Entre chars d’assaut et avions de combat, Donald Trump bouscule la fête nationale

Des chars d’assaut exposés dans le centre de Washington, dans une effervescence inhabituelle: la capitale américaine préparait activement mercredi la fête nationale du 4 juillet, dont l’ordonnancement a été bouleversé par Donald Trump, certains déplorant déjà la coût et la politisation de l’événement

Aux États-Unis, Donald Trump bouscule la traditionnelle célébration du 4-Juillet, la fête nationale américaine. Invité par Emmanuel Macron il y a deux ans pour le défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Élysées, Donald Trump avait été très impressionné par son déroulement. Il avait trouvait cela grandiose. Depuis, il rêve de parade militaire dans son pays. Son vœu n’a pas été tout à fait exaucé mais il a réussi à faire entrer des chars à Washington pour célébrer la fête de l’indépendance américaine. 

Inspiré par le 14-Juillet en France, Donald Trump transforme la fête nationale américaine en grand show. Il n’a pas obtenu le défilé militaire dont il rêvait, mais en lot de consolation, il a droit à deux chars d’assaut et deux véhicules blindés exhibés pendant les festivités, un survol par l’avion présidentiel Air Force One et par des avions de chasse. Les Blue Angels, patrouille d’acrobatie de la Navy, feront aussi une démonstration.

Ses opposants vont faire flotter le Baby Trump

Aux États-Unis, cette journée est d’habitude très patriotique mais dénuée de dimension militaire et politique. Pour beaucoup d’Américains, la présence de blindés est choquante. Certains craignent qu’ils endommagent les rues de la capitale. Et le président américain bouleverse un peu plus les célébrations avec un discours intitulé “Hommage à l’Amérique”, qu’il prononcera dans la soirée, sur les marches du Lincoln Memorial

Des tickets VIP ont été distribués à de grands donateurs républicains. Les démocrates accusent Trump de vouloir s’accaparer la fête nationale et de la transformer en un meeting de campagne. Mais il assure que son message passera auprès de la plupart des Américains. Ses opposants ont, eux, prévu de déployer dans le ciel de Washington le “Baby Trump”, ce bébé géant gonflable à l’effigie du locataire de la Maison-Blanche.

Une tête de Toutankhamon aux enchères à Londres malgré la colère du Caire

Une tête en quartzite brun de 28,5 cm de haut, vieille de plus de 3.000 ans, sera mise en vente jeudi, malgré le courroux de l’Égypte, qui estime que l’œuvre a été volée.

Un portrait sculpté du pharaon Toutankhamon est mis aux enchères jeudi à Londres malgré la colère du Caire qui considère l’œuvre volée et a exigé sa restitution à l’Égypte. L’objet du courroux? Une tête en quartzite brun de 28,5 cm de haut, vieille de plus de 3.000 ans. Estimée à plus de 4 millions de livres sterling (4,5 millions d’euros), elle représente le dieu Amon sous les traits de “l’enfant pharaon”, qui a accédé au trône à neuf ans. On y reconnaît sa bouche charnue, ses yeux en amande et ses pommettes hautes.

Une œuvre datant de la période amarnienne dont la vente, prévue dans l’après-midi, a déclenché la furie de l’Égypte, qui a réclamé en vain à la maison d’enchères londonienne d’y renoncer. Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères et des Antiquités a regretté que Christie’s ait organisé mercredi une première vente de pièces égyptiennes malgré “les demandes égyptiennes légitimes ces dernières semaines”, notamment concernant l’obtention des certificats d’acquisition des œuvres.

Christie’s assure avoir “effectué des contrôles approfondis”

L’ambassade d’Égypte au Royaume-Uni “est désolée que la salle des ventes envisage de conduire une nouvelle vente (jeudi) avec des artéfacts égyptiens, dont la tête de Toutankhamon, sans s’assurer de (l’obtention) des papiers” nécessaires à la vente, ajoute le ministère.

Christie’s a assuré avoir “effectué des contrôles approfondis afin de vérifier la provenance et le statut légal de l’objet”. “L’objet n’est pas et n’a pas été l’objet d’une enquête et aucune préoccupation n’a jamais été soulevée à son sujet, bien que son existence soit largement connue et qu’il ait été exposé publiquement”, fait valoir la maison d’enchères.

Un parcours compliqué pour la sculpture

L’ancien ministre égyptien des Antiquités, Zahi Hawass, estime que la sculpture a “quitté l’Égypte dans les années 1970 parce qu’à cette époque, d’autres objets anciens de même nature ont été volés au temple de Karnak”, à Louxor, a-t-il expliqué. “Les propriétaires ont fourni de fausses informations”, avance ce célèbre archéologue égyptien.

Le buste de Toutankhamon avait été acheté en 1985 à Heinz Herzer, un marchand d’art de Munich (Allemagne). Il était auparavant aux mains de Joseph Messina, un Autrichien qui l’avait acquis vers 1973-1974 auprès du prince Wilhelm von Thurn und Taxis, lequel l’aurait eu en sa possession depuis les années 1960, a retracé Christie’s. Toutefois, le fils et la nièce de Wilhelm von Thurn und Taxis, Viktor et Daria, ont déclaré au site Live Science ne pas se rappeler de l’existence de cette pièce. Wilhelm von Thurn und Taxis n'”était pas une personne très intéressée par l’art”, a ajouté sa nièce. Des déclarations qui ajoutent de l’eau au moulin de l’Égypte qui se bat depuis des années pour obtenir la restitution d’œuvres d’art volées.

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