Japon : deux condamnés à mort exécutés à l’aube, 15 cette année

Jeudi, deux Japonais ont été pendus, portant à 15 le total des exécutions de l’année 2018 dans ce pays.
Deux condamnés à mort ont été pendus jeudi au Japon, portant à 15 le nombre d’exécutions cette année après celles en juillet de 13 ex-membres de la secte Aum responsable de l’attentat mortel au gaz sarin en 1995 dans le métro de Tokyo.

Double meurtre. Ont été conduits à la potence Keizo Kawamura, 60 ans, et Hiroya Suemori, 67 ans, qui, en 1988, ont mortellement étranglé le patron d’une société d’investissement pour le voler et un employé, avant de couler leurs corps dans du béton, a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre de la Justice, Takashi Yamashita. Leur sentence avait été confirmée en 2004.

Une peine “inévitable”, se défend le ministre de la Justice. “Je pense que la peine de mort est inévitable dans ce type de crime et je pense qu’il n’est pas approprié de l’abolir”, a insisté le ministre, réitérant des propos déjà tenus par plusieurs de ses prédécesseurs. Depuis le retour au pouvoir de Shinzo Abe en décembre 2012, 36 prisonniers ont été pendus au total. Le Japon est, avec les États-Unis, le seul pays riche à pratiquer la peine capitale.

Plus de 100 condamnés en attente de leur exécution. Plus de 100 condamnés à mort sont en attente d’exécution dans les prisons nippones, dont environ la moitié depuis plus de dix ans, alors même que la loi précise que les condamnés à la sentence capitale doivent être exécutés six mois après confirmation de leur peine. En réalité, ils passent des années dans l’antichambre de la mort.

“Plusieurs souffrent de handicaps mentaux”, déplore Amnesty. Les exécutions au Japon sont secrètes et les prisonniers ne sont généralement avertis que quelques heures auparavant, mais pas toujours. Leurs familles, leurs avocats et le public ne sont informés qu’après”, expliquait dans un récent rapport Amnesty International, qui proteste à chaque exécution. “Plusieurs détenus souffrant de handicaps mentaux et intellectuels ont également été exécutés ou restent dans le quartier des condamnés à mort”, dénonçait aussi l’organisation.

Les deux pendaisons de ce jeudi sont les premières depuis l’exécution en juillet des 13 membres condamnés à mort de la secte Aum qui, outre l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, avait perpétré d’autres crimes.
Cette série de pendaisons (sept le 6 juillet et six le 26 juillet) avait suscité la stupeur auprès des abolitionnistes, de par le nombre et aussi du fait qu’une partie des condamnés attendaient encore un jugement concernant une demande de révision de procès.

– Un homme arrêté pour avoir dessiné une croix gammée sur l’étoile de Trump à Hollywood
Dimanche dernier, José Ortega a été interpellé après avoir été surpris en train de dessiner une croix gammée sur l’étoile de Donald Trump du “Walk of Fame”.
Un homme a été arrêté pour avoir dessiné une croix gammée sur l’étoile de Donald Trump sur le “Walk of Fame”, le fameux trottoir qui rend hommage aux célébrités à Hollywood.

Surpris sur le fait. José Ortega, 29 ans, a été interpellé le 23 décembre après avoir été surpris par un passant en train de dessiner une croix gammée sur l’étoile de l’homme d’affaires sur le “Walk of Fame”, un trottoir carrelé d’une multitude d’étoiles aux noms des plus grandes stars du cinéma et de la télévision. Donald Trump avait décroché la sienne en 2007 pour son émission télévisée The Apprentice.

La croix rapidement effacée. Le passant a prévenu la police et suivi le suspect jusqu’à ce qu’il soit interpellé, a expliqué mercredi un responsable de la police de Los Angeles, Drake Madison. José Ortega a été accusé de vandalisme et la croix gammée a rapidement été effacée.

Une étoile déjà vandalisées par deux fois. La même étoile de Donald Trump avait déjà été vandalisée en juillet par un autre homme, qui s’était ensuite livré à la police et doit encore être jugé. Egalement accusé de vandalisme, un troisième homme a été condamné à trois ans de liberté conditionnelle, ainsi qu’à des travaux d’intérêt général et une amende de 4.000 dollars, pour avoir attaqué la même étoile en 2016, lorsque Donald Trump était encore candidat républicain à la présidentielle.

– Italie : le frère d’un repenti de la mafia exécuté en pleine rue
Mardi vers 18h30 locales, Marcello Bruzzese a été criblé de balles de calibre 9 mm par deux hommes aux visages dissimulés, qui se sont enfuis à pied.
Un Calabrais de 51 ans, frère d’un repenti de la mafia, a été exécuté en pleine rue le jour de Noël dans le centre historique de la tranquille ville portuaire italienne de Pesaro. Selon des sources policières et judiciaires citées mercredi par la presse, l’homme était placé sous protection de l’Etat depuis que son frère, un ex-membre de la ‘Ndrangheta (mafia calabraise), avait collaboré avec la justice italienne.

Tué dans l’habitacle de son véhicule. Mardi vers 18h30 locales, Marcello Bruzzese a été criblé de balles de calibre 9 mm par deux hommes aux visages dissimulés. Les tueurs, qui se sont enfuis à pied, ont attendu qu’il gare sa voiture sous le logement où il habitait depuis trois ans avec sa femme et ses deux enfants. Ils l’ont immédiatement tué dans l’habitacle de son véhicule.

La victime avait été grièvement blessé dans sa jeunesse en 1995, dans sa Calabre natale, au cours d’une embuscade qui avait coûté la vie à son père et à l’époux de sa sœur. Son frère Girolamo Bruzzese, dit “Mommo”, s’était livré à la police en 2003 après avoir tiré sur le puissant chef de clan calabrais Teodoro Crea dont il était un homme de confiance, détaille le journal Il Fatto Quotidiano.

Très probable règlement de compte. Teodoro Crea, originaire de la commune de Rizziconi et à la tête de l’un des clans les plus sanguinaires de la région du port de marchandises de Gioa Tauro, s’était remis de ses blessures. “Mommo” Bruzzese (dont le père avait déjà été le bras droit de Teodoro Crea) avait révélé à la justice des secrets du clan, notamment ses liens avec des entrepreneurs ou des hommes politiques locaux, ce qui avait conduit à des arrestations. Les enquêteurs devront encore confirmer l’hypothèse extrêmement probable d’un règlement de compte par des membres du crime organisé. Ils devront aussi déterminer comment les tueurs ont pu retrouver la trace de leur cible.

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