Un soldat américain condamné à 25 ans de prison pour collusion avec le groupe EI

Le sergent Ikaika Kang, 35 ans, avait prêté allégeance au groupe djihadiste et avait aussi projeté de commettre des actes terroristes.
Un soldat américain basé à Hawaï a été condamné mardi à 25 ans de prison pour avoir tenté d’aider le groupe État islamique (EI), auquel il avait prêté allégeance, a fait savoir le ministère de la Justice. Âgé de 35 ans, Ikaika Kang, qui avait conclu un accord de plaider-coupable, sera également placé pendant au moins 20 ans en liberté surveillée à sa sortie de prison.

Il a “trahi son pays”. “M. Kang a juré de défendre les États-Unis en tant que membre de notre armée, mais a trahi son pays en prêtant allégeance au groupe État islamique et en essayant de lui communiquer des documents”, a déclaré dans un communiqué John Demers, procureur adjoint à la sécurité nationale.

Des actes terroristes projetés. Selon les autorités américaines, le sergent Kang aurait commencé début 2016 à se rapprocher des idées de l’organisation djihadiste, dont il visionnait régulièrement en ligne les vidéos de propagande. Il a également confié aux procureurs avoir projeté de commettre des actes terroristes, à l’occasion du marché de Noël d’Honolulu ou contre sa propre caserne.

Contacté par des agents infiltrés du FBI. Le soldat, qui avait suivi un entraînement intensif au combat, avait transmis au cours de l’été 2017 des documents et de l’équipement militaire à des agents infiltrés du FBI se faisant passer pour des intermédiaires du groupe EI. Il avait été arrêté après avoir prêté allégeance à l’organisation terroriste lors d’une cérémonie menée par un agent infiltré de la police fédérale.

Problèmes mentaux ? Son avocat avait déclaré à des médias locaux, après son arrestation, qu’il pourrait souffrir de problèmes mentaux liés à ses missions en Irak (2010-2011) et en Afghanistan (2013-2014), “dont le gouvernement avait connaissance mais qu’il a négligé de traiter”. Deux anciens militaires américains ont également témoigné des problèmes psychologiques de Ikaika Kang, facilement influençable selon eux.

– Obsèques nationales pour George H. W. Bush, l’Amérique en deuil
Les obsèques nationales de l’ancien président George H. W. Bush se dérouleront mercredi à Washington en présence notamment de Donald Trump et de ses prédécesseurs.
Donald Trump et tous les ex-présidents américains encore en vie assisteront mercredi aux funérailles nationales de George H.W. Bush, salué, depuis son décès à 94 ans, comme une figure ayant su dépasser les lignes partisanes dans une Amérique qui se sent aujourd’hui divisée.

La cérémonie doit débuter à 11 heures (17 heures à Paris), en présence de Donald et Melania Trump et de la famille Bush, dont son fils, George W. Bush, 43ème président des États-Unis. Fait notable, Donald Trump ne devrait pas prendre la parole.

Un président rassembleur. “George H.W. Bush a mené une vie qui incarne ce que l’Amérique a vraiment d’extraordinaire”, a toutefois écrit le président américain, dans un message adressé lundi au Congrès. “Résolu pendant la guerre, le président Bush avait été magnanime en temps de paix”. Issu d’une riche famille de Nouvelle-Angleterre, George W. H. Bush dirigea son pays de 1989 à 1993 durant la fin de la Guerre froide et pendant la première Guerre du Golfe. Puis il fut nettement battu en 1992 par Bill Clinton.

Des invités prestigieux. Ce dernier sera présent avec son épouse, l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton, tout comme les deux autres ex-présidents démocrates Jimmy Carter et Barack Obama, avec les anciennes Premières dames, Rosalynn Carter et Michelle Obama.

Le Prince Charles, la chancelière allemande Angela Merkel, le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania, le président polonais Andrzej Duda accompagné de Lech Walesa, ainsi que plusieurs autres dignitaires étrangers sont également attendus dans la Cathédrale de Washington. La France sera représentée par Hubert Védrine, ex-ministre des Affaires étrangères.

Un moment de concorde politique ? En cette journée de deuil national, la plupart des administrations et Wall Street seront fermés. Les votes au Congrès ainsi que les débats à la Cour suprême ont notamment été repoussés. Une telle trêve est rare dans une actualité politique américaine tendue, où domine un ton acerbe. Mais l’heure semble bien être à plus de conciliation depuis le décès vendredi, au Texas, de l’ancien président républicain.

Depuis la mort du patriarche Bush, le président américain a rompu avec son style abrasif, apparemment décidé à lui rendre tous les honneurs. Donald Trump a ainsi tenu à prêter son avion présidentiel pour transporter le cercueil depuis le Texas jusqu’à Washington. Et il respecte fermement la ligne d’un discours respectueux.

Si le président américain n’a pas assisté à la cérémonie solennelle au Capitole lundi,Donald et Melania Trump sont plus tard allés se recueillir, brièvement, devant le cercueil. Puis le couple présidentiel a rencontré mardi la famille, logée à Blair House, résidence réservée aux hôtes de marque de la Maison-Blanche.

Un hommage public au Capitole. Des milliers d’anonymes défilent depuis lundi soir devant la dépouille du 41ème président américain au Capitole. C’est là que George H.W. Bush avait commencé sa carrière politique dans les années 1960. Fils de sénateur, il avait ensuite été diplomate en Chine puis chef de la CIA et vice-président de Ronald Reagan. Après son départ de la Maison-Blanche, il avait tissé de bonnes relations avec ses successeurs démocrates.

Retour au Texas pour être inhumé aux côtés de sa femme. La salle sera fermée au public mercredi au petit matin avant le transfert du cercueil à la Cathédrale de Washington. Puis ce sera le retour dans son Texas d’adoption. Après une dernière cérémonie à l’église épiscopalienne de St. Martin à Houston, il sera inhumé derrière la bibliothèque présidentielle George-Bush, aux côtés de Barbara, son épouse pendant 73 ans décédée en avril, et de Robin, leur fille morte d’une leucémie lorsqu’elle avait trois ans.

– Un député serbe en gilet jaune au parlement
Un député de l’opposition serbe a revêtu mardi au parlement un gilet jaune pour exprimer son “mécontentement en raison des prix de l’essence”.
Les “gilets jaunes” français font des émules en Serbie : un député de l’opposition en a revêtu un mardi au parlement pour protester contre les prix de l’essence dans son pays. “Nous voulons des prix normaux de l’essence, ou vous aurez des ‘gilets jaunes’ dans les rues de Belgrade et de Serbie”, a prévenu Bosko Obradovic, patron de la formation de droite nationaliste Dveri.

“Le pouvoir n’a pas voulu parler à ses citoyens”. Bosko Obradovic a relevé que le président français Emmanuel “Macron, grand ami” de son homologue serbe Aleksandar “Vucic, négociait avec les ‘gilets jaunes’, qui ont mis à feu la moitié de Paris, alors que le pouvoir (serbe) n’a pas voulu parler à ses citoyens qui avaient pacifiquement exprimé leur mécontentement en raison des prix de l’essence”. En juin dernier, la hausse du prix de l’essence en Serbie avait provoqué un bref mouvement de protestation dans plusieurs villes de Serbie, se traduisant par des blocages de route.

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