Les États-Unis échouent à faire condamner le Hamas à l’ONU

Les États-Unis ont échoué jeudi à faire condamner le Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU.
Les États-Unis ne sont pas parvenus jeudi à faire condamner le mouvement islamiste palestinien Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU, la résolution de l’ambassadrice américaine Nikki Haley ne recueillant pas la majorité nécessaire à son adoption.

57 contre, 33 pour. Au préalable, le Koweït avait, lors d’un vote de procédure gagné de seulement trois voix, obtenu qu’une règle d’une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de Nikki Haley. Le texte des États-Unis n’a recueilli que 87 voix, dont celles de l’Union européenne. Cinquante-sept pays ont voté contre et 33 se sont abstenus.

Une “gifle” à l’administration Trump, selon le Hamas. Le Hamas a qualifié ce rejet de “gifle” pour l’administration de Donald Trump. “L’échec de l’entreprise américaine aux Nations unies constitue une gifle pour l’administration des États-Unis et une confirmation de la légitimité de la résistance”, a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zahri, utilisant une formule faisant référence aux groupes armés hostiles à Israël.

– Trump devrait nommer la porte-parole de sa diplomatie ambassadrice aux Nations Unies
Le président Donald Trump devrait nommer la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, ambassadrice des États-Unis à l’ONU.
Donald Trump devrait nommer la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, ont indiqué jeudi plusieurs médias américains.

Cette ancienne journaliste de Fox News, chaîne de prédilection du locataire de la Maison Blanche, remplacerait Nikki Haley, celle-ci ayant annoncé son départ pour la fin de l’année. Cette nomination pourrait être annoncée vendredi, indique CNN, citant deux responsables sous couvert d’anonymat.

“Elle nous soutient depuis longtemps”. Le mois dernier, le président américain avait déclaré que la nomination de Mme Nauert était “sérieusement envisagée”. “Elle est excellente, elle est à nos côtés depuis longtemps, elle nous soutient depuis longtemps”, avait-il ajouté devant la presse. Diplômée de Columbia en journalisme, Heather Nauert, 48 ans, a fait ses armes à la télévision avant d’être nommée porte-parole de la diplomatie en 2017, sans expérience politique.

Nikki Haley avait annoncé sa décision surprise de quitter les Nations unies début octobre aux côtés du président américain à la Maison Blanche. A 46 ans, cette ex-gouverneure de la Caroline du Sud avait promis de faire campagne pour la réélection du président en 2020.

– Cannabis thérapeutique : le Luxembourg sélectionne un producteur canadien
Le géant canadien du cannabis Aurora a annoncé avoir été sélectionné par le gouvernement luxembourgeois pour exporter de l’herbe thérapeutique dans ce pays.
Le géant canadien du cannabis Aurora a annoncé jeudi avoir été sélectionné par le Luxembourg pour exporter de l’herbe, dans le cadre d’un programme deconsommation médicale. “A notre connaissance, Aurora est le premier producteur de cannabis médical sélectionné par le ministère de la Santé du Luxembourg”, a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

Vers la dépénalisation. Les députés luxembourgeois ont adopté en juin une loi autorisant l’usage du cannabis à des fins médicales dans un cadre très restrictif lié à des conditions de santé et de résidence. Le gouvernement libéral de ce petit pays de 600,000 habitants a annoncé lundi vouloir également dépénaliser la production et l’usage récréatif de cette plante.

Aurora Cannabis Inc. est l’un des plus gros acteurs sur le marché du cannabis canadien, en plein essor depuis que le pays en a autorisé la consommation récréativeen octobre.

International

Une haute responsable du géant chinois Huawei arrêtée au Canada, Pékin proteste
La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée au Canada. Elle est soupçonnée d’avoir violé les sanctions américaines contre l’Iran en exportant les produits de la firme depuis 2016.
La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée au Canada et fait maintenant face à une demande d’extradition des États-Unis, a annoncé mercredi le ministère canadien de la Justice, provoquant la colère de la Chine.

Des soupçons de violation des sanctions américaines contre l’Iran. “Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver. Les États-Unis réclament son extradition et une audition pour sa remise en liberté conditionnelle doit avoir lieu vendredi”, a indiqué un porte-parole du ministère canadien de la Justice, alors que circulent des informations de presse selon lesquelles Washington soupçonnerait Meng Wanzhou de violation des sanctions américaines contre l’Iran. “Puisqu’une interdiction de publication est en vigueur, nous ne pouvons pas fournir pour l’instant de plus amples détails”, a précisé ce porte-parole, Ian McLeod. “L’interdiction a été demandée par Meng Wanzhou”, a-t-il dit.

La Chine demande la remise en liberté de sa ressortissante. La Chine a immédiatement “protesté avec force” contre cette arrestation d’une citoyenne chinoise “n’ayant violé aucune loi américaine ni canadienne”, a-t-elle fait savoir dans un communiqué de son ambassade au Canada. Pékin a demandé à Ottawa “de corriger immédiatement cette faute et de restaurer la liberté” de Meng Wanzhou, et “prendra toutes les mesures pour résolument protéger les droits et les intérêts légitimes des citoyens chinois”, poursuit le communiqué.

Huawei assure n’avoir aucune connaissance de méfaits. Huawei a pour sa part déclaré n’avoir aucune connaissance de méfaits présumés de la part de sa directrice financière. “La compagnie a reçu très peu d’informations en ce qui concerne les accusations et n’est pas au courant d’un quelconque méfait de la part de Meng Wanzhou”, a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

Une enquête ouverte depuis avril ? En avril, le quotidienaméricain Wall Street Journalavait rapporté que la justice américaine avait ouvert une enquête pour établir si Meng Wanzhou avait enfreint les sanctions américaines contre l’Iran. Les autorités américaines soupçonneraient Huawei d’avoir exporté depuis 2016, au moins, des produits d’origine américaine vers l’Iran et d’autres pays visés par des sanctions américaines, en violation des lois des États-Unis.

Huawei, une menace pour la sécurité des États-Unis. Le gouvernement américain a demandé officiellement en début d’année à ses opérateurs télécoms de ne pas s’équiper de produits chinois. Plusieurs élus du Congrès à Washington voyaient notamment dans Huawei “une menace pour la sécurité des États-Unis”, invoquant des rapports du groupe “avec le Parti communiste chinois ainsi qu’avec les services de sécurité et de renseignement chinois”.

Meng Wanzhou est la fille de Ren Zhengfei, fondateur de Huawei en 1987, et ancien officier de l’Armée populaire de libération. La croissance explosive de l’équipementier en télécoms se heurte aussi désormais à l’écueil géopolitique, certains acteurs occidentaux ou asiatiques refusant de le laisser s’installer dans leurs réseaux 5G, qui ont un caractère stratégique.

– La justice française donne son feu vert à l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso
François Compaoré, arrêté en octobre 2017 à l’aéroport de Roissy, est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998.
La justice française a autorisé mercredi l’extradition de François Compaoré vers leBurkina Faso, où ce frère de l’ancien président déchu Blaise Compaoré est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998. La cour d’appel de Paris a donné son feu vert à cette extradition, à laquelle le parquet général s’était déclaré favorable.

La défense de François Compaoré a indiqué qu’elle allait former un pourvoi en cassation. Pour être effective, une extradition doit aussi faire l’objet d’un décret gouvernemental.

Il n’est pas inculpé dans son pays dans cette affaire. Âgé de 64 ans, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités de Ouagadougou. A ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays dans cette affaire.

Alors qu’il enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, Norbert Zongo et trois personnes qui l’accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule le 13 décembre 1998 à Sapouy (sud du Burkina Faso).
Dans l’immédiat, l’avocat du frère de Blaise Compaoré, Me Pierre-Olivier Sur, a insisté sur le fait que la chambre de l’instruction de la cour d’appel, dans son arrêt, lui donnait bon espoir de voir aboutir une autre procédure qu’il a engagée.

Une procédure engagée par la défense vise le doyen des juges d’instruction de Ouagadougou. En l’occurrence, il s’agit d’une plainte à Paris pour “faux et usage de faux criminel” visant le doyen des juges d’instruction de Ouagadougou. Ce dernier avait transmis des éléments à la justice française pour qu’elle puisse statuer sur la demande d’extradition, dont un témoignage oculaire ancien pour tenter de démontrer l’implication de François Compaoré dans les assassinats. “La cour est parfaitement en mesure de se rendre compte que la citation faite par le juge d’instruction du Burkina Faso dans sa note n’est pas correcte”, a énoncé Me Sur, lisant l’arrêt de la cour d’appel.

“Par ces mots, la chambre de l’instruction considère que les éléments matériels du faux en écriture criminel sont constitués. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’autre issue à ce dossier que de passer par la mise en examen du juge du Burkina Faso pour des faits criminels, en vue peut-être d’une audience d’assises. Ce n’est qu’à l’issue de cette procédure que la question de l’extradition et de son exécution se posera, c’est-à-dire pas avant 2020 ou 2021”, a-t-il anticipé.

– Les couples Trump, Obama et Clinton réunis lors des obsèques nationales de George H. W. Bush
Donald Trump et ses prédécesseurs démocrates ont assisté ensemble aux obsèques d’État du 41e président américain.
Le président américain Donald Trump a pris place mercredi aux côtés de ses trois prédécesseurs démocrates aux obsèques d’État de George H.W. Bush, offrant une rare image d’unité dans une Amérique divisée.

Hillary Clinton et Trump s’ignorent. Au premier rang dans la Cathédrale nationale de Washington, Donald et Melania Trump ont suivi la cérémonie aux côtés des trois ex-présidents démocrates, Barack Obama, Bill Clinton et Jimmy Carter, et de leurs épouses Michelle Obama, l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton et Rosalynn Carter.

Le président républicain a salué les Obama, assis juste à côté, mais pas les Clinton et Carter, assis plus loin. Hillary Clinton, son ex-adversaire à la présidentielle, n’a pas même échangé un regard avec lui.

George W. Bush salue un homme “généreux”. C’est en homme résolu mais humble et maniant l’autodérision que George H. W. Bush est apparu au travers des mots de ses proches. Dans un discours personnel conclu par des larmes, son fils George W. Bush, 43e président des États-Unis, a salué la mémoire d’un “grand président”, “un diplomate exceptionnellement talentueux”, un homme “généreux”.

Le Prince Charles, la chancelière allemande Angela Merkel, le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania, le président polonais Andrzej Duda accompagné de Lech Walesa, ainsi que plusieurs autres dignitaires étrangers faisaient partie des invités.

Trump multiplie les marques de respect. Donald Trump n’a pas pris la parole durant la cérémonie. Mais depuis le décès vendredi à 94 ans du 41e président américain, l’actuel occupant de la Maison Blanche multiplie les signes de respect. “Il ne s’agit pas de funérailles mais d’un journée de célébrations pour un grand homme qui a mené un longue vie exceptionnelle. Il va nous manquer!”, a tweeté Donald Trump avant la cérémonie.

George H.W. Bush, décédé au Texas, avait fait savoir qu’il n’avait pas voté pour Donald Trump en 2016. L’homme d’affaires avait eu des mots très durs contre George W. Bush et Jeb Bush, son autre fils éreinté par le magnat de l’immobilier lors de la primaire républicaine qui les avait opposés. Mais depuis la mort du patriarche Bush, le président américain a rompu avec son style abrasif. Donald Trump a ainsi tenu à prêter son avion présidentiel pour transporter le cercueil depuis le Texas jusqu’à Washington. Et si le président américain n’a pas assisté à la cérémonie solennelle au Capitole lundi, Donald et Melania Trump sont plus tard allés se recueillir, brièvement, devant le cercueil.

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