“Fake news”: Facebook sommé de fournir des rapports mensuels à la Commission européenne

La Commission européenne présentera ce mercredi 5 décembre son plan d’action contre les “fake news”, ces fausses informations qui pullulent en ligne.
Dernière ligne droite avant les élections européennes. Pour endiguer la propagation des “fake news” – ou “infox”, selon la traduction consacrée -, la Commission européenne va travailler main dans la main avec les grandes plateformes Web. Facebook, Twitter et Google devront ainsi lui rendre des comptes de façon mensuelle, sous la forme d’un rapport, révèle Politico.

Cette coopération n’est que l’un des nombreux aspects du plan d’action contre les “fake news”, qui sera dévoilé ce 5 décembre par la Commission européenne. Il s’agira pour les réseaux sociaux et services Web les plus populaires de fournir un rapport par mois de janvier à mai, fait valoir une source auprès de Politico.

Les informations rapportées seront analysées par la Commission avant d’être publiées, le tout pour que les Européens soient en mesure de cerner de quelle manière des acteurs étrangers tentent, ou non, de peser sur le vote du 26 mai prochain.

Des acteurs étatiques scrutés à la loupe
A ce titre, la Russie, pointée du doigt pour avoir mené delarges campagnes de désinformation en ligne, notamment en amont de l’élection présidentielle américaine de 2016, fera l’objet d’une vigilance particulière. Les rapports des entreprises devront notamment comporter une analyse de la propagation des posts sponsorisés à teneur politique, en faveur de tel candidat ou de telle mouvance, ainsi qu’un compte-rendu sur le nombre de faux comptes ou de “bots” – des profils amenés à partager ou relayer des contenus automatiquement – observés.

“Le fait que la Commission européenne exige des rapports réguliers sur la désinformation est un bon signe”, estime Lukasz Olejnik, consultant indépendant en cybersécurité, contacté par BFM Tech. “Le sujet est néanmoins épineux et il faudra prendre garde à la façon dont seront annoncées les initiatives liées à ce problème. Pour dire les choses plus simplement, la Commission européenne devra accorder une vigilance particulière au fait de ne pas se montrer alarmiste à tort et de ne pas donner l’impression de dissimuler des choses. Si elle n’y parvient pas, cela ne fera qu’empirer la situation”.

En parallèle de ces rapports mensuels, le plan d’action de la Commission européenne devrait comprendre un projet de financement des organismes européens de lutte contre la désinformation, avance Politico, ainsi qu’un système d’alerte en cas de campagne soudaine et massive de “fake news” sur les réseaux. Un sujet que la Commission prend à bras-le-corps depuis novembre 2017.

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