Fifagate : l’ex-patron du foot au Guatemala plaide coupable pour blanchiment d’argent et fraude bancaire

L’ancien président de la Fédération guatémaltèque de football, Rafael Salguero, a plaidé coupable des quatre chefs d’accusation dont il faisait l’objet aux États-Unis dans le cadre du scandale de corruption de la Fifa.
Rafael Salguero, ancien président de la Fédération guatémaltèque (FedefutGuate) et ex-membre du comité exécutif de la Fifa, a plaidé coupable dans le scandale de corruption de la Fifa, a-t-on appris mardi, et doit connaître sa peine jeudi à New York.

Salguero plaide coupable pour quatre chefs d’accusation. Il s’est avoué coupable des quatre chefs d’accusation (association de malfaiteurs, conspiration pour blanchiment d’argent, et deux charges de conspiration pour fraude bancaire) que lui reproche la justice américaine depuis 2015, et pour lesquels il se trouve aux arrêts domiciliaires aux États-Unis. Le Guatémaltèque de 72 ans risque une peine de 20 ans de prison pour chacun de ces délits, mais sa coopération pourrait réduire la sentence.

Rafael Salguero avait plaidé coupable le 27 octobre 2016 lors d’une audience à huis clos devant la juge Pamela Chen, en charge du Fifagate à la cour fédérale de Brooklyn. Mais la transcription des déclarations n’a été dévoilée que ce mardi après déclassification, même si certaines parties en ont été caviardées afin d’éviter de révéler certains noms de pays ou de personnes.

Une vaste affaire de corruption. L’ancien président de la FedefutGuate est l’une des 42 personnes mises en examen par la justice américaine, outre des entreprises de marketing sportif, pour un total de 92 délits et quelque 200 millions de dollars de pots-de-vin. Il s’agit essentiellement de Latino-Américains, mais aussi d’Américains comme Chuck Blazer, témoin-clé du FBI décédé en juillet 2017.

D’autres ont réussi à éviter leur extradition vers les États-Unis, comme l’ancien vice-président de la Fifa Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, ou le Brésilien Marco Polo Del Nero, toujours en liberté dans son pays même s’il a été exclu à vie de toute activité dans le football. Un autre guatémaltèque a été condamné à huit mois de prison en octobre 2017. Il est le premier condamné parmi la quarantaine de mis en cause.

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