Le président américain Donald Trump a pénétré sur le territoire nord-coréen en traversant la Zone démilitarisée qui sépare les deux Corées aux côtés de Kim Jong Un.

Le président américain Donald Trump est entré à pied en Corée du Nord dimanche, pour quelques pas historiques avec le dirigeant de ce pays, Kim Jong Un

Une première dans l’histoire des deux pays

Le chef de la Maison-Blanche a franchi la limite qui marque la séparation entre les deux Corées dans le village de Panmunjom, où a été signé l’armistice de 1953. Jamais aucun président américain avant lui n’avait foulé le sol de la Corée du Nord. 

Accompagné de l’homme fort de Pyongyang, vêtu d’un costume Mao anthracite, le milliardaire américain a fait quelques pas en territoire nord-coréen, avant de poser à ses côtés pour les journalistes sur la ligne de démarcation. “C’est un grand jour pour le monde”, s’est-il félicité. “Cela signifie que nous voulons mettre un terme à un passé fâcheux et essayer de créer un avenir nouveau”.

États-Unis : l’auteur de l’attaque de Charlottesville condamné à perpétuité

James Fields, 22 ans, avait été inculpé pour avoir tué Heather Heyer, une manifestante pacifiste de 32 ans, et blessé une trentaine d’autres personnes lors d’une manifestation d’antiracistes à Charlottesville, en août 2017.

Un sympathisant néonazi américain, qui avait tué une femme en 2017 en lançant sa voiture dans un groupe de manifestants antiracistes à Charlottesville, a été condamné vendredi à la prison à perpétuité par un tribunal fédéral.

James Fields, 22 ans, avait été inculpé en juin 2018 pour avoir tué Heather Heyer, une manifestante pacifiste de 32 ans, et blessé une trentaine d’autres personnes dans la ville de Viriginie. En mars, il avait plaidé coupable de 29 chefs d’accusation pour “crime motivé par la haine” (“hate crime”), qui désigne traditionnellement aux Etats-Unis un acte dirigé contre une personne ciblée en raison de certaines caractéristiques comme la race, la religion, la nationalité, l’orientation sexuelle ou un handicap. Son plaider-coupable lui avait évité une condamnation à mort, mais il ne pourra pas bénéficier d’une libération sur parole. Selon les médias locaux, il a présenté ses excuses à la fin de l’audience.

James Fields “a commis ces actes atroces à cause de sa partialité de suprémaciste blanc”, a affirmé après l’audience Eric Dreiband, chargé des droits civiques au sein du ministère de la Justice. Selon l’acte d’inculpation, il disposait de plusieurs comptes sur les réseaux sociaux, sur lesquels il exprimait son soutien au suprémacisme blanc et au Troisième Reich, prônant la violence contre les Noirs et les Juifs. “Il est indiscutable que le suprémacisme blanc, les actes de terrorisme endogène et les crimes motivés par la haine sont en augmentation” aux États-Unis, a souligné le procureur fédéral du district Ouest de Virginie, Thomas Cullen. 

81 personnes ont été tuées depuis 2014 aux États-Unis par des “individus influencés par la droite radicale”

Les violences de Charlottesville en août 2017, en marge d’un rassemblement de groupuscules nationalistes, avaient choqué le pays. Le président Donald Trump était dans un premier temps apparu réticent à condamner clairement les militants xénophobes, ce qui avait amplifié une polémique nationale.

Lors d’un autre procès intenté par l’État de Virginie, James Fields a aussi été reconnu coupable du meurtre de Heather Heyer. Sa sentence devrait être annoncée en juillet. Selon l’observatoire des groupes extrémistes Southern Poverty Law Center, 81 personnes ont été tuées depuis 2014 aux États-Unis par des “individus influencés par la droite radicale”, et l’année 2018 a été “la plus meurtrière”, avec une quarantaine de victimes.

International

Inde : deux femmes tondues pour avoir “résisté” à une tentative de viol

Six suspects ont été arrêtés dans cette affaire, a indiqué vendredi la police indienne.

Une mère et une fille indiennes ont été tondues et exhibées dans les rues de leur village après avoir résisté à une tentative de viol de la part d’un groupe d’hommes, a annoncé vendredi la police.

L’Inde affiche un bilan sordide en matière de violences sexuelles contre les femmes, particulièrement dans ses zones rurales où vit la majorité de son 1,3 milliard d’habitants. L’un des représentants de ce village du Bihar, dans l’est du pays, Mohommad Khurshid, est entré mercredi de force avec des acolytes dans la maison des femmes et aurait essayé de violer la jeune fille de 19 ans, récemment mariée, a indiqué la police.

Une affaire dénoncée par l’opposition. Lorsqu’elle et sa mère, dont le mari gagne sa vie en mendiant, ont résisté, elles ont été attaquées et le responsable les a amenées à un coiffeur pour leur raser la tête, selon le récit fait par la mère aux enquêteurs. “À l’heure actuelle, seuls six des suspects dans l’affaire ont été arrêtés. La police mène des opérations pour arrêter les autres, qui sont en cavale depuis cet événement”, a déclaré le policier Sanjay Kumar. Le responsable du village et le coiffeur font partie des personnes interpellées. L’affaire a attiré l’attention des médias indiens, l’opposition au gouvernement du Bihar l’utilisant pour fustiger le pouvoir en place.

Donald Trump propose à Kim Jong Un de lui “serrer la main” à la frontière entre les deux Corées

Dans un tweet, Donald Trump a proposé à son homologue nord-coréen de lui “serrer la main” dans la Zone démilitarisée qui sépare les deux Corées.

Le président américain Donald Trump a proposé samedi, d’un tweet, au leader nord-coréen Kim Jong Un une rencontre dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées.

Cette annonce-surprise intervient quatre mois après le sommet de Hanoï entre les deux hommes, qui s’était achevé sur un échec en l’absence d’avancées sur la dénucléarisation coréenne. Les négociations sont depuis au point mort.

Si elle se confirme, cette poignée de main entre un président américain et un dirigeant nord-coréen serait une première dans ce lieu chargé en symboles qui est probablement la frontière la plus militarisée au monde.

Une proposition faite sur Twitter… qui est interdit en Corée du Nord

“Après des rencontres importantes, en particulier avec le président chinois Xi, je quitterai le Japon pour la Corée du Sud”, a écrit le président américain à Osaka où il participe au sommet du G20. “Pendant que je serai là-bas, et si le président Kim voit ce message, je pourrais le rencontrer à la frontière/DMZ juste pour lui serrer la main et dire bonjour (?)!”, a-t-il ajouté, laissant planer le doute.

Si Twitter n’est pas accessible aux citoyens nord-coréens, Pyongyang a rapidement répondu au tweet du locataire de la Maison-Blanche. Jugeant la proposition “très intéressante”, le pouvoir nord-coréen a souligné qu’il n’avait pas reçu d’invitation officielle mais a laissé entendre que la rencontre pourrait avoir lieu.

Un geste qui serait lourd de symboles

La tenue d’un sommet dans la DMZ “servirait de nouvelle occasion porteuse de sens pour approfondir les relations entre les deux dirigeants”, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui, cité par l’agence officielle KCNA.

Selon la présidence sud-coréenne, Donald Trump a profité d’un bref aparté avec le président Moon Jae-in au G20 pour lui demander s’il avait vu son tweet. “Essayons de le faire !”, lui a-t-il lancé enthousiaste, le pouce levé.

Une frontière très sensible

Au cours des trois dernières décennies, une brève halte dans le lieu fort qu’est la DMZ est devenue presque incontournable pour tous les locataires de la Maison-Blanche. Depuis la visite de Ronald Reagan sur place en 1983, seul George H.W. Bush n’a pas effectué ce déplacement. Mais cette visite interviendra dans un climat différent : après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, la péninsule a connu une remarquable détente.

Et c’est à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée, que Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae In se sont rencontrés en avril 2018 pour une poignée de main historique sur la ligne de démarcation divisant la péninsule.


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