La fille du président américain est pour l’instant conseillère à la Maison Blanche. Selon le « Financial Times », elle pourrait remplacer Jim Yonk Kim, qui a annoncé lundi sa démission surprise.

Les noms des potentiels remplaçants de Jim Yong Kim à la tête de la Banque mondiale commencent à circuler, et parmi eux figure celui de la fille du président Donald Trump, Ivanka Trump, actuelle conseillère à la Maison Blanche, affirme leFinancial Times vendredi.

Un poste traditionnellement confié à un Américain. Jim Yong Kim, 59 ans, qui a présidé la Banque mondiale pendant six ans, avait annoncé lundi sa démission surprise, effective le 1er février, pour rejoindre le fonds d’investissement Global Infrastructure Partners, spécialisé dans le financement des infrastructures.

Un Américain est habituellement nommé à la tête de la Banque mondiale tandis que la direction du Fonds monétaire international (FMI) est généralement confiée à un Européen, selon une règle non écrite. Mais ce partage des rôles est désormais fortement contesté par les pays émergents.

Ivanka Trump s’était directement impliquée en 2017 dans le lancement d’un fonds par la Banque mondiale pour favoriser la création d’entreprises par des femmes dans les pays en voie de développement. Cette initiative est baptisée « Women Entrepreneurs Finance Initiative » (We-Fi).

-Le Canada accorde l’asile à la jeune Saoudienne en fuite en Thaïlande
Rahaf Mohammed al-Qunun, bloquée en Thaïlande après avoir fui l’Arabie saoudite, s’est vue octroyer l’asile au Canada, et était en route pour Toronto vendredi soir.

Le Canada a décidé d’accorder l’asile à la jeune Saoudienne de 18 ans, en fuite en Thaïlande, a annoncé vendredi le Premier ministre du Canada Justin Trudeau, dont le pays est à couteaux tirés avec Riyad au sujet des droits humains. Rahaf Mohammed al-Qunun faisait déjà route vers Toronto vendredi quand le Premier ministre canadien en a fait l’annonce. « Nous lui avons accordé l’asile. Nous sommes ravis de le faire, car le Canada est un pays qui mesure à quel point il est important de défendre les droits de la personne et des femmes à travers le monde », a déclaré à la presse le Premier ministre.

Fuir les violences de sa famille. Cette annonce vient clore un drame qui durait depuis une semaine et que la jeune femme de 18 ans avait elle-même publicisé en créant à la hâte un compte Twitter. En voyage au Koweït avec sa famille, Rahaf Mohammed al-Qunun Rahaf avait décidé de fuir le week-end dernier à l’aéroport international de Bangkok, où elle avait été arrêtée.

Placée sous la protection du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU en Thaïlande après avoir médiatisé son cas via Twitter, Rahaf Mohammed al-Qunun affirmait vouloir fuir les abus psychologiques et physiques de sa famille et demander l’asile à plusieurs pays. Elle a aussi affirmé à l’ONG Human Rights Watch qu’elle souhaitait renoncer à l’islam, ce qui la met « sérieusement en danger », souligne l’ONG.

Mobilisation internationale. La Thaïlande avait dans un premier temps l’intention de la renvoyer dans son pays à la demande des autorités saoudiennes. Mais la jeune femme s’est barricadée dans une chambre d’hôtel de l’aéroport, postant sur Twitter une multitude de messages et de vidéos désespérés, et accédant immédiatement à la notoriété internationale.

A la suite d’une mobilisation en sa faveur, les autorités thaïlandaises, qui effectuent fréquemment des refoulements à la frontière (entre 50 et 100 par an), avaient renoncé à la renvoyer contre son gré et l’avaient laissée lundi quitter l’aéroport avec des représentants du HCR. La police thaïlandaise a précisé que le père et un frère de la jeune femme s’étaient rendus à Bangkok, mais qu’elle avait « refusé de les voir ».

Tensions entre Ottawa et Riyad. « La demande formelle (d’asile) a été transmise par l’ONU au Canada, nous respectons nos engagements envers l’ONU. Le pays d’origine (Arabie saoudite, ndlr) n’intervient pas dans le processus », a simplement indiqué un responsable gouvernemental canadien ayant requis l’anonymat.

La décision du Canada risque d’attiser les tensions entre Riyad et Ottawa. Riyad avait annoncé en août l’expulsion de l’ambassadeur du Canada, rappelé le sien et gelé tout nouveau commerce ou investissement, après la dénonciation par Ottawa de l’arrestation de militants saoudiens des droits humains, dont Samar Badaoui. L’Arabie saoudite est l’un des pays du monde les plus restrictifs pour les droits des femmes. Elles sont notamment soumises à la tutelle d’un homme qui exerce sur elle une autorité arbitraire.

-États-Unis : une enfant de 13 ans retrouvée trois mois après la mort de ses parents
Trois mois après le meurtre de ses parents, une adolescente a été retrouvée vivante jeudi soir dans le Wisconsin, non loin du domicile familial, après s’être échappée d’une maison où elle était détenue.

Une enfant de 13 ans, qui avait disparu la nuit même où ses parents avaient été abattus il y a trois mois dans une région rurale du nord de l’Amérique, a été retrouvée vivante jeudi soir, a annoncé la police. Ce fait divers sanglant et la mystérieuse disparition de la petite Jayme Closs ont choqué l’État du Wisconsin, dans la région des Grands lacs. L’affaire a eu une résonance nationale aux États-Unis.

Détenue dans une maison. Mais l’enfant a été retrouvée au nord de la bourgade où elle vivait, Barron, selon un communiqué publié sur le compte Facebook du shérif du comté, Chris Fitzgerald. Un suspect a été interpellé peu après, a indiqué le shérif. Selon le journal Star Tribune de Minneapolis, Jayme Closs est parvenue à s’enfuir d’une maison où elle était détenue dans une zone boisée près de la petite ville de Gordon. Sale, les cheveux emmêlés et chaussée de souliers trop grands, l’adolescente a été prise en charge par des voisins, qui ont alerté la police.

Un suspect interpellé. Le suspect arrêté, âgé de 21 ans, est détenu pour l’enlèvement de l’adolescente et le meurtre de ses parents, a précisé la police vendredi. Jake Thomas Patterson est soupçonné d’avoir « planifié » l’enlèvement de Jayme Closs, qui avait disparu le 15 octobre quand ses parents avaient été abattus dans leur maison, a déclaré le shérif de Barron, Chris Fitzgerald, lors d’une conférence de presse.

Le double homicide des parents Closs, un couple apparemment paisible qui travaillait dans une société locale d’élevage de volailles, avait plongé dans la perplexité les autorités du Wisconsin. En l’absence d’arme et de mobile évident, le mystère s’était épaissi avec la disparition durable de l’enfant, malgré des recherches menées jour et nuit et des battues rassemblant des milliers de bénévoles.