L’ancien joueur NBA fait cette révélation dans son autobiographie à paraître, intitulée « Darkness to Light ». À l’époque, il avait craint que sa consommation quotidienne de drogue soit détectée. 

L’ancien joueur NBA Lamar Odom a révélé dans son autobiographie à paraître qu’il avait triché en utilisant une prothèse de pénis lors d’un contrôle antidopage avant lesJeux olympiques 2004.

Dans son autobiographie intitulée Darkness to Light et dont des bonnes feuilles ont été publiées dimanche par le site internet du magazine People, Odom, 39 ans explique comment il a réussi à échapper à un contrôle antidopage positif alors qu’il fumait quotidiennement de la marijuana.

Les États-Unis avaient dû se contenter de la médaille de bronze

« La joie d’être retenu dans l’équipe des États-Unis pour les JO d’Athènes a vite viré à la peur, une fois que les gens du comité (olympique américain) m’ont annoncé qu’il fallait que je passe un test antidrogue avant d’être officiellement sélectionné », écrit Odom.
« Avec des amis, nous avons commencé à faire des recherches sur internet pour trouver un faux pénis et nous avons cherché des solutions pour tricher », poursuit-il.

Le jour du contrôle antidopage, il a utilisé la prothèse et un échantillon d’urine « propre », fourni par un ami, pendant que l’agent en charge des contrôles l’observait de loin. Grâce à ce subterfuge, Odom a été sélectionné pour les JO-2004 où les États-Unis ont dû se contenter de la médaille de bronze.

L’ancien joueur a toujours des problèmes d’addiction

Odom, qui a partagé la vie de la starlette de téléréalité Khloé Kardashian, revient dans son autobiographie sur sa consommation effrénée de drogue qui a culminé en octobre 2016 lorsqu’il avait été retrouvé dans le coma dans une maison close du Nevada.
L’ancien joueur des Los Angeles Lakers, qui a remporté deux titres NBA avec la célèbre équipe californienne, a reconnu qu’il avait toujours des problèmes d’addiction. « Je lutte toujours (…) mais il est hors de question pour moi de retomber dans cette noirceur, jamais plus cela n’arrivera », écrit-il.

L’ancien pilote de F1 Niki Lauda est mort à 70 ans

L’Autrichien qui avait survécu à un très grave accident de Formule 1 en 1976 est mort à 70 ans, près d’un an après une transplantation pulmonaire. 

Un homme dans un cockpit en flammes, mort paisiblement quelques décennies plus tard : Niki Lauda, disparu lundi à 70 ans, était une légende de la Formule 1 à jamais associée à son terrible accident de 1976.

« C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons que notre cher Niki s’est éteint paisiblement, lundi 20 mai 2019, entouré de sa famille », ont indiqué les proches de l’ancien pilote dans un courrier électronique cité par ces médias. Les gaz toxiques inhalés lors de son accident de 1976 ont affaibli son organisme. Après deux greffes de reins en 1997 et en 2005, il avait dû subir en août 2018 en extrême urgence une transplantation pulmonaire, après avoir contracté un virus lors d’un séjour à Ibiza.

Opéré à l’Hôpital général (AKH) de Vienne le lendemain de la date anniversaire de son crash, il s’en était difficilement remis. « C’est dur de revenir. Ça ne se compare pas à mes brûlures après l’accident du Nürburgring », confiait-il au journal suisse Blick. « Je suis brièvement mort. Mais j’ai ressuscité ».

Victime d’un spectaculaire accident de F1

Le 1er août 1976 donc, au volant de sa Ferrari sur le circuit du Nürburgring en Allemagne, sa Ferrari part brusquement dans le mur et s’enflamme. Il reste près d’une minute dans le cockpit, avant d’en être extrait par trois concurrents. Les images du terrible accident du champion du monde en titre ont choqué le monde entier. Mais Lauda est un battant, qui va revenir à la vie. Six semaines après avoir reçu l’extrême onction sur son lit d’hôpital, il prend à la stupéfaction générale le départ du Grand Prix d’Italie malgré sa souffrance, et de graves lésions au visage.

Cette saison-là, il lutte pour le titre jusqu’à la dernière course avec le Britannique James Hunt, finalement couronné. Cet affrontement épique, révélateur du caractère hors-norme de l’Autrichien, a été raconté en 2013 dans le film Rush, de l’Américain Ron Howard. En 1977, le rescapé remporte son deuxième titre de champion de monde avec Ferrari. Il arrête la compétition fin 1979, pour fonder Lauda Air. Mais il retrouve les circuits dès 1982, au volant d’une McLaren avec laquelle il conquiert en 1984 son ultime titre mondial.

Entre Formule 1 et aviation civile

Devenu président non exécutif de l’écurie Mercedes en 2012, l’homme à l’éternelle casquette publicitaire cachant à moitié ses cicatrices reste omniprésent sur les circuits, où il est apprécié pour son expertise et son franc-parler, déplorant notamment que se perde « l’aspect combat de gladiateurs » de son sport. Il était écouté, lui qui avait marqué l’histoire de son sport en se montrant méticuleux dans sa préparation et déterminé sur les circuits.

Son faux départ de la F1 en 1979 est lié à sa seconde passion : l’aviation civile. Pionnier du charter privé, il crée cette même année sa propre compagnie aérienne, qu’il cède avec profit à Austrian Airlines en 2002. C’est loin d’être le dernier looping de cet homme d’affaires avisé, par ailleurs pilote de ligne confirmé. En 2004, il créé la très profitable compagnie low-cost Niki, qu’il revend en 2011 à l’allemand Air Berlin.

Lauda, qui a parallèlement exploité une petite société de jets d’affaires, aura cependant connu le drame comme patron de compagnie. Le 26 mai 1991, le Boeing 767 assurant le vol Lauda Air Bangkok-Vienne s’écrase avec 223 personnes à bord en raison d’un défaillance technique structurelle. Il n’y a pas de survivant.

Né le 22 février 1949 dans une famille de la bourgeoisie d’affaires viennoise, Andreas Nikolaus Lauda, dit Niki, est père de quatre enfants issus de deux mariages différents. Il n’a pas vingt ans lorsque, sans en avertir ses parents, il dispute en 1968 sa première course automobile avec une Mini Cooper offerte par sa grand-mère.