Le Dalaï Lama s’excuse pour un commentaire jugé sexiste

Dans un entretien à la BBC diffusé la semaine dernière, le chef spirituel tibétain avait dit que si une femme devait lui succéder, elle devrait être “attirante”.

Le Dalaï Lama a présenté mardi ses excuses pour un commentaire jugé sexiste, après avoir dit dans un entretien avec la BBC que si une femme devait lui succéder elle devrait être “attirante”.

Pour se défendre, il évoque la traduction

Le chef spirituel tibétain “est extrêmement désolé que des gens aient été blessés par ce qu’il a dit et présente ses sincères excuses”, ont annoncé ses services dans un communiqué. “Il arrive parfois que des remarques spontanées, qui peuvent être amusantes dans un contexte culturel donné, perdent leur caractère humoristique dans la traduction”, a réagi son bureau.

Dans un entretien avec la BBC diffusé la semaine dernière, Tenzin Gyatso est interrogé sur de précédentes déclarations dans lesquelles il s’était dit ouvert à la possibilité que le prochain Dalaï Lama soit une femme à condition qu’elle soit “attirante”. “S’il y a une femme Dalaï Lama, elle doit être plus attirante (que moi)”, confirme-t-il en réponse à la question, avec son habituel rire espiègle. Lorsque son intervieweuse lui rétorque que la personnalité intérieure prévaut sur le physique, il répond “les deux (comptent), je pense”.

Cette remarque viendrait d’une vieille blague

“Sa Sainteté a constamment mis l’accent sur la nécessité pour les gens de se lier à un niveau plus profond, plutôt que d’être otages” des apparences, ont dit ses services. Selon eux, cette remarque vient d’une blague faite pour la première fois au cours d’un entretien en 1992 avec une rédactrice en chef du magazine de mode Vogue. “Au cours de sa longue vie, Sa Sainteté s’est opposée à ce que la femme soit traitée comme un objet, a soutenu les femmes et leurs droits et s’est félicité du consensus international croissant sur le soutien à l’égalité des genres et au respect des femmes”, poursuit le texte.

Le Dalaï Lama vit en exil en Inde depuis qu’il a fui en 1959 son royaume du Tibet, passé sous administration chinoise. Ayant renoncé en 1988 aux velléités d’indépendance de cette région himalayenne, il milite désormais pour davantage d’autonomie pour son peuple au sein de la République populaire de Chine.

Migrants : la capitaine du Sea-Watch 3 déclarée libre par la justice italienne

Carola Rackete, la capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch, a été déclarée libre par la justice italienne mardi soir.

Une juge italienne s’est prononcée mardi soir en faveur de la libération de Carola Rackete, la capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3 arrêtée samedipour avoir accosté de force dans la petite île de Lampedusa avec 40 migrants à bord.

Elle pourrait encore être expulsée vers l’Allemagne

La juge chargée de l’enquête préliminaire a en effet indiqué aux médias italiens qu’un décret italien sur la sécurité n’était “pas applicable aux actions de sauvetage”. Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, qui a vivement déploré la décision de la magistrature italienne, a précisé que la capitaine allemande allait faire l’objet d’une mesure d’expulsion vers l’Allemagne car elle est “dangereuse pour la sécurité nationale”. La mesure d’éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé.

“Elle retournera dans son Allemagne, où il ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands”, a commenté celui qui est aussi vice-Premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite). “L’Italie a relevé la tête : nous sommes fiers de défendre notre pays et d’être différents des autres petits leaders européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie”, a-t-il ajouté.

L’ONG soulagée

L’ONG Sea-Watch a pour sa part exprimé son soulagement dans un tweet : “nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre ! Il n’y avait aucune raison de l’arrêter, car elle était engagée dans la défense des droits de l’homme en Méditerranée et prenait ses responsabilités là où aucun gouvernement européen ne le faisait”.

L’Allemande de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi, placée samedi matin aux arrêts domiciliaires à Lampedusa, puis transférée lundi matin à Agrigente, la ville de Sicile dont dépend la petite île italienne. Lundi, elle avait été entendue pendant trois heures par la juge chargée de vérifier la validité de son arrestation.

International

En ligne, comportez-vous comme Jésus, prône l’Église d’Angleterre

L’Église anglicane a invité ses fidèles à se comporter sur les réseaux sociaux à l’image de Jésus, les invitant à signer une charte de bonne conduite visant à favoriser une “atmosphère plus positive” en ligne.

L’Église anglicane d’Angleterre a enjoint lundi aux chrétiens d’agir sur les réseaux sociaux à l’image de Jésus, les invitant à signer une charte de bonne conduite visant à favoriser une “atmosphère plus positive” en ligne. “Les réseaux sociaux ont transformé notre façon de vivre. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à nous comporter d’une manière façonnée par l’exemple de Jésus”, a déclaré l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, cité dans un communiqué.

“A chaque fois que nous interagissons en ligne, nous avons l’opportunité soit de contribuer aux flots de cynisme et d’insultes soit de partager la lumière et la grâce”, a ajouté Mgr Welby, encourageant les chrétiens à signer cette charte, lancée à l’occasion d’une visite au siège britannique de Facebook. Cette charte est basée sur cinq principes: vérité, gentillesse, accueil, inspiration et fraternité.

“L’Église montre qu’elle souhaite être présente dans la sphère numérique”

L’Église d’Angleterre espère que “des personnes de toutes confessions ou non croyantes utiliseront la charte pour réfléchir à la façon dont leurs interactions en ligne peuvent affecter les autres, pour le meilleur comme pour le pire”. L’Église a aussi dévoilé pour la première fois des codes de conduite pour les personnes postant des contenus sur les comptes tenus par l’Église d’Angleterre, l’archevêque de Canterbury et l’archevêque de York sur les réseaux sociaux.

Avec ces annonces, “l’Église montre qu’elle souhaite être présente dans la sphère numérique, avec le même esprit de cohésion sociale qu’elle s’efforce d’avoir dans le monde réel, et nous souhaitons travailler aux côtés des groupes de réseaux sociaux pour faire des réseaux sociaux un espace sûr et instructif pour tous”, a déclaré l’archevêque de York, John Sentamu, cité dans le même communiqué.

Le parlement de Hong Kong occupé plusieurs heures par des manifestants

À l’occasion de l’anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, des manifestants ont pénétré dans le Parlement local, lundi, y déployant le drapeau colonial britannique. La police en a finalement repris le contrôle dans la soirée.

Le parlement de Hong Kong a été envahi lundi durant plusieurs heures par des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin, qui ont déployé le drapeau de l’époque coloniale britannique au jour anniversaire de la rétrocession de l’île à la Chine en 1997. Dans la nuit de lundi à mardi, la police anti-émeute a finalement repris le contrôle du parlement local.

Les principales informations à retenir :

  • Au jour de l’anniversaire de la rétrocession à la Chine, plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré de force dans l’enceinte du Parlement
  • Ils y ont notamment déployé le drapeau colonial britannique
  • Dans la soirée, la police a finalement repris le contrôle des lieux

Un siège de plusieurs heures

Lundi soir, des manifestants hostiles au gouvernement de Hong Kong ont déployé le drapeau aux couleurs britanniques à la tribune du Conseil législatif (LegCo), le parlement local, où ils étaient entrés par dizaines, casqués et masqués, après avoir brisé à l’aide de barres de fer et d’autres instruments de fortune les baies vitrées blindées dont ils faisaient le siège depuis des heures.

Chariot en fer rempli d’objets divers, barres métalliques, pinces gigantesques, les manifestants ont fait feu de tout bois pour abattre les portes vitrées du bâtiment, pour finir après six heures de coups de boutoir par faire irruption dans l’hémicycle.

Là, ils ont déployé le drapeau de l’ancienne puissance coloniale britannique, arraché les portraits des dirigeants de la mégapole et maculé les murs de graffiti à la peinture noire. “Il n’y a pas d’émeutiers violents, juste de la tyrannie”, pouvait-on aussi lire sur une banderole déployée par les protestataires. 

Des affrontements avec la police

Les forces de l’ordre se trouvant à l’intérieur du Parlement avaient auparavant fait usage de gaz poivre pour les repousser, avant de se replier sous la pression de la foule. Mais dans la soirée, la police anti-émeute a repris le contrôle du Parlement, après avoir tiré du gaz lacrymogène et chargé des manifestants, selon des images de télévision. “En cas d’obstruction ou si une résistance lui est opposée, la police fera usage de la force nécessaire”, avait déclaré plus tôt un porte-parole dans une vidéo diffusée sur la page Facebook des forces de l’ordre. 

Peu avant la traditionnelle cérémonie de lever des drapeaux chinois et hongkongais qui marque l’anniversaire de la rétrocession du 1er juillet 1997, des contestataires avaient aussi été chargés par les policiers. Les forces de l’ordre avaient fait usage de leurs matraques et de gaz poivre. Une manifestante saignait de la tête, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Pékin dénonce “l’extrême violence” des manifestants, Londres exprime son soutien

Le gouvernement pro-Pékin de Hong Kong a dénoncé l'”extrême violence” de l’intrusion des manifestants dans le parlement. “Les protestataires radicaux sont entrés en force avec une extrême violence dans le complexe du Conseil législatif”, a estimé le gouvernement local dans un communiqué, qualifiant de “tels actes de violence” d'”inacceptables pour la société”.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a quant à lui exprimé le “soutien indéfectible” de son pays à “Hong Kong et à ses libertés en ce jour anniversaire” de la rétrocession de ce territoire à la Chine. “Aucune violence n’est acceptable mais HK DOIT préserver le droit à des manifestations pacifiques dans le cadre de la loi, comme l’ont montré des centaines de milliers de gens courageux aujourd’hui”, a-t-il ajouté sur Twitter.

L’Union européenne, enfin, a appelé à “éviter l’escalade” et à ce que s’instaure un dialogue à Hong Kong. “Les actions d’aujourd’hui d’un petit nombre de personnes (…) ne sont pas représentatives de la grande majorité des manifestants, qui ont été pacifiques” jusqu’alors, a aussi écrit dans un communiqué une porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini.

Les militants déterminés à continuer

Avec ces scènes de violence, la grave crise qui secoue l’île depuis trois semaines franchit encore un palier. La contestation a éclaté en réaction à un projet de loi du gouvernement visant à autoriser les extraditions en Chine continentale. Le texte, désormais suspendu, a précipité des foules immenses dans les rues, jusqu’à deux millions le 16 juin selon les organisateurs, sur une population totale de 7 millions d’habitants.

Le mouvement de protestation s’est aussi élargi à une dénonciation généralisée de l’action d’un gouvernement auquel ils ne font plus confiance. Les manifestants exigent ainsi la démission de la cheffe du gouvernement Carrie Lam ainsi que la fin des poursuites contre les protestataires arrêtés ces dernières semaines. Les militants, pour la plupart des jeunes étudiants, se sont juré de continuer leur campagne de désobéissance civile. 

Dimanche, des dizaines de milliers de partisans du gouvernement avaient manifesté pour soutenir la police, illustration des profonds clivages qui traversent la société hongkongaise.

International

La ville mexicaine de Guadalajara tapissée de glace après des chutes de grêle

De fortes chutes de grêle ont pris de court les habitants et les autorités de Guadlajara, où la température côtoie les 30 degrés actuellement. 

Le spectacle est pour le moins inhabituel sous ces chaudes altitudes. Une couche de glace a recouvert dimanche la ville mexicaine de Guadalajara et ses environs, après de fortes chutes de grêle qui ont surpris les habitants et endommagé habitations, commerces et véhicules.

“On dirait qu’il a neigé. C’est incroyable”

“Des scènes que je n’avais jamais vues, tout du moins à Guadalajara. Regardez cette grêle qui ressemble à une chute de neige (…) On dirait qu’il a neigé. C’est incroyable”, a écrit le gouverneur de l’Etat de Jalisco, Enrique Alfaro. Dans cette région du nord du Mexique, les jours précédents avaient vu les températures atteindre 31°. Si la grêle n’est pas inhabituelle à cette période de l’année, celle de dimanche a été d’une intensité jamais vue, avec une couche de glace atteignant jusqu’à deux mètres.

Dans les rues, les enfants ont apprécié des jeux rafraîchissants, tandis que des employés de la Protection civile et des militaires tâchaient de dégager les rues pour la circulation. Deux personnes ont été victimes d’un “début d’hypothermie”, a indiqué la Protection civile dans un communiqué.

200 maisons ou commerce touchés

Le phénomène s’explique par l’instabilité de l’atmosphère, à savoir que la chaleur à terre a grimpé pendant qu’une forte humidité s’accumulait dans le ciel, a expliqué à l’AFP un météorologue de l’université de Guadalajara, Hector Magaña. Pour avoir de telles précipitations, “il fallait un nuage d’orage très violent”, a-t-il dit.

Les municipalités de Guadalajara et Tlaquepaque ont fait état de 200 maisons et commerces touchés et au moins 50 véhicules emportés par le torrent qu’a formé la glace. Certains véhicules étaient empilés les uns sur les autres ou ensevelis sous la glace.

Japon : départ de baleiniers pour la chasse commerciale, après 31 ans d’interruption

31 ANS D’INTERRUPTION – Après plus de trois décennies d’interruption, le Japon relance la chasse commerciale à la baleine en s’affranchissant d’un moratoire international. Les baleiniers n’iront harponner que dans la zone économique exclusive du Japon.

Des navires baleiniers ont quitté lundi matin le port de Kushiro, dans le nord du Japon, inaugurant la reprise de la chasse commerciale à la baleine après plus de trois décennies d’interruption.

Le départ de ces cinq bateaux de l’île de Hokkaido, sous un ciel nuageux, acte la décision prise six mois auparavant par le gouvernement japonais de quitter la Commission baleinière internationale (CBI) et de s’affranchir ainsi d’un moratoire. D’autres navires devaient appareiller plus tard dans la matinée depuis Shimonoseki, dans le sud-ouest. “Nous estimons que les baleines sont des ressources marines comme les poissons et qu’elles sont utilisables sur la base de critères scientifiques”, a expliqué un responsable du ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche.

Une chasse limitée à la ZEE japonaise

Les baleiniers n’iront harponner que dans la zone économique exclusive du Japon et non plus en haute mer, contrairement à ce qu’ils ont fait ces trente dernières années “pour des raisons scientifiques”. Le Japon avait débuté ses “missions de recherches” en Antarctique et dans le nord-est du Pacifique il y a respectivement 32 et 25 ans, renonçant alors à une pêche purement commerciale, mais utilisant une “exception scientifique”, tolérée par la CBI. Il fait donc aujourd’hui machine arrière : abandon des recherches scientifiques en haute mer, mais reprise de la pêche dans le but de proposer de la chair de baleine aux consommateurs japonais, bien que les amateurs ne soient pas forcément très nombreux.

“Nous devons prouver au monde sur la base de données scientifiques que cette pêche est légitime”, a déclaré au cours d’une cérémonie une députée de la région de Hokkaido, juste avant le départ des bateaux. Le Japon risque une nouvelle volée de critiques internationales, même si, certains, dont Patrick Ramage, directeur du programme conservation marine du Fonds international pour le bien-être animal (Ifaw), voient dans la reprise de la chasse commerciale et l’arrêt de la pêche scientifique en Antarctique une sorte de baroud d’honneur.



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