Le seul sénateur noir du parti républicain américain, Tim Scott, a dénoncé vendredi les propos de son collègue parlementaire Steve King, qui avait défendu le suprématisme blanc.

Le seul sénateur républicain noir a lancé vendredi une vive attaque contre un autre parlementaire républicain, accusé de racisme après des propos défendant le suprématisme blanc.

« Nationaliste blanc, suprémaciste blanc, civilisation occidentale. Depuis quand ce langage est-il devenu offensant? », s’est interrogé cette semaine Steve King, élu de l’Iowa à la Chambre des représentants depuis 2003. « Pourquoi me suis-je assis dans des salles de classe où l’on m’a appris la valeur de notre histoire et de notre civilisation? », a-t-il poursuivi dans un entretien au New York Times.

Des propos « dangereux ». « Certains dans notre parti se demandant pourquoi les républicains sont constamment accusés de racisme, c’est à cause de notre silence quand des propos comme cela sont tenus », a répliqué son collège républicain Tim Scott, seul sénateur noir du parti conservateur.

Kevin McCarthy, le chef de la minorité républicaine à la Chambre, a également dénoncé les propos de Steve King. « Les propos de Steve sont dangereux, faux et n’ont aucune place dans notre société », a-t-il déclaré.

Cette polémique intervient alors que le parti républicain est actuellement secoué par une autre affaire de racisme. Une campagne menée par certains républicains dans le Texas pour écarter un responsable républicain musulman à cause de sa religion a échoué après que ce dernier eut été confirmé dans ses fonctions.

Jeudi soir, les membres du comité de direction de la branche locale du parti républicain ont voté (139 voix pour, 49 contre) pour confirmer Shahid Shafi, chirurgien de métier, à son poste de vice-président.

« Beaucoup de travail à faire ». Plusieurs voix conservatrices du comté de Tarrant, près de Dallas, s’étaient élevées pour dénoncer la présence de Shahid Shafi à un poste de responsable du parti, à cause de sa foi musulmane.

L’affaire avait eu une répercussion nationale, et des grandes figures républicaines du Texas, comme le sénateur Ted Cruz ou le gouverneur Greg Abbott, ont apporté leur soutien à Shahid Shafi.

« La liberté religieuse a gagné ce soir », a déclaré après le vote le président de la section républicaine du comté de Tarrant, cité par le Dallas Morning News. « Cette victoire est également un avertissement que nous avons beaucoup de travail à faire pour unifier notre parti », a-t-il ajouté.

-L’ex-militant italien Cesare Battisti arrêté en Bolivie
« Battisti est détenu ! La démocratie est plus forte que le terrorisme », a tweeté Antonio Bernardini, ambassadeur d’Italie au Brésil.

L’ex-militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, qui était en cavale depuis décembre, a été capturé en Bolivie, ont annoncé dimanche un conseiller du président brésilien et des médias brésiliens et italiens.

« Il sera probablement envoyé en Italie pour purger sa peine. » « Le terroriste italien Cesare Battisti a été arrêté en Bolivie cette nuit (de samedi à dimanche) et sera ramené d’ici peu au Brésil, d’où il sera probablement envoyé en Italie pour purger sa peine à perpétuité, en accord avec la décision de la justice italienne », a tweeté Filipe G. Martins, conseiller spécial du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro pour les affaires étrangères.

Les principaux médias brésiliens ont indiqué que Battisti a été intercepté dans la ville de Santa Cruz de la Sierra, en citant des sources de la police fédérale brésilienne.

« Battisti est détenu ! La démocratie est plus forte que le terrorisme », a tweeté de son côté Antonio Bernardini, ambassadeur d’Italie au Brésil. Le fils du nouveau président brésilien, le député Eduardo Bolsonaro, a quant à lui écrit sur le même réseau social, en italien avec une photo de Battisti : « Le Brésil n’est plus une terre de bandits. Matteo Salvini (ministre de l’Intérieur italien, ndlr), le ‘petit cadeau’ va arriver ».

Condamné à la perpétuité par contumace en 1993. L’ex-président brésilien Michel Temer avait signé mi-décembre l’acte d’extradition réclamé depuis des années par l’Italie, où il a été condamné par contumace en 1993 à la prison à perpétuité pour quatre homicides et complicité de meurtres dans les années 70.

Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, les Prolétaires armés pour le communisme, Battisti affirme être innocent de ces meurtres et a vécu exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de 15 ans en France.

Au terme d’un séjour en prison et d’un long processus judiciaire pour l’extrader, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2011) avait décidé en 2010 de ne pas livrer le fugitif à l’Italie.

Jair Bolsonaro, président d’extrême droite qui a pris ses fonctions le 1er janvier, avait, lui, réitéré en décembre son intention d’extrader l’ancien militant, affirmant sur Twitter que le gouvernement italien pouvait « compter » sur lui pour le renvoyer vers son pays d’origine.

-Une élue démocrate hawaïenne de 37 ans se lance dans la course à la présidentielle américaine
Tulsi Gabbard, une élue démocrate de 37 ans d’origine samoane, ancienne militaire, a annoncé vendredi son intention de se lancer dans la course à la présidentielle de 2020.

Ancienne militaire, critiquée pour avoir rencontré le dirigeant syrien Bachar Al-Assad en pleine guerre civile, l’élue démocrate hawaïenne du Congrès américain Tulsi Gabbard a annoncé vendredi, à seulement 37 ans, qu’elle se lançait dans la course à la présidentielle de 2020.

Première élue hindouiste à la Chambre des représentants. Entrée très jeune dans la politique locale à Hawaï, où elle aime surfer, Tulsi Gabbard fut la première américaine d’origine samoane et le premier parlementaire de confession hindouiste à entrer à la Chambre des représentants, où elle siège depuis 2013.

Si elle était élue à la Maison-Blanche, elle deviendrait le plus jeune président des Etats-Unis. « J’ai décidé de me lancer et je ferai une annonce formelle la semaine prochaine », a-t-elle déclaré sur CNN vendredi soir, dans un grand sourire.

« Beaucoup de raisons m’ont poussée à prendre cette décision », a-t-elle poursuivi avant d’énumérer le système de santé, la réforme du système judiciaire et la lutte contre le changement climatique. Avec une question « principale, celle de la guerre et de la paix ».

En janvier 2017, Tulsi Gabbard s’était rendue à Damas et Alep, en Syrie, pour, avait-elle expliqué, une mission d’observation afin d’aider à trouver une issue au conflit sanglant. Elle y avait rencontré le dirigeant Bachar Al-Assad lors d’une visite très critiquée aux États-Unis.

« Je n’avais au départ aucune intention de rencontrer Assad mais quand on me l’a proposée, j’ai estimé qu’il était important de le faire », s’était-elle justifiée à l’époque.

Volontaire en Irak en 2005. Elue à 21 ans à l’Assemblée de Hawaï, en 2002, elle s’était ensuite enrôlée dans la Garde nationale de Hawaï et avait quitté ses fonctions parlementaires pour se porter volontaire lors d’un déploiement d’un an en Irak, en 2005. En 2009, elle s’était de nouveau portée volontaire pour retourner au Proche-Orient. Tulsi Gabbard est toujours réserviste de la Garde nationale.

Les candidats s’annoncent très nombreux du côté démocrate pour tenter de déloger Donald Trump de la Maison-Blanche en 2020. Mais peu ont encore officialisé leurs ambitions. La progressiste Elizabeth Warren a été la première personnalité de poids à faire un grand pas en ce sens le 31 décembre, en annonçant qu’elle lançait un comité de soutien lui permettant de lever des fonds et prendre la mesure de ses chances.