Donald Trump repousse de deux semaines les expulsions de sans-papiers

Donald Trump a annoncé ce samedi 22 juin avoir reporté une vague d’arrestations de familles de sans-papiers, qui devait commencer ce dimanche dans une dizaine de grandes villes des États-Unis.

Donald Trump joue l’apaisement. Le président américain assure avoir reporté de deux semaines l’expulsion de familles d’immigrés illégaux pour voir si démocrates et républicains pouvaient parvenir à trouver une solution d’ici là. Sans accord bipartisan, le président américain prévient : les renvois des sans-papiers dans leur pays d’origine débuteront.

Trump avait promis en début de semaine que la police migratoire allait commencer à expulser les millions de clandestins installés aux États-Unis. Le lancement d’une opération de grande envergure prévue ce dimanche à l’aube a fuité dans la presse vendredi. Selon des sources anonymes, les autorités visaient quelque 2 000 familles qui ne se sont pas présentées à des audiences devant des tribunaux ou qui ont reçu des avis d’expulsion. Leur interpellation devait avoir lieu dans une dizaine de grandes villes.

Trump promet de nouvelles sanctions contre l’Iran pour lundi

Donald Trump annoncera lundi de nouvelles sanctions “majeures” contre l’Iran, a-t-il annoncé samedi, à la suite d’une série d’incidents dans le Golfe. 

Le président américain Donald Trump a promis pour lundi de nouvelles sanctions “majeures” contre l’Iran, lequel a menacé les Etats-Unis de conséquences dévastatrices pour leurs intérêts dans la région en cas d’attaque contre son territoire. “Nous mettons en place des sanctions supplémentaires majeures contre l’Iran lundi”, a tweeté le président américain. “L’Iran ne peut pas avoir d’armes nucléaires!”, a-t-il ajouté.

Selon l’accord international sur le nucléaire conclu en 2015, mais dont Washington s’est retiré en 2018, l’Iran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique. Peu avant, le locataire de la Maison Blanche, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, avait assuré que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur “meilleur ami”. 

Multiplication des incidents

“Quand le régime iranien décidera de renoncer à la violence et de répondre à notre diplomatie par la diplomatie, il sait comment nous joindre. D’ici-là, notre campagne d’isolement diplomatique et de pression économique contre le régime va s’intensifier”, a affirmé pour sa part le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

États-Unis et Iran ont beau répéter ne pas chercher la guerre, la tension n’a cessé de monter entre les deux pays et la multiplication des incidents dans le Golfe fait craindre un embrasement. Donald Trump a affirmé avoir renoncé à la dernière minute à donner son feu vert à des frappes contre l’Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran, qui avait abattu la veille un drone américain.

Cyberattaques

Selon le Washington Post et Yahoo! News, il a en revanche ordonné secrètement des cyberattaques contres des systèmes de défense iraniens et contre un réseau d’espionnage surveillant le passage des navires dans le détroit d’Ormuz. Le Pentagone s’est refusé à commenter ces informations.

De son côté, Téhéran a mis en garde les Américains. “Tirer une balle en direction de l’Iran mettra le feu aux intérêts de l’Amérique et de ses alliés” dans la région, a déclaré samedi à l’agence Tasnim le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l’état-major conjoint des forces armées iraniennes. L’Iran a par ailleurs annoncé dans la journée l’exécution pour “espionnage” d’un prestataire du ministère de la Défense accusé d’avoir collaboré avec l’Agence centrale du renseignement des Etats-Unis (CIA), selon l’agence de presse semi-officielle Isna.

La destruction du drone de l’US Navy par l’Iran a provoqué un nouvel accès de fièvre. Le président Trump a ainsi réaffirmé qu’il ne souhaitait pas la guerre avec l’Iran que si elle éclatait, elle provoquerait “un anéantissement comme on n’en a jamais vu avant”. Le général Shekarchi a, lui, menacé “l’Amérique et ses alliés” d’être intégralement “consumés” en cas d’attaque.

La Russie suspend les vols de compagnies géorgiennes vers son territoire

Cette décision intervient après des manifestations en Géorgie contre le pouvoir jugé pro-russe. 

La Russie a suspendu samedi les vols des compagnies géorgiennes vers son territoire à partir du 8 juillet, au lendemain d’un décret de Vladimir Poutine interdisant les trajets des avionneurs russes vers ce pays du Caucase.

Ces mesures interviennent après des manifestations contre le pouvoir jugé pro-russe à Tbilissi, la capitale de cette ex-république soviétique. Les protestations, qui ont rassemblé des milliers de personnes, avaient été déclenchées jeudi par le discours polémique d’un député russe au Parlement géorgien.

Samedi soir, ce mouvement est entré dans son troisième jour. La foule était toutefois moins dense : environ 3.000 personnes, selon un journaliste de l’AFP, ont défilé dans le centre de la capitale géorgienne, en entonnant pour certaines des chants hostiles à Vladimir Poutine. Elles demandaient la libération des manifestants arrêtés et la démission du ministre de l’Intérieur. Selon le Kremlin, l’interdiction des vols entre les deux pays vise à “protéger les ressortissants russes d’actes criminels”. Les autorités ont recommandé aux tours opérateurs de cesser leurs offres vers la Géorgie.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.