Inde : les corps de sept alpinistes retrouvés dans l’Himalaya

Les corps de sept alpinistes disparus en Inde sur un sommet de l’Himalaya ont été découverts dimanche par une équipe de secouristes spécialisés dans les interventions en haute montagne.

Les corps de sept alpinistes disparus en Inde sur un sommet de l’Himalaya ont été découverts dimanche par une équipe de secouristes spécialisés dans les interventions en haute montagne, a annoncé la police des frontières.

Ces secouristes étaient partis début juin à la recherche de huit alpinistes – quatre Britanniques, deux Américains, un Indien et une Australienne – dans la Nanda Devi, le deuxième plus haut massif d’Inde. 
Les corps de sept d’entre eux, qui ont pu être récupérés au bout de sept heures de travail, ont été “transportés sur un site à proximité”, a déclaré un porte-parole de la Police des frontières indo-tibétaine (ITBP), Vivek Kumar Pandey. “Nous avons aussi découvert de l’équipement de montagne”, a-t-il ajouté. Les recherches pour trouver le huitième alpiniste disparu se poursuivront lundi, a précisé ce porte-parole. “Les conditions sur le terrain étaient extrêmement difficiles en raison de la forte pente, de l’accumulation de neige et des vents forts”, a-t-il expliqué.

Les identités des victimes pas encore établies

Les identités et nationalités des sept victimes retrouvées n’ont pas encore été déterminées. Quatre autres alpinistes britanniques secourus après s’être séparés du groupe principal avaient aidé les équipes de secours à localiser les autres. Le groupe de huit alpinistes, emmené par l’alpiniste britannique chevronné Martin Moran, avait reçu la permission d’escalader le sommet oriental de la Nanda Devi. Mais selon un message publié sur Facebook le 22 mai par la compagnie de Martin Moran, ils avaient en fait l’intention de tenter l’ascension d’un “sommet qui n’avait pas encore été escaladé”, haut d’environ 6.500 mètres.

Des recherches rendues difficiles par une mauvaise météo

Les alpinistes disparus avaient communiqué pour la dernière fois le 26 mai, la veille d’importantes chutes de neige et avalanches. D’importantes opérations de recherches avaient été lancées par les autorités indiennes, mais elles avaient été affectées par le mauvais temps et le terrain difficile. Des centaines d’alpinistes du monde entier se rendent chaque année en Inde pour escalader les sommets de l’Himalaya, et ceux de la Nanda Devi sont considérés comme parmi les plus difficiles.

Le président palestinien assure que la conférence de Bahreïn est vouée à l’échec

“Nous avons besoin de (soutien) économique, d’argent et d’aide, mais avant tout, il faut une solution politique”, a estimé dimanche le président de l’Autorité palestinienne. 

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dimanche que la conférence de Bahreïn sur le volet économique du futur plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien était vouée à l’échec. “Nous sommes certains que la conférence de Manama ne sera pas un succès”, a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à Ramallah.

Les États-Unis ont rendu public samedi le volet économique de leur plan de résoudre le conflit israélo-palestinien, et doivent le présenter cette semaine à Bahreïn. Selon eux, il vise à lever plus de 50 milliards de dollars pour les Palestiniens et à créer un million d’emplois en une décennie. Mais l’Autorité palestinienne boycotte cette conférence intitulée “De la paix à la prospérité”, estimant que l’administration du président américain Donald Trump, qui affiche son soutien à Israël, cherche à acheter les Palestiniens et à les priver d’un État indépendant.

“Il faut, avant tout, une solution politique”

“Nous ne serons ni les esclaves ni les serviteurs de (Jason) Greenblatt, (Jared) Kushner et (David) Friedman”, a déclaré Mahmoud Abbas, évoquant, dans l’ordre, un conseiller de Donald Trump, le gendre du président américain et l’ambassadeur des États-Unis en Israël. “Nous avons besoin de (soutien) économique, d’argent et d’aide, mais avant tout, il faut une solution politique“, a-t-il ajouté. “Nous ne pouvons accepter que l’Amérique transforme cette cause qui est politique en une cause économique” a-t-il poursuivi.

Rupture diplomatique depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale par les États-Unis

Mahmoud Abbas a coupé les ponts avec l’administration Trump après la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Les Palestiniens espèrent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la capitale de l’État auquel ils aspirent. Ce plan promis de longue date qui devrait inclure plus tard un volet politique, selon des responsables américains. L’administration de Donald Trump a précisé que l’initiative allait tenter de réformer l’économie palestinienne et de la lier à celle de ses voisins, afin de lever d’importants investissements internationaux.

Turquie : le candidat de l’opposition en tête aux élections municipales

Le candidat du président turc Recep Tayyip Erdogan, a concédé dimanche sa défaite aux élections municipales après la publication de premiers résultats donnant une large avance au candidat de l’opposition Ekrem Imamoglu.

Le candidat du président turc Recep Tayyip Erdogan, Binali Yildirim, a concédé dimanche sa défaite aux élections municipales d’Istanbul après la publication de premiers résultats donnant une large avance au candidat de l’opposition Ekrem Imamoglu.

“Selon les résultats, mon rival Ekrem Imamoglu mène la course. Je le félicite et je lui souhaite bonne chance. J’espère qu’il servira bien Istanbul”, a déclaré Binali Yildirim à la presse. Selon les résultats publiés par l’agence étatique Anadolu après le dépouillement de plus de 97% des bulletins de vote, M. Imamoglu a obtenu 53,86% des voix contre 45,23% pour Binali Yildirim.

“Gagner Istanbul, c’est gagner la Turquie”

Ekrem Imamoglu, 49 ans, confirme ainsi sa victoire obtenu lors du premier scrutin qui avait eu lieu le 31 mars avant d’être annulé sous la pressions du parti AKP de Recep Tayyip Erdogan, pour qui cette défait constitue un cinglant revers. Cette victoire de l’opposition met fin à 25 ans de contrôle du camp islamo-conservateur à la mairie d’Istanbul, plus grande ville et capitale économique de la Turquie. Il va falloir à Recep Tayyip Erdogan encaisser cette défaite, lui qui répète à l’envie que “gagner Istanbul, c’est gagner la Turquie”. 

Un nouveau scrutin perçu comme une bataille pour la démocratie

Le résultat du scrutin de mars avait été invalidé après des recours de l’AKP, arguant d'”irrégularités massives”. Rejetant ces accusations, l’opposition avait dénoncé un “putsch contre les urnes” et voyait le nouveau scrutin comme une “bataille pour la démocratie”. Ekrem Imamoglu, issu du parti kémaliste CHP (social-démocrate), a pu compter sur l’appui de la formation nationaliste Iyi et les pro-Kurdes du HDP, canalisant ainsi les principales forces hostiles à Recep Tayyip Erdogan.

Erdogan félicite le candidat victorieux

Le président turc a félicité dimanche le candidat de l’opposition, signalant qu’il acceptait le résultat de l’élection après avoir obtenu l’annulation d’un premier scrutin qui s’était tenu fin mars.
“Je félicite Ekrem Imamoglu qui a remporté l’élection selon les résultats non officiels”, a tweeté Recep Tayyip Erdogan, quelques heures après la publication de résultats donnant Ekrem Imamoglu largement vainqueur aux dépens du candidat du président, Binali Yildirim.


International

Une ville de Floride accepte de payer une rançon à des pirates informatiques

Plus de cinquante villes américaines ont été visées par des attaques similaires au cours des deux dernières années, dont la ville de Baltimore (Maryland), qui a refusé de verser une rançon. Des hôpitaux, un aéroport et un port ont aussi été visés.

Une ville de Floride a autorisé le versement d’une rançon de près de 600.000 dollars en bitcoins à des pirates qui ont paralysé ses réseaux informatiques.

Le conseil municipal de Riviera Beach, une ville de 32.500 habitants située au nord de Miami, a voté cette semaine pour que son assureur paie 65 bitcoins aux pirates, soit 592.000 dollars, rapporte le Palm Beach Post. Selon le journal, l’attaque a débuté le 29 mai, quand un agent de la police municipale a ouvert un courriel de hameçonnage qui contenait un logiciel malveillant. Celui-ci s’est propagé dans tout le informatique de la ville, paralysant boîtes mail et lignes téléphoniques. Pendant trois semaines, les employés municipaux ont dû renouer avec des pratiques oubliées: les salaires ont été payés par chèque et les amendes rédigées à la main.

Plus de cinquante villes américaines ont été visées par des attaques similaires au cours des deux dernières années

Potentiellement plus grave, le logiciel malveillant a perturbé les centrales d’appel d’urgence 911 et les stations de traitement des eaux.  Dans un message publié sur son site internet le 5 juin, la municipalité avait évoqué un “incident de sécurité informatique” et assuré que “des équipes internes et des consultants extérieurs cherchaient à résoudre le problème”.  La veille, elle avait débloqué un million de dollars pour acheter environ 400 nouveaux ordinateurs et d’autres équipements.

Les courriels, les services financiers et les stations d’eau ont été progressivement rétablis, mais certaines données restaient inaccessibles lundi. Le conseil municipal espère que le versement de la rançon permette de les récupérer, mais sans certitude.

Drone abattu par l’Iran : Washington émet des restrictions de vol aux compagnies américaines

Après qu’un drone américain a été abattu par l’Iran, qui assure avoir des preuves irréfutables que l’engin a violé son espace aérien, Washington a émis des interdictions de vol dans la zone.

Les États-Unis ont interdit jeudi soir les vols des compagnies aériennes américaines dans la zone où l’Iran a abattu un drone militaire américain, une frappe qualifiée d'”énorme erreur” par le président Donald Trump. 

Des interdictions pour des raisons de sécurité, selon Washington

Il est ainsi interdit le survol de l’espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du Golfe d’Oman “jusqu’à nouvel ordre”, a indiqué l’Administration aéronautique fédérale américaine. Ces restrictions sont justifiées par une “augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l’aviation civile américaine” accompagné d’un risque d'”erreur d’identification”, a ajouté la même source qui mentionne le drone militaire américain abattu par un missile sol-air iranien.

Une tension montée d’un cran

L’Iran a assuré jeudi avoir retrouvé, dans ses eaux territoriales, des débris d’un drone américain qu’il a abattu, un incident qui a encore fait monter la tension avec les États-Unis où Donald Trump a vivement réagi. “Notre pays n’acceptera pas cela, je peux vous le dire”, a lancé, menaçant, le président américain avant d’essayer de faire baisser la température en évoquant la piste d’une erreur du côté iranien faite par quelqu’un de “stupide”. “J’ai du mal à croire que cela était délibéré”, a-t-il affirmé depuis le Bureau ovale.

Où et quand a été abattu le drone ? 

Auparavant, Washington et Téhéran s’étaient livrés toute la journée à une guerre de communication sur la localisation exacte du drone de l’US Navy au moment de la frappe. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a assuré que des morceaux de l’appareil avaient été retrouvés dans les eaux territoriales iraniennes, “à l’endroit où il a été abattu”. Le drone “a été touché à 4h05 (01h35 mercredi à Paris) par 25°59’43” de latitude Nord et 57°02’25” (de longitude Est)”, a-t-il tweeté.

De son côté, le Pentagone a assuré qu’il se trouvait à 34 kilomètres des côtes iraniennes et n’avait “à aucun moment” violé l’espace aérien iranien. Le Pentagone a publié dans la soirée une carte de la trajectoire du drone, qui le montre dans les eaux internationales ou omanaises, mais jamais dans les eaux iraniennes. Le document présente également une photo d’un appareil en feu, à 01h39 (heure de Paris) à 25°57’42” de latitude Nord et 56°58’22” de longitude Est. Il y a notamment une différence de quatre minutes dans l’horaire donné par les deux pays.

Un incident dans une zone stratégique

Selon le commandement central des forces américaines, le drone a été abattu par un missile sol-air iranien au-dessus du détroit d’Ormuz. Ce détroit est un point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole, près duquel deux tankers ont été attaqués le 13 juin, environ un mois après des sabotages contre quatre navires à l’entrée du Golfe.

L’Iran dispose de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre des Affaires étrangères adjoint Abbas Araghchi a “protesté énergiquement” par téléphone auprès de l’ambassadeur de Suisse à Téhéran (qui représente les intérêts américains) après cet incident et lui a dit qu'”il y avait des preuves ‘irréfutables’ de ce que le drone avait violé l’espace aérien iranien”, indique le communiqué.

Géorgie : des milliers de manifestants tentent d’investir le Parlement

Des milliers de manifestants s’en sont pris au Parlement géorgien, jeudi. Ils protestaient contre la présence d’un Russe.

Des milliers de protestataires ont tenté d’investir le parlement jeudi à Tbilissi, furieux qu’un législateur russe s’adresse à l’assemblée géorgienne depuis le siège du président à l’occasion d’une rencontre internationale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Repoussés après avoir forcé un barrage

Près de 10.000 personnes, réclamant la démission du président du parlement géorgien, ont réussi à pénétrer dans la cour du bâtiment après avoir forcé un barrage de police anti-émeutes, selon la même source. La police les a ensuite refoulés, quelques-uns seulement essayant par la suite d’entrer dans le bâtiment.

Des dizaines de milliers de personnes s’étaient auparavant rassemblées dans le centre de la capitale géorgienne pour demander la démission du président de l’assemblée Irakli Kobakhidzé après qu’un parlementaire russe s’était exprimé depuis son propre siège à la tribune de la chambre.

“La Russie est un occupant”, accusent les manifestants

Le député communiste russe Sergueï Gavrilov s’exprimait au Parlement géorgien dans le cadre d’une rencontre annuelle de l’Assemblée interparlementaire sur l’orthodoxie, un forum de parlementaires de pays majoritairement chrétiens orthodoxes. La présence de parlementaires russes a suscité de vives protestations dans l’ex-république soviétique du Caucase, marquée par une intervention militaire russe et une brève guerre en 2008. Celle-ci a entériné la perte du contrôle de ses deux régions séparatistes prorusses d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, frontalières du territoire russe et sur lesquelles sont restées des troupes russes.

Un groupe de députés géorgiens d’opposition a demandé que la délégation russe quitte le Parlement de Tbilissi. Beaucoup de manifestants portaient des drapeaux de la Géorgie et de l’Union européenne, ainsi que des banderoles portant le slogan “La Russie est un occupant”.

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