard lors d’une conférence de presse le lundi 15 juillet.

Principe de non-refoulement

Selon le chef de la diplomatie mexicaine, le pays restera attentif aux conséquences de cette décision sur les demandeurs d’asile d’autres pays, notamment centre-américains, qui entrent aux États-Unis après avoir traversé le Mexique. Pour réduire le nombre de migrants sur son territoire, les Etats-Unis ont déjà décidé au début de l’année de renvoyer au Mexique les demandeurs d’asile, le temps que leur dossier soit examiné pas la justice américaine. Depuis février dernier, 18 000 migrants ont déjà été reconduits du côté mexicain de la frontière.

Mexico restera également vigilant sur le respect du principe de non-refoulement. Ce principe prévoit qu’aucun État signataire de la Convention de l’ONU de 1951 sur le statut des réfugiés « n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ».

Pression des États-Unis

Le chef de la diplomatie mexicaine a également nié que ces mesures unilatérales signifiaient que le Mexique soit désormais un « pays tiers sûr ». Tout comme l’Union européenne permet de renvoyer les demandeurs d’asile dans le pays membre par lequel ils sont entrés dans l’UE, les lois américaines prévoient la possibilité de refuser les demandes d’asile des migrants ayant transité par un pays tiers considéré comme « sûr ».

Pour acquérir ce statut, réclamé par le gouvernement américain et lui permettant de renvoyer les demandeurs d’asile sans même examiner leur requête, le Mexique doit passer un accord avec États-Unis. Marcelo Ebrard a rappelé que cette décision devait recevoir l’aval du Parlement mexicain. « Nous ne débuterons aucune négociation sur le statut de « pays tiers sûr » sans recevoir le feu vert du Parlement », a-t-il expliqué. Le Mexique est d’ailleurs loin d’être un pays sûr, pas plus que le Guatemala avec lequel le gouvernement américain cherche à signer un tel accord.

«Déprime Day»: grève chez Amazon contre les conditions de travail

Les « Prime Day » d’Amazon, ces jours où la plateforme propose des prix spéciaux et fait grimper son chiffre d’affaires, ont commencé le 15 juillet et se poursuivent ce mardi 16 juillet. Une occasion qu’ont choisie les salariés de plusieurs plateformes à travers le monde pour faire grève et dénoncer leurs conditions de travail.

Pour Amazon, les 15 et 16 juillet marquent le « Prime Day » avec des prix cassés sur Internet. Pour les syndicats, il s’agit plutôt de « Déprime Day » sur la plateforme du nord de la France, mais aussi dans d’autres pays, comme le rappelle Habib Latreche, délégué syndical CGT : « En Allemagne, aux États-Unis (Minnesota), au Royaume-Uni aussi, et nous en France. »

Il dénonce notamment des abus concernant les arrêts maladie et les conditions de travail : « Un salarié est en arrêt maladie depuis plus de six mois et se retrouve avec 400 euros de paie, raconte-t-il. Où va l’argent de la mutuelle ? On se pose des questions et c’est pour cela qu’on est en grève. Cela fait plus d’un an que je suis sur le même poste. Ce n’est même pas légal dans le droit du travail. »

« Gestion infantilisante du personnel »

Ces salariés s’offusquent également d’une gestion infantilisante du personnel comme avec les « Have Fun Days » : « « have fun » en anglais veut dire « être joyeux », « être gai ». Par exemple, là actuellement, on a eu la fête nationale. On devait se mettre en bleu, blanc, rouge. À la fin, on obtient des points. En les cumulant, on gagne des petits objets comme des cordons, des « petites bricoles » ».

En attendant, le PDG de l’entreprise Jeff Bezos reste l’homme le plus riche du monde et les profits d’Amazon ont augmenté de 42% en un an, rappellent les syndicats sur leur tract.