Accusé de harcèlement sexuel, le sélectionneur de l’équipe féminine de football d’Équateur limogé

Le sélectionneur de l’équipe féminine de football d’Equateur, ainsi qu’un préparateur physique et un médecin, ont été limogés à la suite d’une plainte pour harcèlement sexuel, a annoncé lundi la fédération.

Le sélectionneur de l’équipe féminine de football de l’Equateur, et deux autres membres du staff technique de la sélection, accusés de harcèlement sexuel par une joueuse qui a déposé plainte, ont été limogés, a annoncé la Fédération équatorienne de football (FEF) lundi.

Un préparateur physique et un médecin mis en cause. La FEF a décidé qu’elle “cessera de compter sur les services des personnes impliquées” dans l’affaire, soit, selon le journal El Comercio, le sélectionneur Luis Pescarolo, également en charge des sélections des moins de 17, 18 et 20 ans, ainsi que d’un préparateur physique et d’un médecin, écrit-elle dans un communiqué. Selon le journal, les faits ont été commis entre mai 2018 et mars 2019 et comprennent l’envoi de messages provocateurs. Pescarolo a nié les faits auprès du même journal, qualifiant les accusations d'”insultes contre le corps technique”.

Sri Lanka : le bilan des victimes s’alourdit à 310 morts, 40 personnes arrêtées à ce stade

Le bilan des attentats qui ont frappé le Sri Lanka dimanche a été revu à la hausse mardi avec plus de 300 morts, dont un Français.

Le Sri Lanka continue de traquer lundi les responsables de la vague d’attentats suicides qui a fait au moins 310 morts dimanche, dans l’île d’Asie du Sud.  Les autorités ont imputés ces attaques meurtrières à un mouvement islamiste local. Alors qu’elles n’ont toujours pas été revendiquées, la présidence du pays de 21 millions d’habitants a déclaré l’état d’urgence à partir de lundi minuit au nom de la “sécurité publique”. Une journée entière de deuil national a également été décrétée pour la journée de mardi. 

Un bilan humain à la hausse, et une victime française

Le bilan des attentats dimanche au Sri Lanka s’est alourdi mardi à 310 morts après que plusieurs blessés ont succombé à leurs blessures, a annoncé la police locale. Le précédent bilan était de 290 morts, le nombre des blessés reste autour de 500.

Un Français figure parmi les victimes, ont annoncé lundi soir les autorités locales. Au moins 31 étrangers ont été identifiés comme tués, d’après le ministère des Affaires étrangères. Mais, de son côté, la police locale a établi à au moins 37 le bilan des tués étrangers, alors que le processus d’identification des victimes s’avère compliqué.

Parmi les nationalités étrangères touchées, l’Inde paie le tribut le plus lourd avec huit citoyens tués, suivie de la Grande-Bretagne avec six morts. La Chine, l’Arabie saoudite et la Turquie comptent deux victimes chacune, contre une pour la France, le Bangladesh, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal. Quatre victimes supplémentaires avaient la nationalité américaine et deux autres des passeports australiens et sri-lankais, selon la liste fournie par le Sri Lanka.

Un groupe islamiste local à l’origine des attaques ?

Les autorités ont interpellé à ce stade 40 personnes dans l’enquête sur ces attaques attribuées à un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ), a précisé le porte-parole de la police Ruwan Gunasekera. Le porte-parole du gouvernement a indiqué avoir toutefois “du mal à voir comment une petite organisation dans ce pays peut faire tout cela”. “Nous enquêtons sur une éventuelle aide étrangère et leurs autres liens, comment ils forment des kamikazes, comment ils ont produit ces bombes”, a-t-il ajouté. Le NJT avait fait il y a dix jours l’objet d’une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle le mouvement préparait des attentats contre des églises et l’ambassade d’Inde à Colombo.

Le NJT s’était fait connaître l’an passé en lien avec des actes de vandalisme contre des statues bouddhiques. Il avait aussi fait il y a dix jours l’objet d’une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle il préparait des attentats suicides contre des églises de la minorité chrétienne et l’ambassade d’Inde à Colombo. Les autorités sri-lankaises ont annoncé l’arrestation de 24 personnes et indiqué que le FBI américain les assistait dans leur enquête. Des agents d’Interpol doivent également arriver mardi dans le pays.

Etat d’urgence et deuil national

Trois minutes de silence ont été observées mardi matin au Sri Lanka en hommage aux victimes.Le gouvernement a décrété pour ce mardi une journée entière de deuil national. Les magasins vendant de l’alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévision devaient adapter leur programmation musicale. À l’église Saint-Antoine de Colombo, théâtre du premier attentat suicide dimanche matin, des dizaines de personnes ont prié en silence, des bougies à la main, certains retenant à grand peine leurs larmes. À l’issue des trois minutes de silence, la foule a entamé une prière à voix haute.

Par ailleurs, l’état d’urgence a été déclaré lundi à partir de minuit (heure locale), soit 20h30 à Paris. Les voyageurs en partance pour le Sri Lanka et les touristes sont également appelés à la prudence et au respect des couvre-feu imposés.

Journaliste tuée en Irlande du Nord : la Nouvelle IRA admet sa responsabilité

La jeune femme de 29 ans est décédée jeudi soir, tuée par balles lors d’affrontement à Londonderry, dans le nord du pays.

La Nouvelle IRA, groupe républicain dissident luttant pour la réunification de l’Irlande, a admis mardi sa responsabilité dans la mort de la journaliste Lyra McKee, tuée par balle lors d’affrontements à Londonderry, dans une déclaration au quotidienThe Irish News.

La Nouvelle IRA a présenté “ses sincères et entières excuses au partenaire, à la famille et aux amis de Lyra McKee pour sa mort”, jeune femme de 29 ans décédée jeudi soir, selon le site de Irish News, qui affirme avoir reçu une déclaration contenant un message codé de la part du groupe dissident. Cette jeune femme de 29 ans a été “tragiquement” tuée jeudi soir alors qu’elle se “tenait à côté des forces ennemies”, a justifié la Nouvelle IRA en évoquant des forces de l’ordre “lourdement armées”, qui auraient “provoqué les émeutes” précédant la mort par balle de la journaliste.

Les heures sombres de l’Irlande du Nord

Ce drame rappelle les heures sombres des “Troubles” qui ont déchiré la province britannique de l’Irlande du Nord pendant trois décennies. Opposant républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique, ces violences avaient fait quelque 3.500 morts avant de prendre fin grâce à l’accord du Vendredi saint de 1998. Cet accord avait imposé un retrait des forces britanniques et le désarmement de l’Armée républicaine irlandaise (IRA).

Mais des républicains dissidents, luttant pour la réunification de l’Irlande, y compris par la violence, restent actifs, comme la Nouvelle IRA, créée entre 2011 et 2012. Ce groupe avait revendiqué l’explosion en janvier d’une voiture piégée à Londonderry. Un attentat auquel a succédé la découverte de plusieurs paquets contenant des petits engins explosifs, retrouvés notamment dans des bâtiments des aéroports de Londres City et Heathrow. Des actes également revendiqués par la Nouvelle IRA.

“Pas en notre nom”

Après la mort de Lyra McKee jeudi soir, la police nord-irlandaise a affirmé avoir constaté un “changement radical” dans le quartier de Creggan, où ont eu lieu les affrontements et jusqu’ici réputé pour ses relations tendues avec les forces de l’ordre. Et sur l’emblématique mur du “Free Derry Corner”, symbole des revendications séparatistes, a été inscrit le message “Pas en notre nom. R.I.P. Lyra”, reflétant la colère des habitants et le rejet de cette forme de violence.

Les six principaux partis politiques d’Irlande du Nord – y compris les unionistes et les républicains incapables depuis plus de deux ans de se mettre d’accord pour former un gouvernement à Belfast – ont également publié une rare déclaration commune. “Le meurtre de Lyra, ont-ils écrit, constitue une attaque contre tous les membres de cette communauté, une attaque contre la paix et le processus démocratique”.

Des funérailles sous le signe d’Harry Potter

Les funérailles de la jeune femme doivent avoir lieu mercredi, à la cathédrale St-Anne de Belfast, d’après une publication Facebook de la partenaire de Lyra Mckee, Sara Canning. “Cela va être une célébration de sa vie”, a-t-elle écrit, avant d’appeler les invités qui le souhaitent à se vêtir “de T-shirts en lien avec Harry Potter”. “Je sais qu’elle aurait adoré ça”, a-t-elle affirmé.

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