Bébés génétiquement modifiés : le chercheur chinois dit faire une “pause” dans ses essais

He Jiankui a provoqué un tollé international en avançant avoir permis la naissance de jumelles dont l’ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida.
Le chercheur chinois qui affirme avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés au monde a annoncé mercredi une “pause” dans ses essais, en raison dutollé international soulevé par ses allégations. He Jiankui a réitéré mercredi cette affirmation lors du second Sommet international sur l’édition du génome à Hong Kong, en avançant avoir permis la naissance de jumelles dont l’ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida.

Huit couples volontaires. Il a expliqué lors d’une table ronde dans un amphithéâtre bondé que huit couples – tous composés d’un père séropositif et d’une mère séronégative – s’étaient portés volontaires. Mais que l’un d’eux s’était rétracté. “Je dois présenter mes excuses pour le fait que ce résultat ait fuité de façon inattendue”, a déclaré He Jiankui, en référence aux vidéos diffusées dimanche sur YouTube. “Une pause est observée dans les essais cliniques compte tenu de la situation actuelle”, a-t-il ajouté.

Climat électrique. D’après Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm qui assistait à la présentation, joint par Europe 1, le climat était “électrique” quand He Jiankui est entré dans l’auditorium. Devant plus de 200 journalistes et une assistance mal à l’aise, le chercheur chinois n’est finalement pas passé avec les autres chercheurs mais seul. Il a présenté ses recherches pendant une dizaine de minutes avant de répondre à quelques questions de façon évasive.

– Pyongyang veut empêcher une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les droits humains
Pyongyang a exhorté les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à empêcher une réunion réclamée par les États-Unis sur les droits de l’homme en Corée du Nord.
La Corée du Nord a exhorté les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à empêcher la tenue d’une réunion que les États-Unis veulent organiser sur le bilan de Pyongyang en matière de droits de l’homme, affirmant que cela irait à l’encontre des récents gestes d’apaisement.

“A contre-courant”. Kim Song, ambassadeur nord-coréen auprès de l’ONU, a exprimé “une profonde surprise et des regrets” à la perspective que le Conseil “puisse nager à contre-courant de la tendance actuelle” en tenant cette réunion sollicitée pour le 10 décembre, d’après un courrier adressé à l’instance onusienne. Si cette réunion devait se dérouler, ce serait la cinquième rencontre annuelle du Conseil consacrée aux droits de l’homme en Corée du Nord.

Chaque année depuis 2014, les États-Unis sont parvenus à obtenir les neuf votes nécessaires au sein du Conseil de sécurité pour la tenue de cette réunion, malgré l’opposition de la Chine. En effet, chaque fois, Pékin a réclamé un vote de procédure pour tenter de bloquer cette initiative en estimant qu’un tel sujet devait être abordé au Conseil des droits de l’homme de l’ONU basé à Genève et non au sein du Conseil de sécurité à New York.

L’ambassadeur nord-coréen a prévenu dans sa missive qu’une nouvelle réunion de ce genre “raviverait la confrontation au lieu d’encourager et de promouvoir les développements positifs en cours”. Il a également accusé les Etats-Unis de “comploter pour inviter” la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet à s’exprimer devant le Conseil pour rendre compte des infractions aux droits humains en Corée du Nord.

Un second sommet envisagé. Lors d’un sommet historique en juin à Singapour intervenu après plusieurs mois d’escalade belliqueuse entre eux, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ont engagé un dialogue visant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Un second sommet est envisagé en 2019 mais Pyongyang n’a effectué depuis juin que peu de gestes concrets vers l’abandon de ses programmes nucléaire et balistique.

Ces programmes ont suscité au fil des ans la mise en place par la communauté internationale de sanctions de plus en plus drastiques à l’encontre du régime communiste. Washington a prévenu qu’elles resteraient en place tant qu’ils n’auront pas été arrêtés. La Chine et la Russie plaident actuellement auprès du Conseil de sécurité pour un allègement de ces sanctions afin de favoriser les progrès dans les discussions sur la dénucléarisation.

– Le Sénégal souhaite la restitution de “toutes” ses œuvres
Le ministre sénégalais de la Culture a affirmé mardi que le Sénégal souhaitait la restitution par la France de “toutes les œuvres identifiées comme étant celles du Sénégal”.
Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a affirmé mardi que le Sénégal souhaitait la restitution par la France de “toutes les œuvres identifiées comme étant celles du Sénégal”, quelques jours après la publication d’un rapport sur le patrimoine africain commandé par le président Emmanuel Macron.

“Nous sommes disposés à trouver des solutions avec la France. Si nous avons 10.000 (pièces identifiées comme étant originaires du Sénégal, ndlr), nous souhaitons avoir les 10.000”, a déclaré Abdou Latif Coulibaly lors de la présentation à la presse du Musée des civilisations noires, qui sera inauguré à Dakar le 6 décembre. Emmanuel Macron doit prendre une décision après le dépôt le 23 novembre, à sa demande, du rapport de deux universitaires, Bénédicte Savoy du Collège de France. Ce rapport suggère notamment un changement radical de la loi française sur le patrimoine pour redonner à l’Afrique une partie de son patrimoine.

Un musée qui sera inauguré le 6 décembre. Les travaux du nouveau musée “avancent bien”. “Nous serons prêts le 6 décembre pour l’inauguration” par le président Macky Sall, a déclaré le directeur du Musée des civilisations noires (MCN), Hamady Bocoum, lors de la conférence de presse. “On dispose de tout ce qu’on veut” pour le lancement du MCN, des vestiges sur les premiers hominidés, apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années, aux créations artistiques actuelles, a dit Hamady Bocoum, citant notamment “l’outillage lithique” (en pierre) de ces hominidés, des collections de peintures et de sculptures. Des ministres et des professionnels de la Culture de plusieurs pays à travers le monde sont attendus pour l’occasion dans la capitale sénégalaise. “Le gouvernement du Sénégal est fier d’avoir réussi à mettre en place ce joyau”, s’est félicité Abdou Latif Coulibaly.

Un projet initié par Léopold Sédar Senghor. Le gigantesque bâtiment, situé dans le centre-ville de Dakar, est un don de 20 milliards de francs CFA (près de 30,5 millions d’euros) de la Chine, “qui l’a également équipé pour deux à trois milliards de Francs CFA” (3 à 4,5 millions d’euros), a-t-il ajouté. L’idée d’un MCN au Sénégal avait été lancée par le président-poète Léopold Sédar Senghor, premier chef d’État du Sénégal (1960-1980), lors du premier festival mondial des arts nègres organisé en 1966 au Sénégal, mais les travaux n’ont été lancés que sous la présidence d’Abdoulaye Wade (2000-2012).

“Une facette de chaque partie de l’Afrique”. L’architecture du nouveau musée, en face du Grand Théâtre National, est inspirée des cases rondes africaines, en particulier celles de Casamance, la région du sud du Sénégal, selon Hamady Bocoum. “C’est un projet panafricain. Il y aura une facette de chaque partie de l’Afrique”, a dit son directeur, Hamady Bocoum, chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et archéologue de formation. Pouvant accueillir 18.000 pièces sur une surface de 14.000 m2, il prévoit de mettre en exergue “la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique. La métallurgie du fer qui a été découverte en Afrique 2.500 ans avant Jésus Christ”, a souligné Hamady Bocoum, en regrettant toutefois que “d’initiateur, nous sommes devenus un désert” industriel. “Nous n’allons pas rester dans la contemplation. L’objectif de ce musée c’est surtout de se projeter” sur l’avenir”, a t-il ajouté.

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